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  • Biographie Amis de Jaurès à Toulouse

    BIOGRAPHIE JEAN JAURES - Socialiste, pacifiste et grand orateur, il fut l'un des principaux fondateurs du Parti socialiste français, s'opposa à la Première Guerre mondiale et fut assassiné. BIOGRAPHIE – CHRONOLOGIE DE JEAN JAURÈS (1859-1914) Les dates à retenir 1859 3 septembre - Naissance de Jean Jaurès à Castres. 1876 Jaurès obtient une bourse pour préparer à Paris l’Ecole normale supérieure 1878 Reçu premier à l’Ecole normale supérieure : il découvre pendant trois ans la vie politique parlementaire et républicaine. 1881 Reçu troisième à l’agrégation de philosophie et se fait nommer à Albi 1883 Obtient un poste à la faculté des lettres de Toulouse 1885 18 octobre - Elu député du Tarn, le premier sur la liste républicaine départementale 1886 29 juin - Mariage à Albi avec Louise Bois 1887 21 janvier - Premier article dans La Dépêche de Toulouse. Il y collaborera jusqu’en 1914. 22 septembre - Candidat aux législatives dans la circonscription de Castres, il est battu et retrouve son poste à la faculté de lettres de Toulouse. 1890 Juillet - Elu conseiller municipal de Toulouse. Nommé adjoint à l’instruction publique 1891 Eté - Ayant achevé ses deux thèses, il rédige un texte de 130 pages sur «La Question sociale». 1892 Mars - Soutient ses deux thèses et devient docteur en philosophie. 1893 Elu le 22 janvier, député de Carmaux (Tarn), sur la lancée de la grève des mineurs, avec l’étiquette républicain socialiste et en acceptant le programme des guesdistes, il est réélu le 20 août aux élections générales qui marquent l’entrée de 41 socialistes à la Chambre. Devient un collaborateur régulier de La Petite République, journal socialiste et commence, pour cinq ans, une rubrique de critique littéraire (qu’il signe «Le Liseur») à La Dépêche 1895 7 mars - A l’occasion d’un débat sur le budget de l’armée, Jaurès s’exprime sur la nature guerrière du capitalisme : « Votre société violente et chaotique porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage. » 1896 Juillet - Création de la Verrerie ouvrière d’Albi. Il participe, pour la première fois, à un congrès de l’internationale socialiste (Londres ) ; il défend les positions socialistes 1897 Février/mars - Début de l’Affaire Dreyfus. Juillet - Discours sur les massacres d’Arménie Discours sur l’agriculture et les paysans 1898 22 janvier - Se déclare convaincu de l’innocence du Capitaine Dreyfus. 12 février - Dépose au procès Zola. 8 mai - Législatives : battu à Carmaux par le marquis de Solages, refuse, au deuxième tour, une circonscription sûre à Paris. Juin - Commence la rédaction de L’Histoire socialiste de la Révolution Française. 7 Juin - Meeting pour l’unité socialiste au Tivoli Vaux-Hall : échec. Août/septembre - Les Preuves (de l’innocence de Dreyfus) paraissent dans La Petite République 1899 22 juin - Constitution du gouvernement Waldeck-Rousseau de «défense républicaine». Jaurès approuve le socialiste Millerand d’y entrer. 3-8 décembre - Congrès socialiste de Japy. Echec de l’unité 1901 Mai - Constitution du Parti socialiste de France (Guesde et Vaillant), fin des espoirs d’unité. Juillet - Première communion de sa fille Madeleine : elle est utilisée contre lui. 1902 Mars - Constitution autour de Jaurès du Parti socialiste français. 27 avril - Jaurès est réélu à Carmaux ; il en restera le député jusqu’à sa mort. 1903 13 janvier - Est élu vice-président de la Chambre et anime la Délégation des Gauches pour le soutien du « Bloc ». Juillet - Prononce à Albi le célèbre « Discours à la jeunesse ». 1904 Janvier - Est battu par un radical, Paul Doumer, à la vice-présidence de la Chambre. 18 avril - Premier numéro de L’Humanité. Août - Congrès de l’internationale socialiste à Amsterdam : Jaurès accepte de renoncer à la participation ministérielle pour réaliser l’unité des socialistes. 1905 Mars - Ouverture de la première grave crise franco-allemande au Maroc. Jaurès s’oppose à la colonisation française. 23-26 avril - Les socialistes réalisent leur unité au congrès du Globe : naissance de la SFIO. Septembre - Début de l’alliance avec Vaillant. Octobre - Début de la collaboration à la Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur. Décembre - Vote de la loi de séparation des églises et de l’Etat, en partie son oeuvre. 1906 Jaurès se représente aux élections législatives. Sa « profession de foi » : « Vers la République sociale ». Il est réélu. 1907 Janvier - Article dans La Dépêche sur « Les suffragettes » et les droits des femmes. Juin - Jaurès intervient pour défendre les viticulteurs du Midi en révolte. Août - Au congrès SFIO de Nancy, puis au congrès de l’internationale à Stuttgart, il se bat pour imposer la priorité à la lutte contre la guerre et appelle, dans ce but, à la grève ouvrière. 1908 Octobre - Congrès de la SFIO à Toulouse : l’unité est renforcée, Jaurès devient leader Novembre - Discours de Jaurès contre la peine de mort 1909 22 juin - Mariage de sa fille, Madeleine. 14 octobre - Manifestation contre l’assassinat de Francesco Ferrer. 1910 Février - Discours au Congrès de la SFIO à Nîmes sur les retraites. Mars - Vote pour la loi sur les retraites ouvrières, critiquée par la CGT et par la moitié du groupe parlementaire socialiste. Octobre - Discours à la Chambre sur la question de l’enseignement et de la laïcité : l’éducation, un acte de foi en l’autonomie et en la raison. . 1911 Février - Dans l’Humanité du 19 février, Jaurès défend les services publics et propose une forte synthèse sur « services publics et classe ouvrière ». Avril - Publication de L’Armée nouvelle. Juillet / octobre - Tournée de conférences en Amérique latine. 1912 Juin - Dénonce le traité de protectorat sur le Maroc. 24/25 novembre - Domine le congrès extraordinaire de l’Internationale socialiste à Bâle. 1913 Mars/juin - Campagne de masse contre la « loi de trois ans » de service militaire au lieu de 2 ans. 13 mai - Jaurès rassemble à Berne des parlementaires allemands et français. 25 mai - Meeting du Pré-Saint-Gervais contre la « loi de trois ans ». Elle est votée en juillet. 1914 Avril/mai - Les élections législatives envoient pour la première fois 103 députés socialistes à la Chambre. 25 juin - Assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo. 14 juillet - Au Congrès SFIO de Paris, Jaurès fait adopter, pour empêcher l a guerre et soutenir la politique d’arbitrage, « la grève ouvrière simultanément et internationalement organisée ». 25 juillet - Discours de Vaise (près de Lyon). 29 juillet - Dernier discours au meeting qui suit la réunion du Bureau socialiste international à Bruxelles. 30 juillet - Article de Jaurès dans La Dépêche : « L’oscillation au bord de l’abîme ». 31 juillet - Dernier article de Jaurès, dans L’Humanité : Sang-froid nécessaire 31 juillet - Assassinat de Jaurès par Raoul Villain. 1919 29 mars - Acquittement de Raoul Villain 1920 30 Décembre - Eclatement du Parti socialiste au congrès de la SFIO à Tours 1924 23 novembre - Jaurès porté au Panthéon

  • Rejoindre l'Association Amis de Jaurès à Toulouse

    L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse organise toute l’année des conférences, des colloques, les célèbres Cafés Jaurès … L’association a été créée en 2012 par Jean-Jacques Rouch entouré d’universitaires et de citoyens toulousains. Elle rassemble plus de 300 adhérents et bénéficie de soutien de l’ensemble des collectivités territoriales sises à Toulouse. En 10 ans, elle a organisé plusieurs dizaines de conférences, cinq colloques et participé activement à la vie culturelle toulousaine. Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse Une association dynamique ouverte à l’actualité et à l’avenir. L’association a été créée en 2012 par le journaliste et écrivain Jean-Jacques Rouch (1950-2016) entouré d’universitaires et de citoyens toulousains. Elle rassemble plus de 300 adhérents et bénéficie de soutien de l’ensemble des collectivités territoriales sises à Toulouse. Elle entretient des relations permanentes avec la Société d’Etudes Jaurésiennes présidée par Gilles Candar, et les autres associations jaurésiennes , notamment celles du Tarn dont Jaurès était originaire et dont il fut député entre 1885 et 1914. En dix ans d’existence, elle a organisé plusieurs dizaines de conférences, cinq colloques et participé activement à la vie culturelle toulousaine. Trois éléments rappellent l’importance de Toulouse dans sa carrière brutalement interrompue par son assassinat à Paris le 31 juillet 1914 : -Grand intellectuel, normalien il fut professeur de philosophie à l’Université qui porte son nom depuis 2014. Il y rédigea ses thèses et y professa de nombreux cours publics . – Elu municipal, il fut l’adjoint aux affaires scolaires et universitaires du maire Camille Ournac, de 1890 à 1893. Ce mandat exécutif fut le seul qu’il eût jamais exercé. Il produisit une activité prodigieuse, inaugurant les Facultés de sciences et de médecine en 1891 avec le président de la République Sadi Carnot, puis la Faculté de Lettres en 1892, mais aussi plusieurs groupes scolaires. –Journaliste prestigieux, il collabora de manière permanente à La Dépêche puis au Midi socialiste fondé par Vincent Auriol et Albert Bedouce en 1908. Toulouse fut avant Carmaux une étape décisive de son engagement socialiste. Il arbitra la grève des tramways en 1891 et inaugura place Saint-Sernin la Bourse du Travail en 1892. Et c’est au congrès SFIO de Toulouse qu’il devint en 1908 le leader incontesté du socialisme français. Fidèles à sa mémoire, nous participons aux cérémonies du souvenir qui se déroulent régulièrement depuis un siècle devant son modeste monument du square du Capitole. Mais nous voulons surtout éclairer l’actualité et préparer l’avenir en évoquant les principes qui ont guidé son action. En premier lieu la défense de la paix, qu’il paya de sa vie. Il fut à ce titre un grand Européen, soucieux de forger les instruments politiques d’un monde pacifié. Mais aussi la justice sociale, la laïcité, la recherche de la vérité, le droit des femmes, et la construction d’une société fraternelle respectant les cultures minoritaires . L’association ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont il fut le témoin et l’acteur. Elle aborde bien des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde. Elle est ouverte aux esprits curieux de toutes les générations et de diverses opinions et œuvre pour le « vivre ensemble » et la citoyenneté universelle. Rémy Pech Président honoraire de l’Université Jean Jaurès Président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Pourquoi cette association ? Jean Jaurès, dont le rayonnement fut et reste universel, a vécu à Toulouse de manière permanente pendant plus de six ans , entre 1883 et 1893. Il intervint ensuite fréquemment dans la vie politique et culturelle toulousaine et demeure, en tant que journaliste, l’un des « éminents collaborateurs » du quotidien La Dépêche. Si vous souhaitez nous rejoindre, en premier, remplissez le bulletin d’adhésion ci-dessous de notre association, soit en téléchargeant le bulletin PDF à remplir chez vous, soit en remplissant le modèle numérique ci-dessous : Dans un deuxième temps expédiez votre chèque à l'association ou virez sur le compte indiqué ci-dessous le montant de votre cotisation. Coordonnées bancaires de l'association : IBAN : FR76 1027 8022 2300 0208 5670 129 BIC : CMCIFR2AXXX Adhésion 2026.pdf Formulaire numérique d'adhésion NOM* PRENOM* E-mail* mobile* Montant versé (minimum 10 € )* Commentaire : Adresse multiligne Pays/Région* Adresse* Ville* Code Postal* Souhaitez vous un CERFA OUI NON Envoyer Votre adhésion sera prise en compte à réception de ce bulletin et de votre cotisation par virement ou par chèque bancaire (uniquement). Coordonn ées bancaires : IBAN : FR76 1027 8022 2300 0208 5670 129 BIC : CMCIFR2AXXX Vous pouvez obtenir le Cerfa n° 11580 (attestation délivrée à l'adhérent permettant de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu) adressé par courriel. Les informations recueillies sont nécessaires pour votre adhésion. Elles font l’objet d’un traitement informatique et sont destinées au secrétariat de l’association. En application des articles 39 et suivants de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Si vous souhaitez exercer ce droit et obtenir communication des informations vous concernant, veuillez-vous adresser à : « Association Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse » 8, rue Saint-Henri – 31000 Toulouse Courriel : aajjt@orange.fr Une association dynamique ouverte à l’actualité et à l’avenir « Association Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse » 8, rue Saint Henri 31000 Toulouse aajjt@orange.fr Prénom Nom de famille E-mail Message Merci pour votre envoi ! Envoyer

