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  • Cafés Jaurès de l'association Amis de Jaurès à Toulouse

    Les Cafés Jaurès sont un rdv mensuel pour débattre et aborder des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde. Prochain CAFE JAURES Université du temps libre 56 rue du Taur 31000 Toulouse mercredi 10 décembre 2025, 18 h Sous la direction de Rémy Cazals, historien Emile Zola et Jean Jaurès Un « café » original, à plusieurs voix, conçu par Rémy Cazals : En première partie, nous écouterons Régis Andrieu nous présenter : « Jaurès lecteur de Zola », notamment à travers les articles qu’il a signés sous le pseudonyme « le liseur ». En deuxième partie, Rémy Cazals nous parlera de Zola et Jaurès dans l'affaire Dreyfus. Enfin, en 3ème partie nous revivrons l’intervention de Jaurès devant la Chambre des députés à propos du transfert des cendres de Zola au Panthéon en 1908 (lecture théâtralisée de textes). Mardi 14 juin 2025 – Café Jaurès : Vincent DUCLERT "ROCARD, une biographie internationale" Rémy PECH "1925 Etienne Billières, un maire visionnaire au Capitole " Mardi 20 mai 2025 – Café Jaurès : Patrick TROUCHE "Jean Jaurès député de Carmaux" Mardi 6 mai 2025 – Café Jaurès : Frédéric POTIER "1904, Le duel de Jean Jaurès contre Paul Déroulède" Mardi 1er avril 2025 – Café Jaurès : Marlène COULOMB " Bavardes, les femmes ? Sexisme sur la voie publique " Mercredi 12 mars 2025 – Café Jaurès : Daniel Antoine CHARBONNEL " Eugène BOIS, beau-père de Jean Jaurès Mardi 15 février 2025 – Café Jaurès : Jean-Numa DUCANGE " Jean JAURÈS " Mardi 15 janvier 2025 – Café Jaurès : Bernard BESSOU "Jean Jaurès, N’oublions pas ses combats" Mardi 10 décembre 2024 – Café Jaurès : Parcours Jaurès à travers Toulouse Mardi 22 octobre - Café Jaurès Rémy CAZALS : "Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance" Jeudi 6 juin 2024 – Café Jaurès : Patrick CLASTRES "Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO" Mercredi 24 avril 2024 – Café Jaurès : Gilles CANDAR "Evocation de la collection des Œuvres de Jaurès," Guerre à la guerre". Mardi 12 mars 2024 – Café Jaurès : Camille GROUSSELAS "Jean Jaurès un humanisme pour le XXI ème siècle ?" Mardi 13 février 2024 – Café Jaurès : J.C. THIRIET "1914-1918 Egrener ces jours" Mardi 9 janvier 2024 – Café Jaurès Rémy PECH et Pierre GASTOU " Un document passionnant inédit de Jaurès" Cafés Jaurès précédents CAFE JAURES PRECEDENT Université du temps libre 56 rue du Taur 31000 Toulouse mardi 18 novembre 2025, 18 h Daniel Hourquebie, journaliste à La Dépêche Alain-Fournier et les soldats gascons Miraculés de la mémoire de la guerre de 14 Daniel Hourquebie, membre de notre association, propose l’histoire récemment éclairée de la mort d’Alain Fournier, l’auteur du roman Le Grand Meaulnes, et des soldats gascons de son unité, au début de la guerre de 1914. Disparus sans laisser de trace dans les tout premiers combats de la guerre de 14, il y a 111 ans, revenus dans la lumière 77 ans après. Une saga tragique et humaine, entre polémiques, enquêtes et témoignages oubliés des survivants, jusqu’à l’improbable redécouverte des corps en 1991. Daniel Hourquebie restitue la réalité du combat, l’humble humanité des victimes autour d’Alain-Fournier, pour la plupart paysans et artisans de Gascogne arrachés à leur terre, et le vrai visage de la guerre de 14, innommable conflit que Jaurès avait tenté de conjurer jusqu’à son dernier souffle Daniel Hourquebie, Journaliste à La Dépêche

  • Amis de Jaurès Toulouse | Jean Jaurès | Toulouse, France

    L'association s'est donnée comme objectif celui de mieux faire connaître la vie et l'œuvre du député de Carmaux. A cet effet les Amis de Jaurès à Toulouse organisent des colloques, des rencontres mensuelles autour des cafés Jaurès réunissant les meilleurs spécialistes, et cela sans aucun a priori philosophique, politique ou religieux.» À propos L’association Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont il fut le témoin et l’acteur. Elle aborde bien des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde. Elle est ouverte aux esprits curieux de toutes les générations et de diverses opinions et œuvre pour le « vivre ensemble » et la citoyenneté universelle. BIENVENUE SUR NOTRE SITE WEB Choisissez votre rubrique Accédez directement à la rubrique qui vous intéresse Les Cafés Jaurès sont un rdv mensuel pour débattre et aborder des sujets d'une brûlante actualité en France et dans le monde. CAFE JAURES 2025 Découvrir Pas à pas dans Toulouse avec Jaurès : un parcours documenté dans la ville pour les visiteurs LES EVENEMENTS 2025 En savoir plus JEAN JAURÈS, un siècle au Panthéon, Ed. LA DÉPÊCHE DU MIDI, Toulouse, 96 p. «Une vie pour les droits humains, une mémoire pour se souvenir et agir » BIBLIOGRAPHIE DERNIERES PARUTIONS ! Voir l'article

