top of page

Résultats de recherche

Search this site

38 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Rue Saint-Papoul | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 11 - 14, rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Ceux qui s’intéressent à Jean Jaurès auront plaisir à découvrir ce superbe bâtiment daté de 1903 où subsistent, dans sa cour accessible, quelques inscriptions à moitié effacées rappelant son origine et une clef de voûte sculptée figurant la tête du dieu Bacchus, bien à sa place dans ce lieu où transitèrent pendant plus de 50 ans bouteilles, flasques, bonbonnes et canettes destinée à recevoir vins et bières produits ou débités à Toulouse ou dans les environs. La « VOA » a été créée en 1895 à la suite du lock-out (licenciement massif) qui avait frappé les verriers de la verrerie Sainte-Cécile de Carmaux, appartenant à Eugène Rességuier, par ailleurs patron du journal toulousain Le Télégramme. Après avoir échoué à procurer aux verriers sans travail un terrain convenable pour édifier une verrerie coopérative à Carmaux même – il s’était heurté à l’obstruction systématique du marquis de Solages -le député socialiste Jean Jaurès organise sur quelques mois une vaste souscription auprès des sections syndicales de toute la France (La CGT venait justement de se constituer au congrès de Limoges) mais aussi dans tous les foyers du socialisme. Par exemple, les vignerons socialistes du Narbonnais ont souscrit pour plus de 1000 francs-or de parts de la VOA. Une riche personne de Paris, Elianne Dembourg dispense un don de 100 000 francs, transmis par l’ancien communard Henri Rochefort. Le bâtiment est alors construit sans tarder dans le quartier de la Madeleine d’Albi par les ouvriers verriers au chômage forcé et l’inauguration a lieu en 1896 en présence de Jean Jaurès et d’autres leaders du monde ouvrier. Gagné par l’enthousiasme, Jaurès monte sur la table à la fin du banquet inaugural et chante la Carmagnole. II faut ensuite organiser des circuits distribution et des dépôts. Celui de Toulouse, à proximité de plusieurs brasseries et débits de vins sera le principal. Mis en service vers 1900, il est dirigé par Michel Aucouturier (1863-1916) qui avait assumé en tant que gérant le démarrage de l’établissement. Celui-ci fut le propre beau-père du jeune militant Vincent Auriol, alors avocat conseil de la Bourse du travail de Toulouse. On peut donc rappeler que ce lieu fut lié, en sus de Jean Jaurès qui n’a pas manqué d’y venir, au futur ministre du Front populaire, grand résistant et premier président de la IVème République de 1947 à 1954. Bibliographie : Marie-France Brive, La Verrerie ouvrière d’Albi, Paris, Scandéditions, 1993. Jean Le Pottier, « Elianne Dembourg, la donatrice de la VOA », in Comité de quartier, Madeleine Pont-Vieux, un quartier dans l’histoire, Albi, 2022, p. 182-184. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Faculté des Sciences | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 8 - Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Le 20 mai 1891, le président de la République Sadi Carnot inaugure les bâtiments financés et construits par la Ville de Toulouse. A cette occasion le maire Camille Ournac confie à Jaurès, adjoint à l’Instruction publique, le soin de remettre ces bâtiments à l’État, responsable de l’Enseignement supérieur. On peut rappeler que Jaurès avait défendu dans la Dépêche la constitution des universités régionales et oeuvré avec son ami le recteur Claude-Marie Perroud pour l’accession nécessaire de l’École de Médecine de Toulouse (fondée en 1801 par la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse) au rang de Faculté, à l’instar de Montpellier. Le discours de Jaurès insiste sur la nécessaire collaboration des instances locales et de l’État, sur l’ouverture des Facultés à un plus grand nombre d’étudiants, sur le rayonnement, dans la diversité, de la recherche et de l’enseignement qui y sont dispensés. Il souhaite que «la haute science et la haute pensée soient pénétrées par le renouveau fraternel des sociétés humaines». Les architectes Joseph Galinier( puis plus tard Joseph Thillet) ont