  • 9 - L'école Jean Jaurès | Ades

    9 - 21, Avenue Frizac. École Jean Jaurès Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Le groupe scolaire est construit en briques apparentes, avec, en façade, des jeux de briques animant les élévations. Les grilles et portails en fer forgé sont de style Art déco. Comme il était de règle, l’école était aussi un foyer d’éducation populaire en hébergeant les sièges et activités d’amicales dévolues à l’animation artistique et théâtrale du quartier. Des classes supplémentaires ont été inaugurées en 1929 -école maternelle- et 1931 -école de filles-. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’école maternelle que le groupe scolaire du Busca fut baptisé École Jean Jaurès comme le rapporte le Bulletin municipal de Toulouse (Voir aussi Le Midi socialiste du 18 mars 1929) : « Enfin [le maire Etienne Billières] s’est demandé avec [le premier adjoint] Julien qui serait le parrain de ce groupe scolaire, et s’étant reporté à la vie d’un homme que nous connaissons bien et admirons comme un grand Français qui aimait à venir converser longuement avec sa mère qui l’adorait au Jardin des Plantes, et c’est le nom de Jean Jaurès que portera désormais le groupe du Busca, car cette grande figure qu’on évoquera dans l’école donnera aux maitres et maitresses l’encouragement nécessaire pour que les enfants deviennent plus tard des hommes libres, afin que la Paix universelle soit toujours conservée et que les horreurs de la guerre disparaissent. ». De fait, la première habitation de Jean Jaurès à Toulouse, en 1883, avec sa mère, était située à proximité immédiate, au 11 bis rue Frizac (aujourd’hui remplacée par un immeuble). Jaurès, marié, habita ensuite Place du Salengro, voir fiche n° 1 17 mars 1929 : inauguration de l'école du Busca TELECHARGER Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bourse du travail | AMISDEJAURESTOULOUSE

    12 - 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Du temps de Jaurès à mai 68, Toulouse, une ville ouvrière La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Les ouvriers anarchistes comme le tailleur Louis Tranier, le groupe anarchiste toulousain « Les Vengeurs », (1880-1900), les socialistes blanquistes, comme le typographe Charles de Fitte (1857-1892) avaient réclamé en vain aux maires républicains un local décent pour se regrouper. La municipalité radicale élue en 1888 et dirigée par le minotier (et génial caricaturiste) Camille Ournac, reçoit en 1890 un renfort de poids avec l'universitaire, actif journaliste, Jean Jaurès, nommé adjoint. Celui-ci, en marge de sa délégation aux affaires scolaires et universitaires noue des relations suivies avec un monde ouvrier en attente de reconnaissance. Il est même choisi pour arbitrer en 1891 une grève des tramways particulièrement violente. Les radicaux qui l'entourent acceptent alors d'appuyer sans réserve, mais non sans arrière-pensées électoralistes, la construction, en 1892, d'une Bourse du travail, inaugurée par le maire et ses adjoints Honoré Serres et Jean Jaurès. L'une des premières de France, elle accueille dès janvier 1893 le congrès national qui prépare la création de la CGT. L'efficacité de la Bourse de Toulouse pour le placement, l'assistance aux chômeurs, mais aussi l'éducation générale et technique donne une vive impulsion aux syndicats qui peuvent depuis leur siège soutenir des grèves concluantes. Des leaders de qualité, tel le gazier Marty-Rollan (1876-1936) émergent sur le plan national, et le soutien de la municipalité se renforce avec la prépondérance des socialistes, installés pour longtemps à partir de 1925. Les locaux se révèlent insuffisants. La municipalité Billières (1925-1935) décide de transformer le bâtiment, que l'architecte Jean Montariol dote d'une façade Arts déco dont la blancheur éclatante contraste avec les immeubles de brique attenants. La nouvelle citadelle ouvrière, réalisée par la coopérative ouvrière des Charpentiers Toulousains est décorée de ferronneries ouvragées et de médaillons mettant sobrement en scène les gestes du travail ouvrier dans leurs multiples variantes. La Bourse est inaugurée en juillet 1931. Toulouse accueille, en janvier 1936, la réunification d'une CGT déchirée depuis 1920, préludant ainsi à la victoire du Front populaire. La Bourse est un centre actif d'aide à l'Espagne républicaine dévastée par la guerre civile, puis prend en charge l'accueil des syndicalistes espagnols réfugiés. Elle arrive même à maintenir une activité syndicale notable sous le régime de Vichy et devient la plaque tournante de la résistance ouvrière autour de son secrétaire Julien Forgues (1888-1970). La proximité avec les facultés de Lettres et de Droit permet en 1968 de ménager des contacts entre un puissant mouvement gréviste et le bouillonnement utopiste des étudiants, évitant peut être à Toulouse, où les manifestations ont été mieux préparées, les graves incidents et l' incompréhension absolue qui, ailleurs et surtout à Paris, ont divisé le mouvement et entraîné son échec politique, passées d'importantes avancées sociales qu'on n'aurait garde d'oublier. La Bourse du Travail possède un buste de Jean Jaurès inauguré en 1922. Réalisé par le sculpteur G. Richard, dans l’atelier du céramiste de Launaguet François MOUDENC, ce buste fut inauguré le 18 mai 1924 (articles dans La Dépêche du Midi et Le Midi socialiste du 19 mai 1924), l’année de la panthéonisation de Jean Jaurès. Fiche transversale Jaurès le militant socialiste. TELECHARGER Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bibliographie de base | Ades

    Jean Jaurès bibliographie de base Vous trouverez ici une bibliographie de base, que l'on doit à Gilles Candar. Elle donne les ouvrages essentiels pour connaître Jean Jaurès. Trois massifs : - Rémy Pech et Rémy Cazals (éd.), Jaurès – L’intégrale des articles de 1887 à 1914 publié dans La Dépêche, Toulouse, Privat et La Dépêche du Midi, 2009. - Œuvres de Jean Jaurès, sous la responsabilité de la Société d’études jaurésiennes, 17 tomes dont 16 parus, Paris, Fayard, 2000-2023. - Jean Jaurès, Rallumer tous les soleils, textes réunis et présentés par Jean-Pierre Rioux, Paris, Omnibus, 2006. Sept anthologies : - Jean Jaurès, Discours et conférences, choix et introduction de Thomas Hirsch, Flammarion, « Champs », 2011. - Ainsi nous parle Jean Jaurès, textes présentés par Marion Fontaine, Fayard, « Pluriel », 2014. - Jean Jaurès, « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Anthologie d’un inconnu célèbre, choix, introduction et annotation de Jean-Numa Ducange, Paris, Le livre de poche, « La lettre et la plume », 2014. - Jean Jaurès, De l’éducation, édition établie par Catherine Moulin, Madeleine Rebérioux, Gilles Candar, Guy Dreux et Christian Laval, Paris, « Points », 2012 [Syllepse, 2005]. - Vincent Duclert, Jaurès. La République, Toulouse, Privat, 2015. - Jean Jaurès, Portraits littéraires et artistiques, textes choisis et présentés par Gilles Candar et Guy Dreux, Pin-Balma, Sables, 2021. - Jean Jaurès, La République laïque, textes choisis et présentés par Gilles Candar, Paris, CNRS éditions, Biblis, 2022. Six biographies : - Gilles Candar et Vincent Duclert, Jean Jaurès, Paris, Fayard, 2014. - Rémy Cazals, Jean Jaurès. Combats pour l’humanité, Portet-sur-Garonne, Éditions midi-pyrénéennes, 2017. - Carole Delga, avec marie-Luce Nemo, Jean Jaurès. Les convictions et le courag, Toulouse, Privat, 2022. - Jacqueline Lalouette, Jean Jaurès. Apôtre de la patrie humaine, Paris, Garnier, 2012, « Ils ont fait la France ». - Madeleine Rebérioux, Jaurès : la parole et l’acte, Paris, Gallimard, « Deécouvertes », 1991. - Jean-Pierre Rioux, Jean Jaurès, Paris, Perrin, rééd. « Tempus », 2005. Treize études et colloques : - Maurice Andrieu, Jean Jaurès Citoyen adoptif de Toulouse, Toulouse, Privat, 1987. - Jean-Jacques Becker (dir.), Jaurès, pacifique et pacifiste ?, Castres, CNMJJ, 2015. - Alain Boscus et Rémy Cazals (dir.), Sur les pas de Jaurès, Toulouse, Privat, 2004. - Vincent Duclert (dir.), Jaurès et l’affaire Dreyfus, histoire d’un engagement, Castres, CMJJ, 2022. - Vincent Duclert (dir.), Jaurès contemporain, Toulouse, Privat, 2018. - Jean-Michel Ducomte, Quand Jaurès administrait Toulouse, Toulouse, Privat, 2009. - Camille Grousselas, Jean Jaurès. Oser l’idéal, Nancy, Arbre bleu éditions, 2020. - Jacqueline Lalouette, Jean Jaurès. L’assassinat, la gloire, le souvenir, Paris, Perrin, 2014. - Jacqueline Lalouette (dir.), Jaurès et le procès Villain, Castres, CNMJJ, 2021. - Rémy Pech, Jaurès paysan, Toulouse, Privat, 2009. - Rémy Pech, Frédéric Cépède, Gilles Candar, Alain Bergounioux, Toulouse 1908 : le congrès pour l’unité socialiste, Portet-sur-Garonne, Éditions midi-pyrénéennes, 2022. - Rémy Pech et Gilles Candar (dir.), Jean Jaurès ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023. - Jean-Pierre Rioux (dir.), Jaurès, enfant de Castres, Castres, CNMJJ, 2011.