  • place Salingro | AMISDEJAURESTOULOUSE

    1 - 20, place Saint-Pantaléon (aujourd’hui Roger Salengro). La demeure de Jean Jaurès à Toulouse. L’immeuble où a habité Jean Jaurès à Toulouse. Jean Jaurès a vécu de l’automne 1889 à janvier 1893 dans l’appartement du premier étage de cet immeuble ancien -et cossu- avec sa femme, Louise Bois, épousée à Albi en 1886 et sa fille Madeleine née à Paris le 19 septembre 1889. Sa mère Adélaïde née Barbaza, veuve depuis 1882, qu’il aimait beaucoup, habitait rue Frizac. Il a ainsi vécu à proximité de la Faculté des Lettres qui se trouvait 17, rue Charles de Rémusat (amphithéâtre du Sénéchal) où il exercé jusqu’en novembre 1892, puis rue Lautman (ex Rue de l’Université) jusqu’en Janvier 1893, date de son départ pour Carmaux. Il est également proche du Capitole où il est élu à la municipalité dès août 1890. Dans cet appartement, Il a reçu ses amis de la Faculté, de la municipalité et de la Dépêche. On a quelques échos de sa bonne volonté et de sa maladresse pour danser le quadrille lors d’une soirée (d’après une lettre de Beaudoin à Louis Soulé, La vie de Jaurès, 1921). La petite plaque que l’on peut voir sur la façade de l’immeuble a été apposée le 21 novembre 1959 par la section toulousaine du parti socialiste SFIO à l’occasion du centenaire de la naissance de Jaurès (3 septembre 1859). Les socialistes toulousains connaissaient cette année-là des difficultés liées au passage de la IVème à la Vème République. Le maire, depuis 1944 Raymond Badiou, désapprouvant la participation de la SFIO au gouvernement du général de Gaulle, avait démissionné. Son camarade Louis Bazerque lui avait succédé. La référence à Jaurès, artisan de l’unité socialiste, était donc opportune, s’inscrivant elle-même dans une place dédiée au ministre du gouvernement du Front populaire. Audio guide listen to the tour 00:00 / 02:19 Audioguía Escuche el recorrido 00:00 / 03:28 Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Evènements de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse

    Invitation à suivre tous les évènements, conférences, pièces de théâtre, films, colloques, à venir proposés par l'association des Amis de Jaurès à Toulouse Bienvenue dans le Parcours Jaurès PAS À PAS DANS LA VILLE DE TOULOUSE AVEC JEAN JAURÈS À l’occasion du centenaire de la panthéonisation de Jean Jaurès le 23 novembre 2024, la ville de Toulouse a édité un dépliant qui rappelle tous les lieux de la ville où le grand homme a laissé son empreinte. Il ne s’agit pas d’un parcours, mais d’un repérage sur plan à l’appui d’un récit construit autour des activités de Jaurès à Toulouse, comme enseignant, comme journaliste, comme militant socialiste ou comme élu de la République. Les amis de Jean Jaurès ont souhaité prolonger ce travail, en transformant ce dépliant incitatif en véritable parcours, proposé ou à construire soi-même. Chaque lieu sera documenté, permettant à l’utilisateur s’y trouvant d’en faire surgir l’histoire et le rapport qu’il entretient avec Jaurès. Dans un premier temps cette documentation est proposée sur le site à la page PARCOURS JAURES TOULOUSE . Sa consultation par les internautes permettra déjà de répondre à leur curiosité. Ultérieurement, en liaison, nous l’espérons, avec la ville, un lien sera mis en place entre le lieu et sa documentation, suivant plusieurs formules possibles : édition d’un ou plusieurs parcours, application smartphone… Apprenez déjà à connaitre les lieux de Toulouse marqués par la présence de Jaurès. Apprenez déjà à mieux connaitre les lieux de Toulouse marqués par la présence de Jaurès. Jaurès et Toulouse Un citoyen adoptif exceptionnel Nul n'a parlé avec plus d'admiration ni de tendresse que