construit des bâtiments fonctionnels pour les laboratoires et les cours, jouxtant le muséum récemment aménagé (1865). Ils ouvrent sur la ville par des façades décorées des bustes des grands scientifiques et médecins toulousains, rehaussées de frontons symbolisant les progrès de la recherche, par exemple la vaccination ou la leçon d’anatomie. De nos jours, ces monuments récemment restaurés en bordure des allées Jules Guesde (Saint-Michel à l’époque de l’inauguration) et adossés au Jardin des Plantes hébergent toujours des locaux universitaires (salles de soutenance de thèses) mais aussi, avec le Quai des Savoirs, des espaces de promotion de la recherche scientifique (expositions, conférences), le Muséum récemment rénové. L’amphithéâtre de l’ancienne École de médecine, œuvre d’Urbain Vitry (1837) passé à la Faculté de Médecine, alloué au Museum après 1931 est devenu en 1945 un théâtre, baptisé en 1960 Daniel Sorano. L’idéal d’excellence et d’ouverture rêvé par Jaurès pour l’Université inspire toujours l’institution. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • rue Salenque | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 2 - 4, rue Albert Lautman - La Faculté des Lettres 4, rue Albert Lautman. La faculté des lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). L’inauguration a lieu dans le nouvel amphithéâtre (qui portera le nom de Jules Marsan, doyen prestigieux des années 1930) en présence du recteur Perroud qui réceptionne le bâtiment, du maire Honoré Serres, du préfet, des collègues alors en poste. Il y a aussi de nombreux étudiants chahuteurs à l’égard du doyen Benoît, qui était accusé d’avoir organisé des épreuves « hors sujet » à la dernière session d’examen. Dans son discours, Jaurès, qui auparavant avait enseigné pendant 5 ans à l’amphithéâtre du Sénéchal (Voir Parcours n° 7), déplore déjà l’exiguïté de locaux. Il célèbre l’effort conjugué des instances nationales et locales pour ouvrir les formations universitaires à un plus grand nombre d’étudiants et affirme sa foi dans le développement des universités régionales. Jaurès, en campagne électorale dès décembre 1892, puis élu député à Carmaux à la fin de janvier 1893, n’a exercé son métier de professeur de philosophie que quelques semaines dans ces lieux. Devenus notoirement insuffisants, les locaux seront abandonnés au début des années 1970 pour le campus du Mirail, après 80 ans d’utilisation et de cohabitation parfois conflictuelle avec les juristes, tout le contraire de ce que Jaurès avait souhaité ! Le bâtiment des Lettres a été récupéré par l’université Toulouse Capitole, qui occupait le site depuis le Moyen Age. Une plaque apposée dans l’amphi Marsan en 2009 rappelle l’inauguration des lieux par Jaurès. Elle est ainsi libellée : " En ces lieux le 17 novembre 1892 Jean Jaurès, maître de conférence en philosophie, adjoint au maire de Toulouse délégué à l’instruction publique, a inauguré les nouveaux locaux de la Faculté des lettres. Le 10 décembre 2009 l’Université de Toulouse et la Ville de Toulouse lui ont rendu hommage à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance " suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 14 - Jean Jaurès au Capitole Jean Jaurès au Capitole Jaurès, rejoignit la municipalité Camille Ournac à l’occasion d’une élection partielle en août 1890. Il est resté fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux. Son bureau, situé à l’angle droit du deuxième étage du bâtiment, exactement au-dessus du bureau du maire, est signalé par une plaque en cuivre apposée à l’occasion du centenaire de la panthéonisation, le 25 novembre 2024. Le buste imposant réalisé par Paul Ducuing (1919) accueille les visiteurs au bas du grand escalier qui conduit au premier étage du bâtiment. Jaurès est encore présent sur le célèbre tableau des « rêveurs » ou des « promeneurs » à l’entrée de la salle des Illustres (Henri Martin, 1906). Il met en scène la famille du peintre et ses amis. De gauche à droite figurent Gilbert Martin, son fils aîné, René Martin, autre fils du peintre, Henri Bellery- Desfontaines, peintre, Jean-Paul Laurens, William Vienot, bibliothécaire, le