  • Les partenaires des Amis de Jaurès à Toulouse

    L’association ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont il fut le témoin et l’acteur. Elle aborde bien des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde, soutenue par les partenaires et collectivités de la région de Toulouse. Nos partenaires

  • Archives | Ades

    L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse organise toute l’année des conférences, des colloques, les Cafés Jaurès. L’association a été créée en 2012 par Jean-Jacques Rouch entouré d’universitaires et de citoyens toulousains. Elle rassemble plus de 300 adhérents et bénéficie de soutien de l’ensemble des collectivités territoriales. En 10 ans d’existence, elle a organisé plusieurs dizaines de conférences, cinq colloques et participé activement à la vie culturelle toulousaine. NOS ARCHIVES Martine Labry et Jean-Claude Billiet, agrégés de l'Université « La voix et le cri » Mise en scène à partir d'écrits choisis ou inspirés de Jean Jaurès mardi 14 avril 2026 Espace Diversités Laïcité 38 rue du d’Aubuisson 31000 Toulouse Il s’agissait d’une immersion vivante dans la pensée, la parole et l’action de Jean Jaurès. À travers une sélection de ses discours, de ses interventions à l’Assemblée nationale et d’éléments de sa correspondance personnelle, se dessine le portrait d’un homme profondément engagé pour la justice, la paix et l’émancipation humaine. La scène devient un espace de résonance où ses mots, toujours d’une étonnante actualité, retrouvent leur force et leur souffle. Plus qu’un hommage, cette création invitait à redécouvrir une voix essentielle, à questionner notre présent et à raviver l’idéal d’un monde plus juste et solidaire. Une rencontre vibrante avec une parole qui continue d’éclairer notre époque. Patrick TROUCHE Jean Jaurès député de CarmauxCarmaux mardi 20 mai 2025 Patrick Trouche Jean Jaurès député de Carmaux et de la IIe circonscription Autoédition Novembre 2024, 15,00€. Dans la IIe circonscription d’Albi dans le Tarn, à dominante rurale, Carmaux, c’est aussi La Société des mines, avec plus de 2 000 salariés ; la Société des Verreries de Carmaux… La rencontre Jaurès Carmaux ne peut qu’être passionnante ! Elle débute avec sa toute première campagne électorale, pour l’élection législative de 1885, dont il sort vainqueur, plus jeune député de France.La campagne mouvementée de 1889 (Jaurès est molesté) le voit battu à Castres par le camp conservateur.Mais Jaurès va, en décembre 1892, se faire désigner comme candidat officiel du comité républicain socialiste représenté par les élus ouvriers mineurs, les verriers mais aussi les paysans de la circonscription du Ségala tarnais. Il est élu à deux reprises en 1893.L’acharnement de ses ennemis entrainera une nouvelle défaite en 1898. Il fait les frais de l’épopée de la Verrerie ouvrière, dont l’implantation à Albi est habilement utilisée par ses adversaires auprès des carmausins frustrés.Son retour en 1902 est définitif : il est réélu en 1906, 1910 et 1914.Le 31 juillet 1914, la nouvelle de l’assassinat de Jaurès provoqua une émotion intense, en particulier dans le monde ouvrier. La ville ne s’en consola pas, comme en témoignent les célébrations et monuments qui s’y succédèrent. Frédéric Potier Jaurès en duel, Paris, Le bord de l’eau et Fondation Jean Jaurès, Mardi 6 mai 2025 Le 4 décembre 1904, sous la grande verrière de la gare d’Orsay, les cheminots se retournent au passage d’un homme : Jean Jaurès. Le député du Tarn monte dans le Sud-Express à destination de Saint-Sébastien en Espagne. Que va-t-il y faire ? Jean Jaurès, le pacifiste lettré et esthète, le grand humaniste, va se battre en duel au pistolet le lendemain.Son adversaire s’appelle Paul Déroulède. C’est une figure de la droite nationaliste. L’affrontement, le 6 décembre 1904 à Hendaye, ne voit pas seulement s’affronter deux hommes, mais deux visions de la France. Mais comment expliquer que Jaurès ait provoqué ce duel, en contradiction non seulement avec la légalité, mais aussi avec ses convictions humanistes, qui quelques années plus tard le conduisirent à lutter avec éclat contre le maintien de la peine capitale ? C’est ce que nous dit Frédéric Potier, à partir d’un récit captivant de l’affaire, éclairée par une enquête minutieuse à travers articles de presse et dossiers administratifs. « Messieurs, êtes-vous prêts ? – Feu ! » Frédéric Potier, haut fonctionnaire, est aussi expert associé à a Fondation Jean Jaurès. Il est l’auteur de plusieurs essais portant sur la politique française, dont Pierre Mendès France, la foi démocratique. Robert Laffont, 2021 Marlène COULOMB Bavardes, les femmes ? Sexisme sur la voix publique Mardi 1er avril 2025 Bavardes, les femmes ? La croyance est fortement ancrée dans l’imaginaire collectif et alimentée par toute une tradition populaire. C’est pourtant une tout autre histoire que nous racontent les travaux scientifiques. Ils nous montrent que la parole des femmes a longtemps été une parole empêchée et que si elles sont aujourd’hui encouragées à parler, elles sont confrontées à de multiples obstacles qui peuvent les amener à préférer se taire. L’accès partagé à la parole publique, conçue comme un bien commun est au fondement de la citoyenneté et participe directement à la vitalité démocratique. Prendre conscience que les espaces de parole sont l’expression des rapports de pouvoir est la première étape permettant de conjurer la male-diction de la parole des femmes. Marlène Coulomb-Gully (LERASS) est professeure émérite à l’Université Jean Jaurès de Toulouse. Membre du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes -HCEfh- de 2013 à 2018, elle a rejoint en 2020 l’Observatoire de l’Égalité du Conseil supérieur de l’audiovisuel -CSA-. Ses travaux portent principalement sur la politique, le genre et les médias. Parmi ses publications, citons : Sexisme sur la voix publique – Femmes, éloquence et politique-, Éditions de l’Aube, 2022 ; Femmes en politique : en finir avec les seconds rôles, Paris, Belin – Collection Égales à Égal, 2016 ; 8 femmes sur un plateau – Télévision, journalisme et politique, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2016 ; Présidente : le grand défi – Femmes, politique et médias, Paris, Payot, 2012 Daniel-Antoine CHARBONNEL " Eugène BOIS, beau-père de Jean Jaurès et sous-préfet de la République " Mercredi 12 mars 2025 Avec la biographie de Jaurès portée par Jean-Numa Ducange lors du Café Jaurès du 15 février, nous avons mieux appréhendé la dimension internationale du personnage. Voici sa vie privée mise en avant, avec l’étude consacrée à son beau-père, Eugène Bois (1841-1899), que nous a présenté D.A Charbonnel, professeur d’histoire. Venu du Cantal pour s’installer à Albi comme négociant, il épouse Marie-Philippine Gisclard, Eugène Bois, issue d’une famille de notables ruraux, puis commence une carrière administrative comme sous-préfet. Sa fille épouse le jeune député Jaurès. Eugène Bois sera désormais au cœur des luttes politiques de l’époque. Mais dans leur maison de campagne à Bessoulet (Villefranche d’Albigeois), tout le monde se retrouve pour goûter les joies d’une vie de famille paisible. C’est là que Jaurès, à proximité de Carmaux, rédige au calme ses ouvrages ou articles, prépare son action et reçoit de nombreuses personnalités du monde politique. Le domaine de Bessoulet (montage d’une photo de 1910 et de l’état actuel): une maison de caractère où a vécu l’un des hommes politiques les plus importants du début du XXème siècle, le célèbre Jean Jaurès. Jean-Numa Ducange " Jean JAURÈS " Samedi 15 février 2025 Le «café » de l’’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a eu lieu en partenariat avec la librairie Ombres Blanches. Il a été animé par Rémy Pech et s'est déroulé dans les locaux de la librairie 3, rue Mirepoix. Nombre d'historiens se sont déjà emparés du parcours hors du commun de Jean Jaurès, mais Jean-Numa Ducange nous offre dans cette belle biographie un regard renouvelé sur le célèbre leader de la gauche. Il insiste notamment sur l'influence locale, nationale mais surtout internationale de Jean Jaurès : il suit les visites du tribun des plus petites villes du pays jusqu'aux échos et traductions de ses discours dans toute l'Europe - de Milan à Saint-Pétersbourg. Par ailleurs, pour reconstituer sa trajectoire, de nouvelles archives sont mobilisées : fonds privés inédits de dirigeants de l'époque récemment exhumés, bibliothèque personnelle de Jaurès, archives de la Préfecture de Police, mais aussi des fonds allemands et russes jamais exploités. On entrevoit alors un homme exceptionnel, un député sensible à la langue occitane de ses origines comme au concert diplomatique entre les nations, un orateur hors pair capable de parler aux paysans du Tarn comme aux militants aguerris, et enfin un lettré qui se fait tour à tour philosophe, historien et spécialiste des questions militaires. Voir un extrait vidéo du Café Jaurès Mardi 15 janvier 2025 Assemblée générale de l'Association des amis de Jean Jaurès Bourse du Travail, place Saint-Sernin Bernard Bessou Jean Jaurès, N’oublions pas ses combats. L’auteur a présenté en une vingtaine de minutes les résultats tangibles auxquels Jaurès a puissamment contribué (laïcité, retraites, impôt sur le revenu…) et les domaines où il fut précurseur (droit des femmes, abolition de la peine de mort, réforme de l’Armée, défense de la paix). - 18h30 Assemblée générale : Bilan des activités. Vote Rapport de gestion. Vote Présentation des projets 2025 Si besoin : points mis à l’ordre du jour - 19h30 Galette républicaine Mardi 10 décembre 2024 Un « café » pas comme les autres Comme Rémy Pech l’avait promis, les membres des Amis de Jean Jaurès à Toulouse ont été invités le 10 décembre dernier, à parcourir avec lui les rues du centre de Toulouse « sur les pas de Jean Jaurès », afin de conclure dignement l’année du centenaire de la panthéonisation. Ils découvraient ou redécouvraient avec Rémy Pech les lieux qu’il a arpentés ou marqués de son action, comme enseignant, comme journaliste, en militant du socialisme ou en tant qu’élu de la République. Cette déambulation était programmée le mardi 10 décembre, à 15 heures au square Charles de Gaulle, devant le monument Jaurès. Le parcours a duré environ deux heures. Il prenait fin devant le 38 rue Roquelaine (ancien siège du journal Le Midi socialiste et aujourd’hui "Samba résille") dont le mur s'orne désormais d’une superbe fresque, œuvre de l’artiste Rémi Tournier. L'ultime étape de la déambulation, rue Roquelaine, devant la fresque de Rémy Tournier inaugurée le 23 novembre. Place Salengro, devant l'immeuble où a habité Jaurès. Des auditeurs attentifs devant la façade de l'immeuble de la Dépêche, dont Jaurès fut un si éminent collaborateur. Mardi 22 O ctobre 2024 Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance , Rémy Cazals Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance , Rémy Cazals En communion avec Jaurès, enfants de Castres comme eux, ces deux enseignants, Jules et Marie-Louise Puech, ont illustré toute leur vie les domaines de pensée et d’action du grand tribun : affaire Dreyfus, laïcité, pacifisme. Par leurs recherches (sur Proudhon, sur Flora Tristan), par leur correspondance et leurs revues (La Paix par le Droit), par leurs actions de Résistants enfin, ce couple représente un exemple rare de fidélité et de pugnacité au service des valeurs de fraternité et d’humanité trop souvent bafouées. Il a mis en évidence les liens entre Jean Jaurès et le couple Puech en évoquant successivement - 1. Les relations directes : Castres, le collège, l’affaire Dreyfus, la guerre. - 2. La découverte des sources françaises du socialisme : Proudhon, les saint-simoniens, Flora Tristan. - 3. Le militantisme pacifiste et féministe : la revue La Paix par le Droit, la Société pour l’arbitrage entre les Nations, la SDN, le droit de vote des femmes. - 4. Des formes de Résistance sous l’Occupation : textes contre Vichy et les nazis, soutien matériel aux réfugiées, sauvetage de Juives, planque pour résistants. Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO ou Comment le comité international olympique (CIO) écrit sa propre histoire Patrick Clastres Jeudi 6 juin 2024 C’est à Paris, le 23 juin 1894, que le premier Congrès international des sportsmen adopte le principe du « rétablissement des jeux olympiques sous une forme moderne » à des fins de paix internationale. L’idée en revient à Pierre de Coubertin, un jeune baron français âgé de 31 ans, qui va, dans la foulée, constituer le premier Comité international des jeux olympiques. Sans statuts jusqu’en 1981, fondé sur le principe de la cooptation, le CIO a survécu à deux guerres mondiales, à la Guerre froide et à la globalisation économique. Ses jeux olympiques sont devenus le plus grand événement sportif de la planète. Les plus grandes marques mondiales, les médias les plus puissants, et même les États le courtisent. Comment expliquer une telle hégémonie ? Est-elle faite pour durer ? Comment interpréter ses revendications d’autonomie et de neutralité ? Le CIO saura-t-il résister à la poussée du modèle américain des ligues professionnelles, contenir les revendications des athlètes, pourra-t-il, enfin, survivre à la guerre sportive menée par la Russie contre les démocraties ? Ce sont ces questions que Patrick Clastres, historien du sport et de l’olympisme, a traitées dans son exposé. Patrick Clastres est professeur à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université de Lausanne. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire et la géopolitique du sport international. Retrouvez Patrick Clastres, dans notre rubrique « Autour de Jaurès », recevant la médaille de la Résistance au nom de son grand-père Litman Nadler, au musée de la Résistance à Toulouse, le 7 juin 2024 Présentatio n de la collection des Oeuvres de Jaurès, " Guerre à la guerre". Gilles Candar Mercredi 24 avril 2024 Au cours d'une séance organisée en partenariat avec l'Institut d'histoire sociale CGT, notre ami Gilles Candar, président de la Société d'Etudes jaurésiennes, a présenté le dernier volume (15) de la collection des Oeuvres de Jaurès," Guerre à la guerre". IL a évoqué la collection des 17 volumes dont il fut depuis vingt ans le maître d'œuvre après l'inoubliable Madeleine Rebérioux. Il évoqua tout d’abord les fondements de l'humanisme de Jaurès : Dans sa philosophie première : l’originalité de sa conception du monde et de Dieu par rapport à celle de Spinoza, l’anti-dogmatisme et le droit à la critique illimitée, une vision du socialisme singulière, Dans sa philosophie politique : la République, la laïcité, l’éducation - œuvre de libération -, les droits de l’Homme. Puis à partir des deux horizons de son humanisme, la justice et le cosmopolitisme, il se pencha sur l’universalisme de Jaurès marqué par le dialogue culturel, l’engagement pour la paix et la solidarité internationale. Jaurès a défendu l'idée d'égalité des droits pour tous les individus, contribué efficacement à établir le principe de la laïcité dans une République et une démocratie moderne. Parler d’un humanisme à propos de Jaurès c’est se rapporter à sa pensée métaphysique et à son action. Jaurès est-il bien une conscience humaniste pour aujourd’hui et demain, peut-être « inclassable » selon le mot de Madeleine Rebérioux ? C’est ce qu'a proposé de voir Camille Grousselas, Docteur ès lettres, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès. Enfin, il évoqua le lien que Jaurès faisait entre l’idéal socialiste et la maçonnerie et interrogea la pertinence de l’humanisme jaurésien face aux enjeux du XXIe siècle : la remise en question potentielle de l’humain (IA, nanotechnologies et biologie, transhumanisme). Sa conclusion montra que Jaurès était resté un philosophe dans l’action convaincu que l'amour de la justice, de l'égalité et de la solidarité était une force suffisamment puissante pour porter les individus à édifier une société meilleure tournée vers « le vaste monde ». Jean Jaurès un humanisme pour le XXI ème siècle ? « Il n’y a qu’une race, l’humanité » écrivait-il dans La Dépêche du 2 juin 1892. Camille Grousselas Mardi 12 mars 2024 1914-1918 Egrener ces jours. Un témoignage sur le devoir de mémoire et un recueil de poèmes en prose J.C. T HIRIET Mardi 13 février 2024 JC Thiriet a lu et commenté quelques textes extraits de Egrener ces jours. Cela a permis de rendre hommage aux «petits», pris dans l’engrenage de la guerre et sacrifiés souvent inutilement dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Egrener ces jours est à la fois un journal, un témoignage sur le devoir de mémoire et un recueil de poèmes en prose. Les textes qui le composent ont été écrits en 2018, à raison d’un par jour pour mieux suivre le rythme des deux premiers mois de Grande Guerre de son grand-oncle, Raymond Grizou, jeune vigneron des Corbières qui, après son service militaire chez les zouaves à Tunis, est rappelé dès la déclar ation de guerre de la France à l’Allemagne. Formé comme brancardier-infirmier à Perpignan, il part pour le front où il passera les quatre ans de guerre. Il sera plus tard maire de son village et le marquera de son empreinte. Un document passionnant inédit : une lettre de Jean Jaurès à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche Mardi 9 Janvier 2024 Un document passionnant inédit de Jaurès Alertée par Gilles Candar, l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a signalé aux Archives municipales de Toulouse la mise en vente d’une lettr e de Jean Jaurès, alors adjoint au maire de Toulouse, à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche, à propos d’un conflit social affectant la vie des Toulousains : la grève des tramways déclenchée en juin 1891. La grève contre le propriétaire de la compagnie des tramways, Firmin Pons, avait pris un tour dramatique avec l’abattage de quelques chevaux utilisés alors pour tracter les voitures. Le maire Camille Ournac avait confié à Jaurès une mission de médiation qu’il avait menée à bien mais les autorités judiciaires saisies par Pons avaient failli empêcher le compromis. Jaurès avait alors décidé de porter l’affaire dans le journal auquel il collaborait depuis 4 ans. Cette lettre est un document important pour l’histoire de la ville de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur à vocation publique. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivante avec son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Nous sommes heureux que la ville de Toulouse ait pu acquérir ce document, qui va rejoindre les collections des Archives municipales. Cette lettre est un document important pour l’histoire de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur d’intérêt public. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursu ivra au cours des années suivantes, comme en témoignent son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Ce document doit être mis en ligne prochainement sur le site des archives municipales. Document présenté à l'assemblée générale des Amis de Jaurès 2023 Pascal Dessaint : 1886, l’affaire Jules Watrin Mardi 19 Décembre 2023 En 1886, à Decazeville, dans l’Aveyron, un cadre de la Compagnie des mines est défenestré après avoir été malmené par les mineurs et la foule. Grève et procès s’ensuivent. Comment ne pas penser aux mineurs d’Anzin, dépeints par Zola, à ceux de Carmaux défendus par Jaurès … 25 novembre 2023 Toulouse, Conseil départemental de la Haute-Garonne Colloque Guerres et paix du 19 ème au 21 ème siècle Samedi 25 Novembre 2023 Organisé en partenariat par le Conseil départemental, le journal L’Humanité, et l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, le colloque a rencontré samedi 25 novembre un vif succès. Dans le salon République, dès le matin, se pressaient plus de 200 personnes pour suivre les communications des historiens, politologues et journalistes sur un sujet hélas en phase avec une tragique actualité mais intervenant au moment précis où la trêve en Palestine apportait une lueur d’espérance. Dans son exposé introductif, le président du Conseil départemental Sébastien Vincini plaça le colloque dans les perspectives de lutte contre les discriminations et les inégalités menée par l’Assemblée départementale, tout en soulignant l’exigence indispensable de fortifier les valeurs universelles et éminemment jaurésiennes de paix, fraternité et laïcité. Le colloque se déroula ensuite sous la présidence conjointe de Rémy Pech et de Gilles Candar, président national de la Société d’études jaurésiennes. En ce moment précis, où les institutions interétatiques multilatérales peinent à défendre la paix, en Ukraine comme au Proche-Orient ou au Sahel, cette journée de réflexion et de débat prévue de longue date trouve toute sa légitimité. Souvent présenté comme une fatalité, le déclenchement en 1914 de la Première guerre mondiale résultait certes de l’exacerbation des rivalités nées de la concurrence capitaliste et du heurt des impérialismes coloniaux, mais aussi de la passivité ou de l’agressivité d’opinions publiques travaillées par les nationalismes et les xénophobies. L’incapacité à mettre en place des institutions et des procédures d’arbitrage, les contradictions internes et l’impuissance de l’Internationale ouvrière ont alors réduit à néant les possibilités d’enrayer l’engrenage belliqueux. L’assassinat de Jean Jaurès le 31 juillet 1914 préluda à la grande tuerie. Mais la pensée féconde et l’action inlassable de l’apôtre de la paix au cours des années précédentes éclairent le contexte du processus tout en offrant de larges pistes de réflexion pour analyser la situation présente avec la lucidité nécessaire. Deux types d’intervention ont animé cette journée où communications et débats ont alterné : La matinée a été marquée par l’analyse de l’antagonisme « guerres et paix » au 19 ème et au début du 20 ème siècle et de ses prolongements aujourd’hui. L’après-midi a permis d’aborder l’expérience directe des conflits et les analyses politiques. La mise en débat des possibilités d’interrompre les guerres a mis au jour des positions différentes, toujours exprimées avec respect et sérénité. Est bien apparu le but commun, celui d’instaurer la « paix véritable » si ardemment souhaitée par Jean Jaurès. Les actes du colloque sont parus : Guerre et paix dans le monde du XIXème au XXIème siècle Rémy Pech, Gilles Candar, dir. Toulouse, Privat, septembre 2024, 183 p., 19,90 euros. Toulouse, manifestation devant le monument Jaurès Samedi 11 Novembre 2023 A l'occasion de la manifestation organisée par la Libre Pensée en faveur de la Paix devant le monument Jaurès, Jean-Louis Ducassé , au nom de l'Association des amis de Jean Jaurès à Toulouse, prononce une allocution en hommage à l'engagement de J. Jaurès en faveur de la Paix. " Rémy PECH, président de l’association des amis de Jean Jaurès à Toulouse, ne pouvait pas être présent ce jour, il le regrette, et m’a chargé de représenter l’association qui milite pour que l’esprit de Jean Jaurès, l’esprit du martyr de la Paix, vive parmi nous." Compte rendu de ce moment en cliquant ICI Rémy Cazals : Quatre de l’infanterie 1914-1918. Audois et Toulousains autour de Louis Barthas. Mardi 24 Octobre 2023 24 octobre 2023 L’exposé a présenté la biographie des quatre soldats (Louis Barthas, Léon Hudelle, Pierre Dantoine, François Guilhem), puis a expliqué en quoi ils ont eu pendant la guerre des comportements de L anguedociens. Pour finir, l’auteur mont re la complémentarité de leurs témoignages : carnet de Barthas, correspondance de Guilhem, articles de Hudelle et photos de sa collection, dessins de Dantoine. Rémy Pech, C. Corbobesse, B. Beaudouin : Histoire et architecture de la Bourse du travail de Toulouse Mardi 19 septembre 2023 Jean Jaurès est présent en 1892 à l’inauguration de ce bâtiment remarquable, remanié dans l’entre-deux-guerres par Jean Montariol, auquel on doit la façade art-déco. La bourse du travail est le haut lieu de l’activité syndicale, orientée vers l’insertion et la formation professionnelle. Le bibliothécaire de la Bourse du Travail, Carlos, présente des livres remarquables de la Bibliothèque, devant le meuble d’origine. Inauguration de la Bourse du travail de Toulouse, 1892. Sur l'estrade, au centre : Joseph Pradelle, qui en fut l'administrateur en même temps qu'un ardent syndicaliste. A sa droite, le maire radical de Toulouse, Camille Ournac. A sa gauche, Jean Jaurès, alors conseiller municipal à l'instruction publique. La Bourse du Travail de Toulouse dispense des cours de formation professionnelle, des consultations médicales, juridiques... Elle a un rayonnement national, dont témoigne la tenue du XIIème congrès des syndicats d'employés, en 1907. Inaugurée en 1892, la Bourse du Travail de Toulouse fut agrandie entre 1929 et 1931. L'architecte de la ville, Jean Montariol la dote d'une façade art-déco remarquable avec ses fenêtres hautes, ses ferronneries, et ses bas-reliefs présentant les métiers. Colloque Jean Jaurès, la paix et l’Europe Samedi 2 Septembre 2023 Télécharger le document La cinquième édition de ce colloque initié et soutenu par le Parti Communiste Français, l’Humanité, la Société d’Etudes jaurésiennes et l’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, a réuni les intervenants Rémy Cazals et Rémy Pech, tous deux historiens, professeurs émérites de l’université Toulouse-Jean Jaurès, tous deux passionnés d’histoire sociale, ouvrière, rurale ou industrielle, tous deux fins connaisseurs de la pensée de Jaurès, auteurs de nombreux ouvrages et articles le concernant, et conférenciers réguliers pour le compte de l’AAJJT. A leurs côtés, Christian Picquet, dirigeant national du PCF où il exerce la responsabilité du mouvement des idées, historien spécialiste du concept de République, auteur d’études historiques, et ancien journaliste. Vous pouvez retrouver le co mpte rendu de ce colloque en cliquant ICI Commémoration de l’assassinat de Jean Jaurès à Toulouse Lundi 31 juillet 2023 Suivant l’usage, l’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a été associée à l’hommage de la Mairie à Jean Jaurès, à l’occasion de la date anniversaire de son assassinat à Paris le 31 juillet 1914. Deux allocutions ont été prononcée s, celle de Monsieur le maire, représenté par Mme Marine Lefèbvre, conseillère municipale, et celle du président des Amis de Jean Jaurès, Rémy Pech, que l’on peut télécharger en cliquant sur le bouton ci-dessous : Le voyage annuel de l'Association a lieu en 2023 dans le Tarn sur les pas de Jaurès. Dimanche 11 juin 2023 Le 11 juin, une trentaine de membres se sont transportés en car dans le Ségala. Tout d'abord, Ils gravissent à pied le promontoire de la Chapelle de Las Planques, dominant la vallée du Viaur, sous la houlette de Max Assié, puis ils se rendent à Pampelonne, où venait volontiers Jean Jaurès, toujours reçu avec ferveur. Ils y sont accueillis par le maire et vice-président du Conseil général, Guy Malaterre. Ils découvrent alors à l'hôtel de ville l'étonnant espace Jean Jaurès, où figurent des documents, ouvrages, films peu connus, en partie issus de dons de familles de la région. Après un déjeuner très convivial, le groupe gagne Cagnac-les-Mines et le musée-mine, qui a récemment rouvert ses portes après 2 ans de travaux. C'est une visite passionnante, menée par Véronique Malfettes, qui captive les Amis de Jaurès pendant deux heures, leur faisant revivre la vie et les combats de ces mineurs, tant soutenus par Jean Jaurès. Ceux qui ont échappé au coup de grisou reprennent la route de Toulouse, où un orage phénoménal les a heureusement précédés. Richard MARIN Le retour de Lula à la présidence du Brésil sonne-t-il le glas du bolsonarisme ? Lundi 3 avril 2023 Richard Marin, éminent spécialiste de l’histoire du Brésil, nous a initié à la compréhension de cet enjeu capital pour la démocratie de ce pays et plus largement du monde que nous vivons. Nous rejoingnons ainsi la préoccupation constante de Jean Jaurès. Le retour de Lula à la présidence du Brésil sonne-t-il le glas du bolsonarisme ? Les quatre ans passés par Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil ont constitué, sur tous les plans, une formidable régression de la démocratie. Pourtant, c’est très confortablement qu’il avait été porté à la magistrature suprême et il s’en est fallu de peu, en octobre 2022, pour qu’il ne l’emporte face à Luis Inacio da Silva, dit « Lula ». C’est bien la preuve que l’idéologie très hétéroclite dont il est porteur, issue du vieux fond autoritaire de la culture politique brésilienne, existe toujours bel et bien. Quant à Lula, il fait figure de véritable miraculé politique. Il est de retour au Palais du Planalto 20 ans après sa première élection, après avoir été emprisonné durant un an et demi puis condamné, en novembre 2019, à 17 ans de prison avant de voir ses condamnations annulées par le Tribunal suprême fédéral en avril 2021. Dans un Brésil qui a beaucoup changé, avec une société plus clivée que jamais et dans une conjoncture internationale beaucoup moins favorable que lors de ses deux mandats précédents, Lula pourra-t-il renouer avec ses réussites des années 2000 qui lui avaient notamment permis de soustraire à la pauvreté des dizaines de millions de Brésiliens ? Compte tenu du large système d’alliance qu’il a dû passer pour accéder à la présidence, y compris avec la droite libérale, sa marge de manœuvre semble limitée et la partie est loin d’être gagnée. Rémy PECH, Jacques POUMAREDE et Olivier LOUBES. Présentation de l’ouvrage « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » Mercredi 15 mars 2023 Voici en vidéo la présentation de l’ouvrage « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » par une partie des auteurs, Rémy Pech, Jacques Poumarède et Olivier Loubes. La place de l'éducation reste centrale, ce n'est pas pour rien que lorsqu'il s'agit en octobre 2020 de trouver un texte pour rendre hommage au professeur Samuel Paty, lâchement assassiné, c'est tout naturellement " La lettre aux instituteurs et institutrices " de Jean Jaurès publiée le 15 janvier 1888 dans la Dépêche qui apparut comme une évidence. Ce constant pari de l'éducation, établi par Jaurès, fait l'objet d'un livre passionnant qui rassemble les contributions d'historiens de praticiens et de théoriciens de l'enseignement, réunis sous la direction de Gilles Candar historien du 19e et 20e siècle, et président de la société d'études jaurésienne, et par Rémi Pech professeur d'histoire contemporaine, ancien président de l'université Toulouse 2 Jean Jaurès et président de l'Association des Amis de Jean Jaurès. Quels sont les principes édictés par Jaurès notamment en matière d'innovation pédagogique ? À quel prolongement ont donné lieu ses préceptes ? En répondant à ces questions les spécialistes dessinent non seulement la carte de la pensée jaurésienne en matière d'éducation, mais aussi fournissent à tous ceux qui enseignent, des outils conceptuels et des pistes de réflexion utiles, autant dire que le pari de l'éducation auquel croyait Jaurès est plus que jamais d'actualité en 2023. Marie Pierre REY « Russie-Europe : Que nous apprend l’Histoire ? » Vendredi 3 février 2023 La guerre d’agression menée par la Russie depuis février dernier en Ukraine a par ricochet reposé de manière brutale la question des relations entre Russie et Europe, entre Russie et Occident. Pour saisir toute l’ampleur et la complexité de ces relations, parler du présent ne suffit pas tant un certain nombre de traits s’avèrent ancrés, voire enkystés dans le passé. En effet, au fil des siècles, les relations russo-ouest-européennes ont vu se succéder périodes de rapprochement et de distanciation hostile, oscillant sans cesse entre fascination et répulsion, attraction et rejet, sur fond d’enjeux identitaires majeurs. C’est sur cette histoire au long cours, indispensable pour éclairer le présent, que la conférence se propose de revenir. Professeure d’histoire russe et soviétique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directrice du Centre de recherches en histoire des Slaves, Marie-Pierre Rey est l’auteur de l’ouvrage « La Russie et l’Europe d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine » (Flammarion, Champs Histoire, 2022) M ax ASSIÉ Louis Fieu, né à Albi en 1879, fut un très proche compagnon de Jaurès. Conférence sur Louis FIEU lors de l’Assemblée Générale de notre association « Les amis de Jean Jaurès à Toulouse » Mardi 17 janvier 2023 17 janvier 2023 – Louis Fieu, sans doute un de ceux qui l’ont le mieux connu, à l’égal de Jean-Baptiste Calvignac. Il existe de lui peu de clichés photographiques. Ayant fait peu d’études, il entre à la mairie de Carmaux comme simple agent, parvenu ensuite au rang de chef de bureau. Si l’on peut dire de lui qu’il fut autodidacte, il n’en devint pas moins conseiller général en 1919 (jusqu’en 1941), puis maire de Carmaux en 1930, étant aussi député du Tarn à partir de 1932, réélu en 1936. Sans nul doute la rencontre avec Jaurès aura été déterminante dans sa vocation politique. Car il existe un événement déclencheur avec la grève des verriers de Carmaux en 1895, l’occasion qui l’amène à devenir militant aux côtés de Jaurès à partir de 1898. L’année suivante, il crée le premier groupe des Jeunesses socialistes dont il est secrétaire. Il vit la tentative d’assassinat de Jaurès en 1899 (commanditée par la Gendarmerie) qui sera déjouée. En 1910, il devient secrétaire général du comité de Jaurès et rédacteur à l’hebdomadaire « Le cri des travailleurs « édité pour les départements de l’Aveyron, du Tarn et de l’Hérault. Par ailleurs, sa correspondance fournie avec Jaurès (retrouvée grâce aux recherches effectuées auprès de sa famille) témoigne du fait qu’il pouvait servir de « correcteur » à Jaurès, ce qui explique sa réputation de secrétaire de Jaurès, relisant certains textes et discours. Après avoir été mobilisé le 4 août 1914, il est désigné à son retour par la SFIO comme candidat et est élu dans le département du Tarn