Jean Jaurès de « Toulouse, la grande métropole du Midi ». Au Capitole, flamboie la fresque des Promeneurs, brossée vers 1890 par le jeune peintre post-impressionniste Henri Martin (Parcours n° 14) . Le professeur de philosophie et adjoint au maire arpente les bords de Garonne où s'agite un peuple de lavandières et de pêcheurs de sable. Flanqué de quelques amis qui « brassèjent » en discourant, le jeune professeur, coiffé d'un canotier, lève un regard clair vers la ville mais aussi, sûrement, vers les lendemains qui chantent et qu'il prépare déjà activement. Oui Jaurès est bien à ce moment-là, il l'a dit lui-même avec émotion, un « citoyen adoptif de Toulouse. » Rien pourtant ne prouve qu'il ait connu la ville avant la rentrée scolaire de 1882. Il avait alors 23 ans quand il fut appelé par le recteur Claude Perroud à donner des conférences de philosophie à la Faculté des Lettres, et un cours hebdomadaire de psychologie aux jeunes filles inscrites dans le lycée Saint Sernin qui venait d'être créé dans l'Hôtel du Barry tout proche (Parcours n° 6) . Pour son premier passage dans la ville, Jaurès, encore célibataire, loue avec sa mère Adélaïde, une petite maison rue Frizac (Parcours n° 9) . Dans ce quartier, quelques chantiers universitaires vont bientôt perturber les grands espaces verts aménagés pour les Toulousains autour du grand Rond, un siècle auparavant. On l'imagine, sa serviette sous le bras. Il marche sans se presser à travers le jardin royal puis le quartier Saint-Etienne, la toute neuve rue Alsace et la place du Capitole pour gagner « le vieil amphi de la rue Matabiau » (aujourd'hui salle du Sénéchal, rue Rémusat (Parcours n° 7) et y retrouver ses étudiants, peut-être pour un cours public sur Dieu, souvent cité mais à jamais perdu. Il apprécie en connaisseur le patrimoine architectural, mais aussi le bouillonnement de cette ville qui se modernise. Rappelé dans son Tarn ancestral et dans le Paris de sa formation intellectuelle par son élection, plus jeune député de la Chambre de 1885, il revient à Toulouse dès janvier 1887 où il entre à la Dépêche pour un article hebdomadaire. Il reprend son poste à la Faculté après les législatives perdues de 1889 et il est élu adjoint au maire six mois plus tard. C'est à Toulouse qu'il écrit ses thèses, qu'il fait construire des écoles, des facultés (lettres, Parcours n°2 ; sciences, médecine, Parcours n° 8) à la faveur de son mandat. C'est aussi à Toulouse qu'il noue des relations assidues avec le monde ouvrier. Il arbitre en 1891 le conflit du tram, et suit en 1892 la construction de la Bourse du travail (Parcours n° 12) . La fréquentation des militants socialistes l’a sûrement conduit dans la petite impasse de la Colombette où les guesdistes du Parti ouvrier avaient établi leur siège (Parcours n°10) . Marié et père de famille, il habite alors place Saint Pantaléon (aujourd'hui Salengro) où une plaque a été apposée en 1959 par la section SFIO (Parcours n° 1) . Dans ce bel appartement il peut recevoir ses collègues, qu’il rencontre aussi dans les cafés de la place du Capitole (café de la Paix, Bibent, toujours florissant aujourd’hui). Mais voilà que le Tarn l'appelle de nouveau, les mineurs et les verriers de Carmaux font de lui un député socialiste. Il les défendra en fondant la verrerie ouvrière d’Albi en 1895, dont le principal dépôt se situe rue Saint-Papoul (Parcours n°11) . A Toulouse encore, La Dépêche est là pour diffuser ses chroniques littéraires, ses écrits d'actualité, ses articles pour la paix, la laïcité, la défense de Dreyfus (Parcours n° 3) . Il fournit également des articles aux journaux socialistes, tel Le Midi socialiste (Parcours n°4) . Il intervient pour souder la gauche dans les municipales incertaines de 1908. La même année il emmène vers l’unité le congrès socialiste qui se tient au réfectoire des jacobins (Parcours n° 5) . Et il y prononce plusieurs conférences, qui fascinent de jeunes auditeurs, tel Vincent Auriol. En 1911, ayant quitté sa maison de vacances du Tarn pour prononcer à Toulouse sa célèbre conférence sur Tolstoï au bénéfice des cheminots en grève, il réplique à ce jeune avocat, un peu étonné de son costard élimé : « Vous savez bien, Auriol, je suis un paysan qui a fait des études ! ». Paysan, bien