peintre Henri Marre, Marie Martin épouse du peintre, au bras de son fils René, représenté deux fois sur le tableau, Henri Martin lui-même (?), Emilio Boggio, peintre vénézuélin, et Jean Jaurès. La scène est censée se situer rive gauche, en face de l’église et du port de la Daurade. On peut le reconnaître aussi dans la Salle des Illustres, avec d’autres édiles, sur le tableau figurant Clémence Isaure, également d’Henri Martin. Enfin le buste réalisé par André Abbal (1920) a longtemps décoré le salon rouge attenant au bureau du maire. Il a récemment été transféré dans ce bureau, au cœur du pouvoir municipal. Si l’on ajoute l’un des tableaux de Moretti au plafond de la « Galerue » des Arcades, et le modeste monument du square Charles de Gaulle, il apparaît que la représentation du grand tribun est bien présente au cœur même de la ville rose. Repères bibliographiques Maurice Andrieu, Jaurès citoyen adoptif de Toulouse, Privat, 1987. Jean-Michel Ducomte, Quand Jaurès administrait Toulouse, Privat, 2009. La Dépêche du Midi, Jean Jaurès, un siècle au Panthéon, Toulouse, novembre 2024. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Les Jacobins | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 5 - Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Il se déroula dans la salle du réfectoire du couvent des Jacobins. L’édifice érigé par les Dominicains au XIIIème siècle, devenu propriété de la ville à la suite de la Révolution française, fut longtemps occupé par l’armée, au prix de nombreux dégâts malgré le classement comme monument historique dès 1841. L’armée quitte les lieux en 1865, et le bâtiment connait de multiples usages. Son réfectoire héberge de nombreuses réunions. Le congrès intervient à un moment de rupture avec les radicaux, au pouvoir en France depuis 1906 avec Georges Clemenceau, et dans un contexte de nombreuses mobilisations et grèves ouvrières orchestrées par la CGT. Il s’agit pour la SFIO de définir la ligne politique d’un parti en ascension rapide. Les 282 délégués des fédérations (dont 7 femmes) étaient divisés en trois grands courants : les guesdistes (de leur chef Jules Guesde, fidèles au marxisme), les jaurésiens partisans de réformes, et les « insurrectionnels » avec le Toulousain Hubert Lagardelle. Après des débats animés, le congrès se rassemble dans une motion unanime présentée par Jaurès qui définit le « réformisme révolutionnaire » en associant les réformes à obtenir immédiatement avec l’objectif final de transformation de la société. L’unité ainsi atteinte va permettre à Jaurès de continuer les combats déjà en cours (laïcité, impôt sur le revenu, retraites) et de lutter pour préserver la paix, jusqu’à son assassinat le 31 juillet 1914, la veille de déclenchement de la Première guerre mondiale. L’agencement de la salle du réfectoire, les décorations et banderoles, tous les acteurs, siégeant à la tribune ou attablés en rangs serrés nous sont connus de façon très précise grâce à 54 photographies de l’événement prises par le photographe toulousain Georges Baudillon et diffusées en cartes postales. Elles ont été éditées et commentées (Toulouse 1908, Le congrès pour l’unité socialiste, sous la direction de R. Pech, (Éditions midi-pyrénéennes, 2022) suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • La Maison du Sénéchal | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 7 - 17, rue Charles de Rémusat. La première faculté des lettres : l’hôtel du Sénéchal La première faculté des lettres : l’hôtel du Sénéchal, 17, rue Charles de Rémusat. Au début de la carrière de Jaurès, la Faculté des lettres, où il enseigna, occupait l’hôtel du Sénéchal, 17, rue de Rémusat. L’hôtel du Sénéchal Ce bâtiment avait été édifié à partir de 1550 pour servir à la Sénéchaussée, devenue Présidial (institution royale de police et justice). Ses façades classiques datent du XVIIIème siècle. A la Révolution, l’hôtel du Sénéchal est affecté au Tribunal de première instance. En 1810, l’Université de Toulouse est reconstituée et la faculté des lettres s’installe dans l’hôtel du Sénéchal, avant de rejoindre la faculté de droit, rue de l’Université, en 1892, dans de nouveaux