en 1919, 1925, 1931 et 1937. Appartenant clairement à l’aile droite de la SFIO, il se range dans l’opposition lors du Congrès de Tours, suivant la ligne de Léon Blum. Devenu 1er adjoint de Carmaux en 1929, et maire en 1930 jusqu’en 1941, puis de 1942 à 1944 par délégation du gouvernement de Vichy, Louis Fieu devra démissionner de son poste du fait qu’il avait voté en 1940 l’octroi des pleins pouvoirs à Pétain, ce qui lui vaudra aussi d’être exclu de son parti, et de se retirer totalement de la vie politique. Conseil départemental de la Haute-Garonne. Colloque. La méthode Jaurès : que dit-elle à la gauche aujourd’hui ? Jeudi 24 novembre 2022 - Jaurès, un phare pour éclairer la gauche de 2022, le 24 novembre dernier avait lieu une agora organisée par « l’Humanité » e t le conseil départemental de Haute Garonne, où historiens et spécialistes de la pensée jaurésienne sont revenus sur le congrès de 1908. Débat autour de l’actualité, organisé par le Conseil départemental et l’Humanité, animé par Alain Raynal et associant Gilles Candar, Rémy Pech, Jean-Paul Scot et Patrick Le Hyaric. Décisif bien que méconnu, cet événement avait scellé l’unité de la SFIO autour de de Jaurès; En quoi ce congrès historique éclaire-t-il les enjeux de la gauche en 2022 ? Antoine TARRAGO Léon Blum et les femmes. Jeudi 22 novembre 2022 Par son livre « Du mariage », qui a suscité bien des polémiques à sa parution en 1907, Léon Blum s’inscrivait dans le combat féministe en préconisant des expériences amoureuses pour les deux sexes avant le mariage. En juin 1936, il nomme trois femmes dans son gouvernement de Front populaire, alors même qu’elles ne bénéficiaient pas encore de la pleine citoyenneté. Le dirigeant socialiste préparait ainsi une reconnaissance des droits qui sera effective à la Libération. Auteur d’une thèse récemment soutenue, Antoine Tarrago évoque aussi le rôle important des compagnes successives de Blum dans sa vie personnelle et politique Place Roger Salengro (ex Saint Pantaléon) à Toulouse Rassemblement pacifiste unitaire organisé par "La Libre pensée", "La Ligue des droits de l’homme", "Le Mouvement de la Paix" deva nt l’ancienn e résidenc e de Jaurès. Mercredi 11 novembre 2022 L’association des amis de Jean Jaurès à Toulouse manifeste notre fidélité à l’engagement pacifiste de Jaurès en participant à cette manifestation qui a eu lieu devant l’ancienne résidence de Jaurès, place Roger Salengro (ex Saint Pantaléon). Le trésorier, Jacques Poumarède prend la parole au nom de l’association Hôtel du Département : « Mémoire des génocides du XXéme siècle » sous l’égide du Conseil départemental de la Haute Garonne Vendredi 28 octobre 2022. La conférence “Mémoire des génocides du XXe siècle”, se tient au Pavillon République à l’Hôtel du Département dans le cadre des Chemins de la République, en présence de Vincent Gibert, vice-président en charge de l’Éducation, de la Vie associative, des Valeurs de la République, d’Aurélien Taravella, conseiller départemental, président de la commission Valeurs de la République, de Gérard Karagozian, vice-président de l’Amicale des Arméniens de Toulouse Midi-Pyrénées. Une table ronde, animée par Jean-Luc Laronce, en charge des Chemins de la République au Conseil départemental, réunira ainsi Raymond Kevorkian, historien, spécialiste du génocide des Arméniens, l’historien Vincent Duclert, président de la mission sur l’enseignement des génocides, Jeanne Uwambabazi, porte-parole de l’association des Rwandais, Esther Senot, rescapée d’Auschwitz et Dominique Celis, écrivaine rwandaise. Le XXe siècle a été marqué par de nombreuses tentatives des pouvoirs dominants de planifier la destruction systématique d’un peuple ou d’un groupe ou d’une partie d’un groupe ethnique, comme le génocide Arménien, la Shoah et le génocide des Tutsi au Rwanda. A l’heure où de nouveaux massacres de masse se perpétuent en Europe et dans le monde, cette conférence vise à comprendre et à décrypter, à l’aide de grands témoins, artistes et historiens, la mécanique de la destruction humaine, le sort des victimes et les conditions de reconstruction des rescapés. Avec Les Chemins de la République, le Conseil départemental réaffirme son engagement pour les principes de laïcité, de liberté, d’égalité, de fraternité, de respect, mais également de transmission de la mémoire, qui joue un rôle essentiel pour les jeunes générations. “Cette soirée débat, pour laquelle nous sommes entourés d’historiens, de témoins et d’écrivains est un évènement important pour tous ceux qui, comme le Conseil départemental, agissent au quotidien pour partager et transmettre les éléments essentiels à la connaissance et la compréhension du passé. Mémoire et transmission sont des axes forts de la politique du Département, au profit du grand public comme des jeunes générations. Ces engagements sont essentiels dans une période où la République est attaquée dans ses fondements et où le vivre-ensemble et l’égalité sont régulièrement menacés et remis en cause par les extrêmes et le populisme”, souligne Georges Méric. 163 ème anniversaire de la naissance de Jaurès, dépôt de gerbe devant la stèle de Jaurès à Toulouse Mercredi 3 septembre 2022 A cette occasion le PCF a convié l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse et la Société d’études jaurésiennes à un dépôt de gerbe devant la stèle de Jaurès à Toulouse, assurée par Pierre Lacaze et Christian Picquet, dirigeants nationaux et régionaux du PCF. Rémy Pech et Gilles Candar représentaient leurs associations. Tous les quatre ont animé ensuite un débat portant sur les grands thèmes de l’action de Jaurès : la gauche, la paix et la laïcité notamment. Jardin du Capitole Toulouse Au monument Jaurès , Commémoration de la mort de Jean Jaurès dimanche 31 Juillet 2022 Toulouse, Jardin du Capitole Dimanche 31 juillet à 10h au square Charles de Gaulle, Remy Pech, Président de l’association des Amis de Jaurès prononce son discours sur Jaurès aux côtés du maire-adjoint de Toulouse Mr Daniel Rougé. Dans l’assistance on peut repérer Hadrien Clouet député NUPES/LFI de la 1ère circonscription. Remy Pech retrace les campagnes menées par Jaurès pour écarter la guerre et souligne l’actualité de la pensée jaurésienne dans le contexte dramatique où le monde se trouve plongé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022. 2022 R. Pech et R. Cazals Les socialistes dans les organisations internationales au XXème siècle Mercredi 31 mai 2022 Les socialistes français et l’Europe Dans une première partie, Rémy Cazals a montré comment le projet d’une société socialiste avait dès le XIXème siècle été conçu dans une optique européenne et mondiale. La plupart des penseurs socialistes français ont abondé dans le sens des Etats-Unis d’Europe évoqués par Victor Hugo dès 1848. Ils estimaient que la lutte contre le capitalisme et la lutte pour la paix ne pouvaient être dissociées. La Ière comme la IIème Internationale (qui établit son siège à Bruxelles, avec une présence de Jaurès dans le bureau socialiste international) manifestent bien cette exigence. Dans une deuxième partie, Rémy Pech rappelle le rôle fondamental joué par les socialistes dans la mise en place à partir de 1945 des institutions européennes (Conseil de l’Europe, Communauté européenne du Charbon et de l’Acier, Communauté économique européenne). Le traité de Rome a été signé en 1957 par les délégués français du gouvernement présidé par le socialiste SFIO Guy Mollet (Christian Pineau ministre des Affaires étrangères et Maurice Faure, secrétaire d’Etat aux affaires européennes). Mais il faut constater que, à deux reprises, en 1954 sous le gouvernement de Pierre Mendès France (à propos du projet CED d’armée européenne) et en 2005 lors du référendum sur la Constitution de l’Union européenne, la division des socialistes français a fait capoter les avancées mises en débat. Toutefois deux moments importants, le traité de Maastricht défendu par François Mitterrand et la création de l’euro sous le gouvernement de Lionel Jospin sont redevables de l’action des socialistes français. A noter également que le socialiste Jacques Delors a présidé la Commission Européenne de 1985 à 1995. La difficulté à mettre en place une Europe sociale et le débat jamais tranché du renforcement des institutions fédérales expliquent ce bilan mitigé, à l’heure où la guerre en Ukraine inscrit la construction d’une Europe Unie à l’ordre du jour. L’Association des amis de JJ à Tlse apporte son soutien à la pièce de Francis Fourcou, LE VOYAGE DE JEAN JAURES EN AMERIQUE, pièce de théâtre, d’après les discours et les lettres de Jean Jaurès en Amérique Mai 2022 Juillet 1911, Jean Jaurès a 51 ans. Sa vie est rythmée par ses voyages en train, où il lit, écrit, réfléchit, et aussi, le temps d’une pause, il visite, là un musée de peinture, ici des amis militants qui l’attendaient depuis des années. Invité par les socialistes argentins, le grand tribun se rend en Amérique Latine pour le plus grand voyage de sa vie. Il découvre un continent nouveau, une Amérique, qui du Nord au Sud voit ses populations indiennes massacrées, une terre de violence, d’immigration, de conflits. Lors de conférences publiques il déploie sa pensée et conquiert les publics attentifs à son discours humaniste, nourri d’une immense culture historique. Rémy PECH et Gilles CANDAR Le congrès de Toulouse de 1908 Mardi 22 mai 2022 Vincent DUCLERT Conférence sur le livre "CAMUS, des pays de liberté" Depuis sa disparition accidentelle le 4 janvier 1960, Albert Camus hante les consciences par sa figure absente, touche ses lecteurs par la beauté de son écriture, et rend les sociétés nostalgiques de la liberté pour laquelle il s’était inlassablement battu. Mercredi 15 mars 2022 RÉSUMÉ du livre de Vincent DUCLERT Paru le 8 janvier 2020 Essai (broché) » De telles qualités, littéraires autant que politiques, s’unissent dans son oeuvre inachevée et sa vie brève. Cette unité est restée souvent méconnue. Il était temps de retrouver Albert Camus dans la pensée héroïque qui fut la sienne et son écriture du monde où demeurent, comme des étoiles dans la nuit, des pays de liberté et de justice. Fondée sur des sources inédites, éclairée par l’étude de sa postérité, cette biographie restitue l’humanité d’un écrivain souvent seul et d’un intellectuel longtemps rejeté, prêt aux combats les plus essentiels. Un éclairage précieux sur la vie et l’oeuvre d’Albert Camus. « Historien des sociétés démocratiques contemporaines, biographe du capitaine Dreyfus et de Jean Jaurès, Vincent Duclert a dirigé le centre Raymond Aron (Ehess-Cnrs). Spécialisé dans l’étude des génocides et des crimes de masse, il poursuit ses recherches sur l’histoire des engagements intellectuels, culturels et civiques. Toulouse, manifestation de solidarité à l’Ukraine Dimanche 6 mars 2022 A l’initiative d’Ukrainiens résidant à Toulouse et avec le soutien de plusieurs organisations européennes dont Pulse of Europe, une manifestation de solidarité avec l’Ukraine est organisée à Toulouse le dimanche 6 mars. La manifestation part de la place Saint Cyprien pour joindre la place du Capitole en passant devant l’église Saint-Pierre des Cuisines où a été érigée une statue de la princesse Anne de Kiev, devenue reine de France au XIème siècle. Les adhérents des Amis de jaurès présents, bien d’autres se regroupe autour du monument Jaurès tout proche à l’issue de la manifestation. En ces heures dramatiques, le souvenir et l’exemple de l’apôtre de la paix nous inspirent et nous soutiennent. Mélanie FABRE " Faire de l’enseignement un service public : Jaurès, la gauche et l’abrogation de la loi Falloux. " Mardi 22 février 2022 Mélanie Fabre est normalienne agrégée d’histoire et docteure en histoire contemporaine et sciences de l’éducation, membre des comités de rédaction des Cahiers Jaurès et de la revue des Études sociales. Alors que la loi Falloux, adoptée en 1850, autorise l’existence d’un enseignement privé, majoritairement catholique, à côté de l’instruction publique et laïque, la question de la mise en place d’un monopole étatique intégral sur l’enseignement se pose au tournant du xixe et du xxe siècle, à l’heure de la République anticléricale. Derrière la liberté d’enseignement se cache en effet, aux yeux de la gauche, une opportunité laissée à l’Église, qui a récemment révélé son antidreyfusisme et son nationalisme, d’élever une partie de la jeunesse française loin de la République. Dans le sillage des lois Ferry des années 1880 qui ont créé l’école laïque, gratuite et obligatoire, et dans le contexte de la séparation des Églises et de l’État en 1905, il s’agit donc de revenir sur ce débat clivant à gauche, dans lequel s’investit « le monopoleur » Jaurès, dont la position sur la question évolue considérablement au cours de sa carrière politique, des années 1880 à la veille de la Grande Guerre. Gilles CANDAR Les associations d’amis de Jaurès et la société d’Etudes jaurésiennes depuis 1959 Mardi 18 janvier 2022 Le Café Jaurès du jour portait sur la Société d’études jaurésiennes, crée à la fin de l’année 1959 à Paris sous les auspices d’Ernest Labrousse (1895-1988), professeur à la Sorbonne, sollicité en ce sens par la nièce et filleule de Jaurès, Yvonne Régnier-Jaurès (1896-1982) et par le journaliste et historien Jean Rabaut (1912-1989). Ces derniers avaient initialement pensé reconstituer l’Association des Amis de Jean Jaurès qu’avait présidée au cours de la Grande Guerre puis dans les années suivantes le professeur Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939). Le grand historien Ernest Labrousse, lui-même ancien journaliste à L’Humanité, ancien directeur de la Revue socialiste et directeur de cabinet de Léon Blum, lié à toutes les gauches (libertaire dans son adolescence, socialiste, communiste, à nouveau socialiste, PSA puis PSU…), les convainquit de se placer résolument sur le terrain certes de l’amitié, mais d’abord et surtout de la recherche. L’association fut longtemps animée par une des grandes « thésardes » de Labrousse, Madeleine Rebérioux (1920-2005) qui porta avec fougue et brio le renouvellement des études jaurésiennes et succéda n 1982 à son vieux maître à la présidence de la Société des études jaurésiennes. Colloques, rencontres, publications et livres se succédèrent de Paris au Midi et ailleurs, en France et à l’étranger. Le travail continue aujourd’hui. Les Cahiers Jaurès, institués par Vincent Duclert après de premiers essais lancés par Frédéric Moret, les accompagnent alors que s’achève bientôt chez Fayard la publication des Œuvres de Jean Jaurès en dix-sept volumes sous la responsabilité de la SEJ (2000-2023). La SEJ est une association nationale et internationale. Rolande Trempé, qui en fut longtemps l’active vice-présidente, Rémy Pech (membre du comité d’honneur), Rémy Cazals, Jean Faury, Jean-Marc Gabaude, Alain Boscus et bien d’autres chercheurs, universitaires ou non, mais tous liés au Midi occitan lui ont apporté une contribution décisive. L’association joua d’ailleurs un rôle important dans la préfiguration puis la mise en place du Centre national et musée Jean-Jaurès à Castres. Gilles Candar, président de la Société d’études Jaurésiennes Rémy CAZALS «Le rail, la poste et autres progrès : Lettres de Pierre Lucien Cayrol – 1839/1859» Mardi 4 janvier 2022 Professeur émérite à l’université de Toulouse-Jean-Jaurès, Rémy Cazals a beaucoup écrit sur l’histoire de l’industrie à Mazamet. Il a aussi découvert des personnages inconnus ou méconnus et a publié les écrits qu’ils nous ont laissés. Parmi eux, le poète Venance Dougados, la militante féministe Marie-Louise Puech-Milhau, Gustave Folcher combattant de la Deuxième Guerre mondiale, le tonnelier Louis Barthas caporal en 1914-1918. 1839-1859, deux décennies au cœur du XIXe siècle. À l’âge de 18 ans, Pierre Lucien Cayrol monte à Paris afin de préparer Polytechnique. À l’issue de ses études, il devient officier du génie à Metz, puis dans l’Est algérien où il construit des routes, et encore à Cherbourg, en Corse, à Montpellier, Sète et Port-Vendres. Durant cette période, il écrit à sa famille restée à Carcassonne 180 lettres qui font connaitre un jeune homme attachant. C’est là le premier intérêt de ce livre. De grands personnages figurent dans cette correspondance : le roi Louis-Philippe, Armand Barbès et François Arago, Napoléon III et le bandit corse Massoni. Sans oublier la merveilleuse tragédienne Rachel. Mais le principal intérêt de ces lettres est ailleurs. Pierre Lucien est le témoin et l’utilisateur des progrès réalisés dans tous les domaines, qu’il s’agisse du transport de passagers et de marchandises, de la transmission du courrier par la poste et des nouvelles par le télégraphe, de la vaccination et des cures thermales, de la lutte contre l’épidémie de choléra, du daguerréotype et des magasins de prêt-à-porter. Le lecteur découvre les progrès en même temps que l’auteur de cette correspondance qui fournit un éclairage concret sur l’évolution des conditions de vie de la société française.