sûr, mais aussi savant et militant au milieu du peuple, au sein de la ville. Au Square Charles de Gaulle, un monument, faible vestige de la statue en pied de plus de 2 mètres de haut inaugurée en 1929 (Parcours n° 13) honore sa mémoire. Rémy Pech Ce sont les lieux témoins de l’attache profonde entre la ville de Toulouse et Jean Jaurès que le « parcours Jaurès » va vous faire découvrir. Parcours suggéré, au gré de vos envies et de l’endroit où vous trouvez. Rejoignez donc Jaurès sur les bords de la Garonne et ailleurs. Découvrez les informations sur les lieux du parcours Jaurès ( GPS, Histoire, Vidéos ... ) En cliquant sur les vignettes 1 20, place Saint-Pantaléon (aujourd’hui Roger Salengro). Appartement de Jean Jaurès à Toulouse . Jean Jaurès a vécu de l’automne 1889 à janvier 1893 dans l’appartement du premier étage de cet immeuble ancien -et cossu- avec sa femme, Louise Bois, épousée à Albi en 1886 et sa fille Madeleine née à Paris le 19 septembre 1889. Sa mère Adélaïde née Barbaza, veuve depuis 1882, qu’il aimait beaucoup, habitait rue Frizac. Lire la suite .... 2 2, Rue des Salenques. La Faculté des Lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). Lire la suite .... 3 42 bis rue Alsace et 15 rue Rivals. L’ancien siège de la Dépêche. Jean Jaurès s’est rendu souvent à ces adresses pour son travail de journaliste. Il était tout jeune député du Tarn, lorsqu’il commença cette carrière, en 1887, sollicité par Rémy Couzinet, le directeur de la Dépêche. Lire la suite .... 4 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Lire la suite .... 5 Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Lire la suite .... 6 Place Saint-Sernin. Jaurès professeur au lycée Saint-Sernin Le « Lycée de jeunes filles » (aujourd’hui Lycée Saint-Sernin) a été ouvert le 7 janvier 1884 en vertu de la loi Camille Sée, votée le 21 décembre 1880 sous le gouvernement de Jules Ferry. Le bâtiment principal de ce lycée est l’hôtel Dubarry, construit en 1775 pour le beau-frère et ex-amant de la célèbre « du Barry », Jeanne Bécu, favorite de Louis XV, guillotinée en 1794. L’hôtel Dubarry avait été racheté par les bénédictines et transformé en maison d’éducation. Lire la suite .... 7 L’hôtel du Sénéchal Ce bâtiment avait été édifié à partir de 1550 pour servir à la Sénéchaussée, devenue Présidial (institution royale de police et justice). Ses façades classiques datent du XVIIIème siècle. A la Révolution, l’hôtel du Sénéchal est affecté au Tribunal de première instance. Lire la suite .... 8 Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Le 20 mai 1891, le président de la République Sadi Carnot inaugure les bâtiments financés et construits par la Ville de Toulouse. A cette occasion le maire Camille Ournac confie à Jaurès, adjoint à l’Instruction publique, le soin de remettre ces bâtiments à l’État, responsable de l’Enseignement supérieur. Lire la suite .... 9 Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Lire la suite .... 10 Impasse de la Colombette. Ancien siège du Parti ouvrier français La petite impasse à l’entrée de la rue de la Colombette (en venant du Boulevard Carnot) a abrité pendant quelques années le siège du Parti ouvrier fondé par Jules Guesde et Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, dont Jaurès a été proche de 1892 à 1897. Lire la suite .... 11 14, rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Ceux qui s’intéressent à Jean Jaurès auront plaisir à découvrir ce superbe bâtiment daté de 1903 où subsistent, dans sa cour accessible, quelques inscriptions à moitié effacées rappelant son origine et une clef de voûte sculptée figurant la tête du dieu Bacchus, bien à sa place dans ce lieu où transitèrent pendant plus de 50 ans bouteilles, flasques, bonbonnes et canettes destinée à recevoir vins et bières produits ou débités à Toulouse ou dans les environs. Lire la suite .... 12 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Lire la suite .... 13 Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. Lire la suite .... 14 Jean Jaurès au Capitole Jaurès, appelé à se présenter à une élection municipale partielle en août 1890 par le maire radical Camille Ournac, est fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux . Lire la suite ....