bâtiments. C’est Jean Jaurès, adjoint à l’instruction publique, qui inaugure ces nouveaux bâtiments, au 4 de l‘actuelle rue Albert-Lautmann (voir fiche n°2) . Il y donnera encore quelques cours. L’hôtel du Sénéchal redevient bâtiment communal. L’amphithéâtre du Sénéchal rue de Rémusat au temps de Jean Jaurès. Jean Jaurès a enseigné de 1883 à 1885 puis de 1889 à 1893. Il a dispensé ses cours de philosophie dans l’amphithéâtre du Sénéchal. Jaurès évoque avec tendresse le « vieil amphi de la rue Matabiau » déjà dénommée Rémusat à son époque. Les bancs en bois peints en noir n’ont été remplacés par des fauteuils que vers 1980. Le Sénéchal hébergeait la Faculté de Lettres, un peu éclipsée au 19ème siècle par celle du Droit déjà installée rue de l’Université (actuelle rue Lautman).C’est au Sénéchal qu’il fit ses débuts universitaires en y prononçant plusieurs conférences dès 1882, puis en prenant un poste de maître de conférences de 1883 à 1885, s’installant à Toulouse avec sa mère à ce moment-là. Il y fréquenta des professeurs prestigieux comme Gabriel Compayré, Tarnais et homme politique comme lui, Ernest Mérimée qui organisa enseignement et recherches sur le monde hispanique dès cette époque… Les rapports du recteur Claude Perroud (normalien comme lui, il resta en poste de 1880 à 1908 et fut, par ailleurs témoin du mariage de Jaurès à Albi en 1886) sont particulièrement élogieux pour le jeune professeur de philosophie. Outre ses cours de licence et d’agrégation, il y dispensa des cours publics ouverts à tous le samedi après-midi, qui ont connu un vif succès. Le futur maire socialiste Albert Bedouce, alors jeune employé de l’imprimerie Sirven et militant du parti ouvrier de Jules Guesde y fut assidu. On n’a pas conservé les textes des cours universitaires de Jaurès, contrairement aux cours dispensés au lycée d’Albi, qui font l’objet, avec ses thèses, du volume 3 intitulé : « Philosopher à trente ans » des Oeuvres publiées par la Société des Études jaurésiennes (Fayard). Dans plusieurs articles de la Dépêche en 1890, Jaurès a développé le projet d’université régionale en insistant sur les rapports avec les autres universités du Midi (Bordeaux, Montpellier, Aix en Provence) et sur l’ouverture à l’international en privilégiant le monde hispanique. L’amphithéâtre du Sénéchal est devenu une salle de conférences municipales très utilisée aujourd’hui. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Roquelaine | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 4 - 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Jaurès, qui a donné 1312 articles à La Dépêche, du 21 janvier 1887 à sa mort le 31 juillet 1914, a fourni plusieurs centaines d’articles à ces quotidiens. La Cité a subi plusieurs interruptions dans sa parution. Le Midi socialiste a été fondé par Albert Bedouce (maire de Toulouse, député, ministre, 1869-1947), Vincent Auriol (maire de Muret, député, Président de la République, 1885-1966) et Bernard Desbals (ouvrier graveur, militant socialiste, 1877-1911). C’est un journal à vocation régionale (diffusion limitée à la Haute-Garonne, au Tarn et à l’Aude, pour un tirage maximum de 30 000 exemplaires contre plus de 200 000 à La Dépêche). Il fut animé par l’Audois Léon Hudelle (1881-1973) et l’adjoint au maire Emile Berlia (1878-1946), directeur de l’imprimerie attenante. La rue Roquelaine comptait un autre quotidien, le conservateur l’Express du Midi. Devenu La Garonne, il fut interrompu, comme le Midi socialiste, pour collaboration, et ses presses servirent à imprimer plusieurs journaux des mouvements de la Résistance et des partis reconstitués à la Libération. Le siège du Midi socialiste, journal auquel Jean Jaurès avait beaucoup collaboré, a été retenu comme une des étapes du « Parcours Jaurès » établi à l’occasion du centenaire de la panthéonisation de Jean Jaurès en 2024. Une fresque a été réalisée sur le mur donnant rue Roquelaine, par l’artiste Rémi Tournier. Le 23 novembre 2024, la fresque, intitulée « La mélodie des contrastes », fut inaugurée par le maire et président de la Métropole Jean-Luc Moudenc et le président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Rémy