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    16 - Campus du Mirail. L’Université Jean Jaurès ’Université Jean Jaurès à Toulouse L’Université Jean Jaurès est l’héritière de la Faculté des Lettres créée en 1808, et en remontant plus avant dans le temps, de l’université de Toulouse, la deuxième en France après la Sorbonne son aînée de 14 ans. La création d’une université à Toulouse est inscrite dans le traité de Paris imposé par la couronne de France au comte de Toulouse Raymond VII en 1229. L’ordre dominicain fut chargé d’organiser cette institution. La soumission au roi de France et à l’église catholique qui s’étaient associés pour extirper l’« hérésie cathare » au moyen de la croisade fulminée en 1209 par la papauté n’était pas absente des intentions de ses créateurs, ainsi qu’en atteste la prééminence des études théologiques. On assiste toutefois à une orientation plus diversifiée au cours des siècles suivants avec le succès durable des études juridiques (voir fiches 2 et 7). Mais c’est aux 19ème et 20ème siècles que les études scientifiques et littéraires prennent leur essor avec notamment la chimie, illustrée en 1912 par le prix Nobel Paul Sabatier et les études hispaniques menées par Ernest Mérimée. Au moment où la République s’efforce de mettre en place des universités régionales, Jean Jaurès, maître de conférences en philosophie à 24 ans, réussit en tant qu’adjoint à l’Instruction publique (voir fiche 8) et avec le soutien du journal La Dépêche où il écrit, à obtenir le titre de Faculté pour l’École de Médecine, permettant ainsi à Toulouse de retrouver, au moins en principe, son Université. Ce fut chose faite avec, à la fin du XXème siècle, le regroupement en trois entités Toulouse 1 Capitole, Toulouse 2 Le Mirail et Toulouse 3 Paul Sabatier. L’attribution du nom de Jaurès est à partir de 1968 mise à l’ordre du jour par plusieurs responsables de la Faculté des Lettres transférée au sein du nouveau quartier du Mirail. Mais la difficulté d’atteindre la majorité des deux tiers au conseil d’administration et la concurrence d’autres dénominations retardent l’appellation au 19 mars 2014, année du centenaire de l’assassinat de Jaurès. Le président Jean-Michel Minovez attache son nom à cette réussite, qui coïncide avec la reconstruction totale des bâtiments. Dessinés par l’architecte Georges Candilis, ils avaient souffert de malfaçons originelles, aggravées en 2001 par l’explosion de l’usine AZF dans sa proximité. Bibliographie - Caroline Barrera et Patrick Ferté, dir., Histoire de l’université de Toulouse, Editions midi-pyrénéennes, Toulouse, 2019 (3t.). - Pauline Collet, Des lieux pour la science. Acteurs universitaires et construction bâtimentaire, le cas toulousain (1890-2020). Thèse soutenue le 13 novembre 2025 à l’Université Jean Jaurès. - Jean-Michel Minovez, dir., Construire et reconstruire le campus du Mirail, Toulouse, Privat, 2024. Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Place St Sernin | AMISDEJAURESTOULOUSE