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    16 - Campus du Mirail. L’Université Jean Jaurès ’Université Jean Jaurès à Toulouse L’Université Jean Jaurès est l’héritière de la Faculté des Lettres créée en 1808, et en remontant plus avant dans le temps, de l’université de Toulouse, la deuxième en France après la Sorbonne son aînée de 14 ans. La création d’une université à Toulouse est inscrite dans le traité de Paris imposé par la couronne de France au comte de Toulouse Raymond VII en 1229. L’ordre dominicain fut chargé d’organiser cette institution. La soumission au roi de France et à l’église catholique qui s’étaient associés pour extirper l’« hérésie cathare » au moyen de la croisade fulminée en 1209 par la papauté n’était pas absente des intentions de ses créateurs, ainsi qu’en atteste la prééminence des études théologiques. On assiste toutefois à une orientation plus diversifiée au cours des siècles suivants avec le succès durable des études juridiques (voir fiches 2 et 7). Mais c’est aux 19ème et 20ème siècles que les études scientifiques et littéraires prennent leur essor avec notamment la chimie, illustrée en 1912 par le prix Nobel Paul Sabatier et les études hispaniques menées par Ernest Mérimée. Au moment où la République s’efforce de mettre en place des universités régionales, Jean Jaurès, maître de conférences en philosophie à 24 ans, réussit en tant qu’adjoint à l’Instruction publique (voir fiche 8) et avec le soutien du journal La Dépêche où il écrit, à obtenir le titre de Faculté pour l’École de Médecine, permettant ainsi à Toulouse de retrouver, au moins en principe, son Université. Ce fut chose faite avec, à la fin du XXème siècle, le regroupement en trois entités Toulouse 1 Capitole, Toulouse 2 Le Mirail et Toulouse 3 Paul Sabatier. L’attribution du nom de Jaurès est à partir de 1968 mise à l’ordre du jour par plusieurs responsables de la Faculté des Lettres transférée au sein du nouveau quartier du Mirail. Mais la difficulté d’atteindre la majorité des deux tiers au conseil d’administration et la concurrence d’autres dénominations retardent l’appellation au 19 mars 2014, année du centenaire de l’assassinat de Jaurès. Le président Jean-Michel Minovez attache son nom à cette réussite, qui coïncide avec la reconstruction totale des bâtiments. Dessinés par l’architecte Georges Candilis, ils avaient souffert de malfaçons originelles, aggravées en 2001 par l’explosion de l’usine AZF dans sa proximité. Bibliographie - Caroline Barrera et Patrick Ferté, dir., Histoire de l’université de Toulouse, Editions midi-pyrénéennes, Toulouse, 2019 (3t.). - Pauline Collet, Des lieux pour la science. Acteurs universitaires et construction bâtimentaire, le cas toulousain (1890-2020). Thèse soutenue le 13 novembre 2025 à l’Université Jean Jaurès. - Jean-Michel Minovez, dir., Construire et reconstruire le campus du Mirail, Toulouse, Privat, 2024. ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    15 - Allées Jean Jaurès et métro. Jaurès dans sa ville. Jean Jaurès au Capitole Dès le surlendemain de son assassinat, la décision d’attribuer une voie publique à Jean Jaurès a été prise par le conseil municipal de Toulouse présidé par le maire Jean Rieux, sur la proposition de l’adjoint Marius Pinel. La délibération du 12 mai 1916 attribue à Jaurès les allées Lafayette ainsi baptisées en 1830 avant même la construction des immeubles qui les bordent (la dénomination Louis-Napoléon fit un bref intérim de 1851 à 1870 et une appellation Paul Riquet fut abandonnée). Cette très large avenue qui part des grands boulevards ceinturant la ville pour rejoindre le Canal, agrémentée d’un mail arboré était devenue un des promenades favorites des Toulousains, d’autant que plusieurs cafés concerts s’y étaient installés. Les vicissitudes des allées, depuis la voie routière des années 1960 (accompagnée de l’appellation officieuse de «Champs Elysées ») jusqu’à la restauration de la promenade arborée, dénommée « Ramblas » suivant le souhait de l’urbaniste municipal, le Barcelonais Busquets, n’ont pas eu raison de l’appellation Jaurès. La ligne A du métro ouverte en 1993, puis la ligne B en 2008 confèrent à la station, également dénommée Jean Jaurès, le statut de centre géographique des transports publics toulousains. Le pictogramme Tisséo de la station rappelle la silhouette du tribun. ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Rue Saint-Papoul | AMISDEJAURESTOULOUSE