Pech. Pourquoi « La mélodie des contrastes » ? La fresque de Rémi Tournier veut mettre en valeur la personnalité vibrante de Jaurès attachée à l’édifice, et rendre compte de la vie actuelle de ce lieu. Pour cela, il fait appel à une photo célèbre du tribun, haranguant la foule massée sous le soleil le 25 mai 1913 au Pré Saint-Gervais, le canotier blanc sur la tête. Réinterprétés par Rémi Tournier, les chapeaux ronds deviennent des tambours blancs cerclés de noir, ceux qui font vibrer les murs de la Samba Résille. Le vigoureux portrait de Jaurès lui-même s’inspire du buste en bronze « Jaurès orateur » sculpté par l’artiste toulousain Paul Ducuing (1867-1949). Pour plus de détails, se reporter ci-dessous au très beau texte écrit par l’artiste Rémi Tournier. Il figure, de façon peu visible, sur le mur de Samba Résille. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bibliographie Amis de Jaurès Toulouse

    La bibliographie présente les ouvrages récents consacrés à Jaurès ou qui en parlent de façon significative. Dans une deuxième partie vous trouverez une bibliographie de base, qui vous donne les ouvrages essentiels pour connaître et comprendre Jaurès. Dernières parutions Septembre 2025 Les morts de Raoul Villain Amos REICHMAN Editions du Seuil 256 p. 21 euros Nous reproduisons ici la critique parue dans la revue L’Ours, n° 546, sous la plume de Jean-François Merle septembre 2025 Rémy Cazals, Jaurès détective - Affaire Dreyfus EDHISTO, Senones, 49 p. Sous forme d’un petit roman policier, malicieusement connecté par l’auteur à la littérature classique en la matière, voici une évocation précise et très alertement rédigée d’une véritable épopée qui fit vaciller la République à la fin du XIXème siècle. L’Affaire Dreyfus, magistralement étudiée par Vincent Duclert, a révélé de profondes fractures dans la société française de cette époque. La démocratie, un temps menacée, s’en est finalement trouvée renforcée. L’action de Jean Jaurès et de quelques autres (Zola, Clemenceau, Picquart) sur le plan judiciaire, mais aussi sur celui des « médias » et de l’opinion publique fut décisive. Le témoignage d’un jeune étudiant appartenant aux « amis inconnus » de Dreyfus, mis en lumière par Marie Aynié, sert de trame à tout l’ouvrage. La relecture d’un événement étalé sur une décennie entière est passionnante en elle-même mais elle offre aussi bien des pistes de réflexion pour le temps présent. En effet l’inquiétude citoyenne grandit face à la mise en cause des valeurs qui semblaient les mieux établies. Un assaut conjugué de personnages ou de groupes qui se réclament ouvertement du nationalisme tentent de faire jouer les ressorts du racisme et de l’antisémitisme que l’on pouvait croire éradiqués. Tenons nous prêts à défendre les principes de la démocratie. Merci à Rémy Cazals de cette piqûre de rappel administrée de manière plaisante et accessible à tous. Rémy Pech MaI 2025 1925 Etienne Billières Un maire visionnaire au Capitole Rémy PECH Editions Midi-pyrénéennes, PUF, 50 p. 8 euros Etienne Billières, élu maire de Toulouse le 9 mai 1925, n’a pas que la barbe jaurésienne. Il en est le fidèle héritier. Pourtant, si son nom n’est pas inconnu des Toulousains, combien l’associent aux réalisations de cet édile visionnaire. Élu socialiste animé de vastes espérances, il amplifie le programme social et culturel de ses prédécesseurs en forme de grands projets de modernisation urbaine. Entouré de brillants architectes, il construit de nouvelles écoles, édifie des cités accessibles aux classes populaires, rénove la Bourse du Travail, lance le chantier du parc des sports sur l’île du Ramier ou celui de la Bibliothèque municipale… Redécouvrez à travers les 50 petites mais denses pages du nouvel ouvrage de la Collection « Cette année-là » l’engagement d’Etienne Billières pour la ville rose, ou le socialisme municipal en action. Mars 2025 Gambetta Eric Anceau Paris, PUF, 177 p., 15 euros Ce petit livre, par un spécialiste de l’histoire politique de la France au XIXème siècle, complète bienles sommes produites sur le grand tribun, modèle du jeune Jaurès, par Jacques Chastenet, Pierre