    6 - Place Saint-Sernin. Jaurès professeur au lycée Saint-Sernin Place Saint-Sernin. Jaurès professeur au lycée Saint-Sernin Le « Lycée de jeunes filles » (aujourd’hui Lycée Saint-Sernin) a été ouvert le 7 janvier 1884 en vertu de la loi Camille Sée, votée le 21 décembre 1880 sous le gouvernement de Jules Ferry. Le bâtiment principal de ce lycée est l’hôtel Dubarry, construit en 1775 pour le beau-frère et ex-amant de la célèbre « du Barry », Jeanne Bécu, favorite de Louis XV, guillotinée en 1794. L’hôtel Dubarry avait été racheté par les bénédictines et transformé en maison d’éducation. Le recteur Perroud (1839-1919) et la directrice Emma Baillaud (1843-1934) ont choisi Jean Jaurès, tout nouveau maître de conférences de philosophie à la Faculté des Lettres, de préférence à un collègue jugé trop « mondain », pour y assurer un cours de « psychologie morale ». Il remplira sa charge de 1884 jusqu’à son élection comme député du Tarn en octobre 1885. Appréciation de la directrice Emma Baillaud (original aux Archives Départementales de la Haute-Garonne) : « M. Jaurès est un professeur de talent, d’une gravité et d’une simplicité qui lui sont propres et qui donnent à ses leçons une valeur toute exceptionnelle. » Jaurès a donné son nom à une belle salle 18ème siècle, où figure une plaque apposée en 2014 ainsi libellée : "Le 5 juin 2014, le salon d'honneur de l'Hôtel Du Barry a pris le nom de Jean Jaurès (1859-1914) Professeur au lycée Saint-Sernin" Voir aussi Fiche transversale Jaurès l’enseignant TELECHARGER Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    14 - Jean Jaurès au Capitole Jean Jaurès au Capitole Jaurès, rejoignit la municipalité Camille Ournac à l’occasion d’une élection partielle en août 1890. Il est resté fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux. Son bureau, situé à l’angle droit du deuxième étage du bâtiment, exactement au-dessus du bureau du maire, est signalé par une plaque en cuivre apposée à l’occasion du centenaire de la panthéonisation, le 25 novembre 2024. Le buste imposant réalisé par Paul Ducuing (1919) accueille les visiteurs au bas du grand escalier qui conduit au premier étage du bâtiment. Jaurès est encore présent sur le célèbre tableau des « rêveurs » ou des « promeneurs » à l’entrée de la salle des Illustres (Henri Martin, 1906). Il met en scène la famille du peintre et ses amis. De gauche à droite figurent Gilbert Martin, son fils aîné, René Martin, autre fils du peintre, Henri Bellery- Desfontaines, peintre, Jean-Paul Laurens, William Vienot, bibliothécaire, le peintre Henri Marre, Marie Martin épouse du peintre, au bras de son fils René, représenté deux fois sur le tableau, Henri Martin lui-même (?), Emilio Boggio, peintre vénézuélin, et Jean Jaurès. La scène est censée se situer rive gauche, en face de l’église et du port de la Daurade. On peut le reconnaître aussi dans la Salle des Illustres, avec d’autres édiles, sur le tableau figurant Clémence Isaure, également d’Henri Martin. Enfin le buste réalisé par André Abbal (1920) a longtemps décoré le salon rouge attenant au bureau du maire. Il a récemment été transféré dans ce bureau, au cœur du pouvoir municipal. Si l’on ajoute l’un des tableaux de Moretti au plafond de la « Galerue » des Arcades, et le modeste monument du square Charles de Gaulle, il apparaît que la représentation du grand tribun est bien présente au cœur même de la ville rose. Repères bibliographiques Maurice Andrieu, Jaurès citoyen adoptif de Toulouse, Privat, 1987. Jean-Michel Ducomte, Quand Jaurès administrait Toulouse, Privat, 2009. La Dépêche du Midi, Jean Jaurès, un siècle au Panthéon, Toulouse, novembre 2024. Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • av d'alsace | AMISDEJAURESTOULOUSE