    11 - 14, rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Ceux qui s’intéressent à Jean Jaurès auront plaisir à découvrir ce superbe bâtiment daté de 1903 où subsistent, dans sa cour accessible, quelques inscriptions à moitié effacées rappelant son origine et une clef de voûte sculptée figurant la tête du dieu Bacchus, bien à sa place dans ce lieu où transitèrent pendant plus de 50 ans bouteilles, flasques, bonbonnes et canettes destinée à recevoir vins et bières produits ou débités à Toulouse ou dans les environs. La « VOA » a été créée en 1895 à la suite du lock-out (licenciement massif) qui avait frappé les verriers de la verrerie Sainte-Cécile de Carmaux, appartenant à Eugène Rességuier, par ailleurs patron du journal toulousain Le Télégramme. Après avoir échoué à procurer aux verriers sans travail un terrain convenable pour édifier une verrerie coopérative à Carmaux même – il s’était heurté à l’obstruction systématique du marquis de Solages -le député socialiste Jean Jaurès organise sur quelques mois une vaste souscription auprès des sections syndicales de toute la France (La CGT venait justement de se constituer au congrès de Limoges) mais aussi dans tous les foyers du socialisme. Par exemple, les vignerons socialistes du Narbonnais ont souscrit pour plus de 1000 francs-or de parts de la VOA. Une riche personne de Paris, Elianne Dembourg dispense un don de 100 000 francs, transmis par l’ancien communard Henri Rochefort. Le bâtiment est alors construit sans tarder dans le quartier de la Madeleine d’Albi par les ouvriers verriers au chômage forcé et l’inauguration a lieu en 1896 en présence de Jean Jaurès et d’autres leaders du monde ouvrier. Gagné par l’enthousiasme, Jaurès monte sur la table à la fin du banquet inaugural et chante la Carmagnole. II faut ensuite organiser des circuits distribution et des dépôts. Celui de Toulouse, à proximité de plusieurs brasseries et débits de vins sera le principal. Mis en service vers 1900, il est dirigé par Michel Aucouturier (1863-1916) qui avait assumé en tant que gérant le démarrage de l’établissement. Celui-ci fut le propre beau-père du jeune militant Vincent Auriol, alors avocat conseil de la Bourse du travail de Toulouse. On peut donc rappeler que ce lieu fut lié, en sus de Jean Jaurès qui n’a pas manqué d’y venir, au futur ministre du Front populaire, grand résistant et premier président de la IVème République de 1947 à 1954. Bibliographie : Marie-France Brive, La Verrerie ouvrière d’Albi, Paris, Scandéditions, 1993. Jean Le Pottier, « Elianne Dembourg, la donatrice de la VOA », in Comité de quartier, Madeleine Pont vieux, un quartier dans l’histoire, Albi, 2022, p. 182-184. Fiche transversale Jaurès le militant socialiste ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • rue Salenque | AMISDEJAURESTOULOUSE

    2 - 4, rue Albert Lautman - La Faculté des Lettres 4, rue Albert Lautman. La faculté des lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). L’inauguration a lieu dans le nouvel amphithéâtre (qui portera le nom de Jules Marsan, doyen prestigieux des années 1930) en présence du recteur Perroud qui réceptionne le bâtiment, du maire Honoré Serres, du préfet, des collègues alors en poste. Il y a aussi de nombreux étudiants chahuteurs à l’égard du doyen Benoît, qui était accusé d’avoir organisé des épreuves « hors sujet » à la dernière session d’examen. Dans son discours, Jaurès, qui auparavant avait enseigné pendant 5 ans à l’amphithéâtre du Sénéchal (Voir Parcours n° 7), déplore déjà l’exiguïté de locaux. Il célèbre l’effort conjugué des instances nationales et locales pour ouvrir les formations universitaires à un plus grand nombre d’étudiants et affirme sa foi dans le développement des universités régionales. Jaurès, en campagne électorale dès décembre 1892, puis élu député à Carmaux à la fin de janvier 1893, n’a exercé son métier de professeur de philosophie que quelques semaines dans ces lieux. Devenus notoirement insuffisants, les locaux seront abandonnés au début des années 1970 pour le campus du Mirail, après 80 ans d’utilisation et de cohabitation parfois conflictuelle avec les juristes, tout le contraire de ce que Jaurès avait souhaité ! Le bâtiment des Lettres a été récupéré par l’université Toulouse Capitole, qui occupait le site depuis le Moyen Age. Une plaque apposée dans l’amphi Marsan en 2009 rappelle l’inauguration des lieux par Jaurès. Elle est ainsi libellée : " En ces lieux le 17 novembre 1892 Jean Jaurès, maître de conférence en philosophie, adjoint au maire de Toulouse délégué à l’instruction publique, a inauguré les nouveaux locaux de la Faculté des lettres. Le 10 décembre 2009 l’Université de Toulouse et la Ville de Toulouse lui ont rendu hommage à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance " Voir aussi : Fiche transversale Jean Jaurès l’enseignant. ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    14 - Jean Jaurès au Capitole Jean Jaurès au Capitole Jaurès, appelé à se présenter à une élection municipale partielle en août 1890 par le maire radical Camille Ournac, est fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux . Son bureau, situé à l’angle droit du deuxième étage du bâtiment, exactement au-dessus du bureau du maire, est signalé par une plaque en cuivre apposée à l’occasion du centenaire de la panthéonisation, le 25 novembre 2024. Le grand buste de Paul Ducuing (1919) accueille les visiteurs au bas du grand escalier qui conduit au premier étage du bâtiment. Jaurès est encore présent sur le célèbre tableau des « rêveurs » ou des « promeneurs » à l’entrée de la salle des Illustres (Henri Martin, 1906). Il met en scène la famille du peintre et ses amis. De gauche à droite figurent Gilbert Martin, son fils aîné, René Martin, autre fils du peintre, Henri Bellery-Desfontaines, peintre, Jean-Paul Laurens, William Vienot, le peintre Henri Marre, Marie Martin épouse du peintre, au bras de son fils René, représenté deux fois sur le tableau, Henri Martin lui-même, Emilio Boggio, peintre vénézuélin, et Jean Jaurès. La scène est censée se situer rive gauche, en face de l’église et du port de la Daurade. On peut le reconnaître aussi dans la Salle des Illustres, avec d’autres édiles, sur le tableau figurant Clémence Isaure. Enfin le buste d’André Abbal (1920) a longtemps décoré le salon rouge attenant au bureau du maire. Il a récemment été transféré dans ce bureau, au cœur d’un pouvoir municipal qu’il a exercé plus de deux ans. Si l’on ajoute l’oeuvre de Moretti au plafond de la « Gallerue » des Arcades, et le modeste monument du square Charles de Gaulle, il apparaît que la mémoire du grand tribun est particulièrement honorée au cœur même de la ville rose. Repères bibliographiques Maurice Andrieu, Jaurès citoyen adoptif de Toulouse, Privat, 1987. Jean-Michel Ducomte, Quand Jaurès administrait Toulouse, Privat, 2009. La Dépêche du Midi, Jean Jaurès, un siècle au Panthéon, Toulouse, novembre 2024. ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Les Jacobins | AMISDEJAURESTOULOUSE

    5 - Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Il se déroula dans la salle du réfectoire du couvent des Jacobins. L’édifice érigé par les Dominicains au XIIIème siècle, devenu propriété de la ville à la suite de la Révolution française, fut longtemps occupé par l’armée, au prix de nombreux dégâts malgré le classement comme monument historique dès 1841. L’armée quitte les lieux en 1865, et le bâtiment connait de multiples usages. Son réfectoire héberge de nombreuses réunions. Le congrès intervient à un moment de rupture avec les radicaux, au pouvoir en France depuis 1906 avec Georges Clemenceau, et dans un contexte de nombreuses mobilisations et grèves ouvrières orchestrées par la CGT. Il s’agit pour la SFIO de définir la ligne politique d’un parti en ascension rapide. Les 282 délégués des fédérations (dont 7 femmes) étaient divisés en trois grands courants : les guesdistes (de leur chef Jules Guesde, fidèles au marxisme), les jaurésiens partisans de réformes, et les « insurrectionnels » avec le Toulousain Hubert Lagardelle. Après des débats animés, le congrès se rassemble dans une motion unanime présentée par Jaurès qui définit le « réformisme révolutionnaire » en associant les réformes à obtenir immédiatement avec l’objectif final de transformation de la société. L’unité ainsi atteinte va permettre à Jaurès de continuer les combats déjà en cours (laïcité, impôt sur le revenu, retraites) et de lutter pour préserver la paix, jusqu’à son assassinat le 31 juillet 1914, la veille de déclenchement de la Première guerre mondiale. L’agencement de la salle du réfectoire, les décorations et banderoles, tous les acteurs, siégeant à la tribune ou attablés en rangs serrés nous sont connus de façon très précise grâce à 54 photographies de l’événement prises par le photographe toulousain Georges Baudillon et diffusées en cartes postales. Elles ont été éditées et commentées (Toulouse 1908, Le congrès pour l’unité socialiste, sous la Direction de R. Pech, (Éditions Midi-Pyrénéennes, 2022) Voir aussi Fiche transversale Jaurès le militant socialiste. TELECHARGER ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bourse du travail | AMISDEJAURESTOULOUSE

    12 - 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Du temps de Jaurès à mai 68, Toulouse, une ville ouvrière La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Les ouvriers anarchistes comme le tailleur Louis Tranier, le groupe anarchiste toulousain « Les Vengeurs », (1880-1900), les socialistes blanquistes, comme le typographe Charles de Fitte (1857-1892) avaient réclamé en vain aux maires républicains un local décent pour se regrouper. La municipalité radicale élue en 1888 et dirigée par le minotier (et génial caricaturiste) Camille Ournac, reçoit en 1890 un renfort de poids avec l'universitaire, actif journaliste, Jean Jaurès, nommé adjoint. Celui-ci, en marge de sa délégation aux affaires scolaires et universitaires