Barral et Jean-Marie Mayeur, aujourd’hui difficilement accessibles. Prototype de la méritocratie et de l’intégration sociale, le fils de l’épicier de Cahors s’impose comme leader républicain dès la fin du Second Empire, et conquiert ses galons d’homme d’Etat en galvanisant la résistance à l’invasion prussienne en 1870-1871. Avec persévérance et habileté, il conduit l’installation progressive de la République en quadrillant le pays à travers de multiples campagnes électorales, puis en présidant la Chambre des députés, entre 1871 et 1881. Accédant enfin au pouvoir, mais pour deux mois seulement, avec son « grand ministère » de 1881, il dessine pour le pays un avenir de progrès et de paix qui reste à l’état d’ébauche. L’auteur analyse avec bonheur les aptitudes multiples du leader républicain, insistant sur son art du compromis sans compromission et de l’opportunisme devenu slogan politique. La mémoire de ce géant, fauché brutalement à 43 ans en 1882, irrigue les débats politiques pendant toute la durée du régime et jusqu’à la Résistance. Elle s’estompe ensuite peu à peu, et cette piqûre de rappel, bien nécessaire, est particulièrement utile en ces temps ou notre démocratie vacille encore une fois sous les coups de l’autoritarisme et des haines sociales et raciales. Février 2025 ROCARD, un regard sur le monde Vincent Duclert Passés/composés, 368 p. 23 euros Dans son dernier ouvrage, Vincent Duclert offre un regard original sur Michel Rocard, intitulé Rocard, une biographie internationale, (Passés composés). Historien des sociétés démocratiques et des processus génocidaires, il a publié plusieurs ouvrages sur l’Affaire Dreyfus, les génocides des Arméniens et des Tutsis du Rwanda. Nul n’était plus qualifié pour renouveler l’analyse historique de l’œuvre internationale, souvent négligée, de Michel Rocard (1931- 2016). De la décolonisation appréhendée dans sa jeunesse en Afrique du Nord, mise en œuvre ensuite, lors de son passage au pouvoir, en Nouvelle-Calédonie, jusqu’ à ses propositions originales pour la Palestine et Israël, sans oublier son observation lucide du génocide au Rwanda, et sa contribution à la construction européenne, la stature d’un grand homme d’État est ici restituée. À l’heure où les conflits s’exacerbent, notamment dans les régions du monde où il était intervenu, au moment où le multilatéralisme mis en place en 1945 avec l’ONU se révèle impuissant à les juguler, cet ouvrage d’un chercheur hors pair, instruit par de profondes études documentaires et, plus rare pour un historien, la pratique des terrains d’affrontement, saura passionner les Toulousains et les doter de nombreux éléments de réflexion et d’engagement. Nous signalons pour 2024 une thèse non publiée consacrée à Jaurès, qui permet de mieux comprendre la pensée de Jaurès et sa conception du socialisme. Mai 2024 " Jean Jaurès, une recherche de l’État juste" Clothilde Combes Thèse de doctorat d’État. Direction : Stéphane Mouton et Jérôme Henning Université de Toulouse 1 Capitole Non publié. La thèse de Clothilde Combes, soutenue le 31 mai 2024 à l’Université de Toulouse 1 Capitole, totalise plus de 800 pages. C’est une véritable mine puisqu’elle croise beaucoup de sources jaurésiennes dont certaines négligées jusqu’ici (par exemple le projet d’assurances sociales de l’éphémère Parti socialiste français en 1903). Jaurès avait refusé d’adhérer à la théorie marxienne du dépérissement de l’État (accompagné pendant un temps indéterminé de la dictature du prolétariat). Pour lui la république sociale s’inscrivait naturellement dans l’aboutissement de la république démocratique. La raison majeure de sa pleine adhésion au socialisme est le fruit de sa déception devant l’échec de la République opportuniste (1879-1902) en matière sociale. Il est dès lors évident que la lutte pour le réformisme révolutionnaire passait, pour lui, par de profondes transformations de l’État républicain. Même si on ne trouve pas sous sa plume l’expression « État juste », il est légitime de dégager cette notion des écrits et discours de Jaurès, pour qui l’État se devait par les réformes, d’approcher la justice sociale qui est un des fondements de toutes ses actions politiques. Clothilde Combes a obtenu le prix Alfred Duméril de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, sur rapport présenté par Rémy Pech le 15 juin 2025. 