    3 - 42 bis rue Alsace et 15 rue Rivals. L’ancien siège de la Dépêche. 42 bis rue Alsace. L’ancien siège de la Dépêche. Jean Jaurès s’est rendu souvent à ces adresses pour son travail de journaliste. Il était tout jeune député du Tarn, lorsqu’il commença cette carrière, en 1887, sollicité par Rémy Couzinet, le directeur de la Dépêche. En 2009, pour le cent-cinquantième anniversaire de sa naissance, les éditions Privat et La Dépêche du Midi ont publié un très gros livre contenant la totalité des articles de Jean Jaurès figurant en première page du quotidien toulousain (1 312 textes) ainsi que ceux de critique littéraire et artistique signés du pseudonyme Le Liseur. L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a obtenu de Privat et de La Dépêche du Midi l’autorisation de reprendre ces articles sur son site (https://www.amisdejaures-toulouse.info/jauresladepeche). En 1890, le siège de la Dépêche a été transféré au 57 rue de Bayard (œuvre de l’architecte Joseph Galinier, détruite en 1979). Le journal a alors agrandi et transformé les locaux de la rue Alsace, qui deviennent un hall d’exposition et une vitrine du journal. En 1926, la réalisation de la façade actuelle (que n’a donc pas connue Jean Jaurès) a été confiée au grand architecte et urbaniste Léon Jaussely (1872-1932). Il a dirigé le travail des mosaïstes Gentil et Bourdet (signatures visibles sur la façade) dans l’esprit Art Déco alors triomphant. Le dessin, dans les teintes bleu, beige et or, représente une effigie féminine rayonnant des différentes rubriques du journal, allant des sports et de la politique à la TSF naissante. Cette figure incarne la liberté de la presse, Marianne ou tout simplement La Dépêche. Voir aussi Fiche transversale Jean Jaurès le journaliste TELECHARGER Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Faculté des Sciences | AMISDEJAURESTOULOUSE

    8 - Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Le 20 mai 1891, le président de la République Sadi Carnot inaugure les bâtiments financés et construits par la Ville de Toulouse. A cette occasion le maire Camille Ournac confie à Jaurès, adjoint à l’Instruction publique, le soin de remettre ces bâtiments à l’État, responsable de l’Enseignement supérieur. On peut rappeler que Jaurès avait défendu dans la Dépêche la constitution des universités régionales et oeuvré avec son ami le recteur Claude-Marie Perroud pour l’accession nécessaire de l’École de Médecine de Toulouse (fondée en 1801 par la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse) au rang de Faculté, à l’instar de Montpellier. Le discours de Jaurès insiste sur la nécessaire collaboration des instances locales et de l’État, sur l’ouverture des Facultés à un plus grand nombre d’étudiants, sur le rayonnement, dans la diversité, de la recherche et de l’enseignement qui y sont dispensés. Il souhaite que «la haute science et la haute pensée soient pénétrées par le renouveau fraternel des sociétés humaines». Les architectes Joseph Galinier( puis plus tard Joseph Thillet) ont construit des bâtiments fonctionnels pour les laboratoires et les cours, jouxtant le muséum récemment aménagé (1865). Ils ouvrent sur la ville par des façades décorées des bustes des grands scientifiques et médecins toulousains, rehaussées de frontons symbolisant les progrès de la recherche, par exemple la vaccination ou la leçon d’anatomie. De nos jours, ces monuments récemment restaurés en bordure des allées Jules Guesde (Saint-Michel à l’époque de l’inauguration) et adossés au Jardin des Plantes hébergent toujours des locaux universitaires (salles de soutenance de thèses) mais aussi, avec le Quai des Savoirs, des espaces de promotion de la recherche scientifique (expositions, conférences), le Muséum récemment rénové. L’amphithéâtre de l’ancienne École de médecine, œuvre d’Urbain Vitry (1837) passé à la Faculté de Médecine, alloué au Museum après 1931 est devenu en 1945 un théâtre, baptisé en 1960 Daniel Sorano. L’idéal d’excellence et d’ouverture rêvé par Jaurès pour l’Université inspire toujours l’institution. Voir aussi Fiche transversale Jaurès l’élu de la République Document.pdf Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

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