noue des relations suivies avec un monde ouvrier en attente de reconnaissance. Il est même choisi pour arbitrer en 1891 une grève des tramways particulièrement violente. Les radicaux qui l'entourent acceptent alors d'appuyer sans réserve, mais non sans arrière-pensées électoralistes, la construction, en 1892, d'une Bourse du travail, inaugurée par le maire et ses adjoints Honoré Serres et Jean Jaurès. L'une des premières de France, elle accueille dès janvier 1893 le congrès national qui prépare la création de la CGT. L'efficacité de la Bourse de Toulouse pour le placement, l'assistance aux chômeurs, mais aussi l'éducation générale et technique donne une vive impulsion aux syndicats qui peuvent depuis leur siège soutenir des grèves concluantes. Des leaders de qualité, tel le gazier Marty-Rollan (1876-1936) émergent sur le plan national, et le soutien de la municipalité se renforce avec la prépondérance des socialistes, installés pour longtemps à partir de 1925. Les locaux se révèlent insuffisants. La municipalité Billières (1925-1935) décide de transformer le bâtiment, que l'architecte Jean Montariol dote d'une façade Arts déco dont la blancheur éclatante contraste avec les immeubles de brique attenants. La nouvelle citadelle ouvrière, réalisée par la coopérative ouvrière des Charpentiers Toulousains est décorée de ferronneries ouvragées et de médaillons mettant sobrement en scène les gestes du travail ouvrier dans leurs multiples variantes. La Bourse est inaugurée en juillet 1931. Toulouse accueille, en janvier 1936, la réunification d'une CGT déchirée depuis 1920, préludant ainsi à la victoire du Front populaire. La Bourse est un centre actif d'aide à l'Espagne républicaine dévastée par la guerre civile, puis prend en charge l'accueil des syndicalistes espagnols réfugiés. Elle arrive même à maintenir une activité syndicale notable sous le régime de Vichy et devient la plaque tournante de la résistance ouvrière autour de son secrétaire Julien Forgues (1888-1970). La proximité avec les facultés de Lettres et de Droit permet en 1968 de ménager des contacts entre un puissant mouvement gréviste et le bouillonnement utopiste des étudiants, évitant peut être à Toulouse, où les manifestations ont été mieux préparées, les graves incidents et l' incompréhension absolue qui, ailleurs et surtout à Paris, ont divisé le mouvement et entraîné son échec politique, passées d'importantes avancées sociales qu'on n'aurait garde d'oublier. La Bourse du Travail possède un buste de Jean Jaurès inauguré en 1922. Réalisé par le sculpteur G. Richard, dans l’atelier du céramiste de Launaguet François MOUDENC, ce buste fut inauguré le 18 mai 1924 (articles dans La Dépêche du Midi et Le Midi socialiste du 19 mai 1924), l’année de la panthéonisation de Jean Jaurès. Fiche transversale Jaurès le militant socialiste. TELECHARGER ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • 9 - L'école Jean Jaurès | Ades

    9 - 21, Avenue Frizac. École Jean Jaurès Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Le groupe scolaire est construit en briques apparentes, avec, en façade, des jeux de briques animant les élévations. Les grilles et portails en fer forgé sont de style Art déco. Comme il était de règle, l’école était aussi un foyer d’éducation populaire en hébergeant les sièges et activités d’amicales dévolues à l’animation artistique et théâtrale du quartier. Des classes supplémentaires ont été inaugurées en 1929 -école maternelle- et 1931 -école de filles-. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’école maternelle que le groupe scolaire du Busca fut baptisé École Jean Jaurès comme le rapporte le Bulletin municipal de Toulouse (Voir aussi Le Midi socialiste du 18 mars 1929) : « Enfin [le maire Etienne Billières] s’est demandé avec [le premier adjoint] Julien qui serait le parrain de ce groupe scolaire, et s’étant reporté à la vie d’un homme que nous connaissons bien et admirons comme un grand Français qui aimait à venir converser longuement avec sa mère qui l’adorait au Jardin des Plantes, et c’est le nom de Jean Jaurès que portera désormais le groupe du Busca, car cette grande figure qu’on évoquera dans l’école donnera aux maitres et maitresses l’encouragement nécessaire pour que les enfants deviennent plus tard des hommes libres, afin que la Paix universelle soit toujours conservée et que les horreurs de la guerre disparaissent. ». De fait, la première habitation de Jean Jaurès à Toulouse, en 1883, avec sa mère, était située à proximité immédiate, au 11 bis rue Frizac (aujourd’hui remplacée par un immeuble). Jaurès, marié, habita ensuite Place du Salengro, voir fiche n° 1. TELECHARGER ECOUTER LA VISITE AVEC UN GUIDE AUDIO Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

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