2024 Jean Jaurès Gilles Candar , Vincent Duclert Editions Fayard - 712 pages Figure majeure de l’histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, assassiné le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) méritait une biographie à la hauteur de sa place dans l’histoire contemporaine. Gilles Candar et Vincent Duclert dessinent dans cet ouvrage le portrait passionnant d’un homme brillant : normalien, philosophe, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique. Son attention constante à la question sociale l’amène à s’engager dans de nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l’humanité. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d’étude enfin, sans cesse renouvelé. Initialement publiée en 2014, actualisée et augmentée dix ans plus tard, cette biographie s’y consacre, pour que vive l’histoire de Jaurès. Président de la Société d’études jaurésiennes, Gilles Candar a orchestré chez Fayard la parution des Œuvres de Jean Jaurès. Chercheur et ancien directeur de laboratoire à l’EHESS, professeur à Sciences Po (2016-2022), Vincent Duclert est l’auteur, entre autres, d’une biographie de Dreyfus (Pluriel, 2016) Novembre 2024 LA DÉPÊCHE DU MIDI, JEAN JAURÈS, un siècle au Panthéon, Toulouse, 96 p., préfaces de Carole Delga et Christophe Ramond, 14,90€ Il appartenait à La Dépêche du Midi, déjà éditrice avec Privat des 1312 articles écrits par Jaurès dans ce journal (bientôt en ligne sur le site des Amis de Jean Jaurès à Toulouse), d’évoquer le centenaire de la Panthéonisation de Jean Jaurès par une nouvelle publication. Voilà, pour faire vivre la cérémonie du 23 novembre 1924 à Paris, un magnifique album, très richement illustré par de nombreux documents, dont de rares autochromes, chacun d’eux précisément référencés. Il retrace évidemment toute la genèse de cette énorme manifestation, en n’éludant rien des débats et des conflits qu’elle a fait surgir au sein de la gauche. De surcroît, Sébastien Bouchereau, maître d’œuvre de l’ouvrage, a eu à cœur de revenir sur l’ensemble de la carrière du grand tribun, depuis son enfance à Castres jusqu’à son assassinat au café du Croissant à Paris. Il a eu recours à des documents inédits, puisés dans le fonds Gatulle de l’Assemblée nationale, et pratiqué une recherche personnelle sur les noms des rues dédiés à Jaurès. Éclairé par une interview de Vincent Duclert, ce superbe ouvrage replace la pensée et l’action de Jaurès dans le contexte actuel, et dessine pour le lecteur « une vie pour les droits humains, une mémoire pour se souvenir et agir ». Novembre 2024 Eugène Bois, 1841-1899 Beau-père de Jean Jaurès et sous-préfet de la République Daniel-Antoine CHARBONNEL Un Autre Reg-Art Editions, 332 p. 24,90 euros Novembre 2024 Jean Jaurès, Député de Carmaux et de la IIe circonscription Patrick TROUCHE, 160 p. 15 euros 2024 Guerre et paix dans le monde du XIXème au XXIème siècle Rémy Pech, Gilles Candar, dir. Toulouse, Privat, septembre 2024, 183 p., 19,90 euros. Comment construire la paix pour sortir de la barbarie des guerres ? Cette question est d'une actualité féroce alors de l'agression de la Russie contre l'Ukraine ou de la guerre au Proche-Orient, ensanglanté par les massacres terroristes et la négociation des droits du peuple Palestine. Associant journaliste et historien ce livre de réflexion citoyenne s'interroge quand ton moyen pour atteindre la paix, évoquant les travaux politiques de Jean Jaurès et de l'international socialiste de son époque, mais aussi des actions discrètes comme petite paix des tranchées en 1914-1918 point un ouvrage nécessaire pour ouvrir un dialogue et combattre les racismes, les chauvinisme, les nationalismes toujours renaissant. 