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CAFE JAURES
Lundi 16 février 2026, 18 heures
EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE
OMBRES BLANCHES
3-5 rue Mirepoix
31000 Toulouse
Amos REICHMAN, écrivain
Les morts de Raoul Villain
Editions du Seuil, 2025.
A Diplomate et écrivain, l’auteur n’a pas hésité à revenir sur l’assassin de Jaurès, dont plusieurs ouvrages de qualité (Jacqueline Lalouette, Dominique Paganelli) et un colloque tenu et publié à Castres (2021) ont bien renouvelé l’historiographie.
Il s’agit cette fois, à travers un roman historique écrit d’une plume alerte et imagée, d’une enquête approfondie sur la famille et la vie de l’assassin avant son geste fatal, l’assassinat de jean Jaurès le 31 juillet 1914 à Paris, au Café du Croissant. Du procès -longtemps différé- (il n’intervint qu’en mars 1919), on a surtout retenu la conclusion déconcertante et jugée scandaleuse, l’acquittement.
L’ouvrage tente de répondre aux multiples questions que pose ce parcours paradoxal : pourquoi Raoul Villain a-t-il tué Jaurès ? Pourquoi fût-il acquitté ? Pourquoi est-il mort ?
En dépit de supputations parfois osées, comme le passage à l’acte dicté par le désir de fuir une mobilisation imminente, l’auteur a exploré soigneusement les archives et les récits plus ou moins légendaires. Il s’est rendu à Ibiza pour recueillir des témoignages indirects mais crédibles qui relancent l’hypothèse d’un meurtre punitif de Villain.
Enfin, l’ouvrage a le grand mérite de replacer le destin de l’assassin dans le contexte délétère du premier tiers du XXème siècle. Violence politique, nationalismes exacerbés, lacunes inconscientes ou non des mémoires affrontées, autant de phénomènes dont nous ne sommes en ce début 2026, nullement délivrés.
C’est une raison supplémentaire de se rendre le 16 février à 18 h à Ombres blanches pour un nouveau café Jaurès organisé en partenariat avec la librairie.

mercredi 10 décembre 2025 – Café Jaurès
Rémy Cazals, historien Un café original à plusieurs voix "Emile Zola et Jean Jaurès"
mardi 18 novembre 2025 – Café Jaurès
Daniel Hourquebie, journaliste à La Dépêche
Alain-Fournier et les soldats gascons Miraculés de la mémoire de la guerre de 14
Mardi 14 juin 2025 – Café Jaurès :
"ROCARD, une biographie internationale"
"1925 Etienne Billières, un maire visionnaire au Capitole "
Mardi 20 mai 2025 – Café Jaurès :
"Jean Jaurès député de Carmaux"
Mardi 6 mai 2025 – Café Jaurès :
"1904, Le duel de Jean Jaurès contre Paul Déroulède"
Mardi 1er avril 2025 – Café Jaurès :
" Bavardes, les femmes ? Sexisme sur la voie publique "
Mercredi 12 mars 2025 – Café Jaurès :
" Eugène BOIS, beau-père de Jean Jaurès
Mardi 15 février 2025 – Café Jaurès :
" Jean JAURÈS "
Mardi 15 janvier 2025 – Café Jaurès :
"Jean Jaurès, N’oublions pas ses combats"
Mardi 10 décembre 2024 – Café Jaurès :
Parcours Jaurès à travers Toulouse
Mardi 22 octobre - Café Jaurès
"Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance"
Jeudi 6 juin 2024 – Café Jaurès :
"Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO"
Mercredi 24 avril 2024 – Café Jaurès :
"Evocation de la collection des Œuvres
de Jaurès," Guerre à la guerre".
Mardi 12 mars 2024 – Café Jaurès :
"Jean Jaurès un humanisme pour le XXI ème siècle ?"
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samedi 10 janvier 2026, 11 heures
EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE
OMBRES BLANCHES
3-5 rue Mirepoix
31000 Toulouse
La trame du passé et le fil de l’histoire.
L’invention de Mazamet : catholiques, protestants et autres.
Presses universitaires de Rennes, 2025.
A Mazamet (Tarn), capitale du délainage et du textile, il est admis que les ouvriers votaient à droite, parce que catholiques, et que les patrons votaient à gauche parce que protestants. Que cache cette assertion, assénée comme une évidence ? C’est ce que Stéphanie Maffre, historienne, maitresse de conférences à l’Université Toulouse Jean Jaurès éclaire.
Étudiant les célébrations commémorant le brillant passé industriel de la ville (récemment encore l’une des capitales mondiales du délainage) et les discours émanant des élites sociales ou des différentes communautés en présence, se fondant aussi sur une enquête orale approfondie, elle démêle le fil de la mémoire et interpelle les ambiguïtés et les fluctuations des images véhiculées pendant plus d’un siècle.
L’ouvrage, préfacé par Arlette Farge, permet, comme elle le dit, de « comprendre la manière dont un événement historique, figé par les mémoires et la continuité des récits, doit être réinterprété ».
À ce titre, il est particulièrement exemplaire du métier d’historien.
Aux amis de Jean Jaurès il fait aussi revivre un passé marqué par des luttes syndicales auxquelles Jaurès fut plusieurs fois mêlé et qui continue d’affleurer dans la ville.