2024 « Jean Jaurès. N’oublions pas ses combats » Bernard Bessou Editions Cairn L'analyse de Jean Glavany "Lu « Jean Jaurès. N’oublions pas ses combats » de Bernard, sur les traces de Jaurès, sujet d’étude de plusieurs années, ayant lu et relu à peu près tout ce qui avait été écrit sur Jaurès, a souhaité écrire un livre politiquement et concrètement utile pour notre temps en se posant cette question : quels furent les combats de Jaurès qui, toujours d’actualité, devraient être toujours les nôtres ? On redécouvre alors les combats du grand homme pour la laïcité - cette valeur suprême de liberté et non pas d’oppression comme veulent le faire croire les communautaristes- les droits des femmes qui ne devraient pas être un combat uniquement des femmes mais de tous, l’abolition de la peine de mort, rappel émouvant en cette année de disparition de Robert Badinter, la paix toujours d’actualité brûlante….Et en écrivain curieux et occitan amoureux de notre belle région, pour peaufiner sa recherche il s’est rendu, voisin passionné, dans le Tarn, à Villefranche d’Albigeois, pour découvrir le domaine de Bessoulet et rentrer dans l’intimité de Jaurès, histoire de tout bien comprendre de son sujet, mieux le respirer. Que ce travail rencontre l’accueil qu’il mérite comme celui d’un humaniste, citoyen engagé et érudit éclairant." 2024 Jean Jaurès Jean-Numa Ducange Paris, Perrin, septembre 2024, 460 p. , 25 euros. Utilisant des sources inédites, notamment étrangères, la nouvelle biographie de Jean Jaurès par Jean-Numa Ducange a le grand mérite de placer Jaurès dans un éclairage international, sans pour autant négliger son influence locale et nationale. La biographie de référence. 2024 Discours de Paix Jean Jaurès, présentation Gilles Candar Paris, Fayard, 1001 Nuits, 96 p., 5 euros. Si Jaurès admet la possibilité de combattre pour défendre son pays ou éviter des « guerres d’extermination », la paix constitue pour lui un choix de civilisation. Un rappel fondamental à relire. 2024 Cahier Jaurès, « Nos Jaurès » N°252-253, Avril-septembre 2024 Société d’Etudes jaurésiennes, 4 rue Toussaint-Féron 75013 Paris, 25 euros Intitulé « Nos Jaurès », le numéro d’avril-septembre de la société d’Etudes jaurésiennes présente un bouquet de textes connus ou moins connus de notre héros, éclairés par les commentaires des meilleurs spécialistes. A noter : un article de Jacqueline Lalouette sur la panthéonisation de Jaurès le 23 novembre 1924. 2024 Jaurès en duel Frédéric Potier Paris, Le bord de l’eau et Fondation Jean Jaurès, avril 2024, 150 p., 14 euros. Jeune haut fonctionnaire passionné par l’histoire, Frédéric Potier nous offre, en cette année du centenaire de la panthéonisation de Jaurès, un ouvrage consacré à un épisode, fortement controversé en son temps, largement oublié ensuite, de la vie du grand tribun : le duel qui l’opposa à Paul Déroulède, poète nationaliste célèbre, alors en exil en Espagne à la suite de son implication dans les tentatives de coup d’Etat fomentées en 1899 dans le contexte des affrontements suscités par l’Affaire Dreyfus. Insulté par Déroulède dans des articles de presse mettant en doute son patriotisme, Jaurès provoqua le duel, en contradiction non seulement avec la légalité, mais aussi avec ses convictions humanistes, qui quelques années plus tard le conduisirent à lutter avec éclat contre le maintien de la peine capitale. Une enquête minutieuse, exploitant les nombreux articles de presse et les dossiers administratifs ayant suivi cette affaire, nourrissent un récit très alerte. Le voyage en train de Jaurès, des témoins et des médecins donne lieu à des conversations qui restituent le climat politique conflictuel des premières années du siècle dernier. L’auteur déploie dans ce petit livre des dons de conteur qui captivent le lecteur. Certes, se voulant aussi romancier, il prend parfois des libertés avec la réalité, en imaginant par exemple une pittoresque rencontre entre Jaurès et Pierre Loti. Mais l’ouvrage permet de belles découvertes, comme la tolérance officielle du pouvoir républicain (Emile Combes en l’occurrence) à l’égard de la pratique du duel, ou la situation géographique de la rencontre (les deux coups de feu furent sans résultat) en bordure de la Bidassoa et non pas sur la fameuse île des Faisans évoquée par la plupart des biographes de Jaurès. Un livre fort instructif et très divertissant. 2023 Cahiers Jaurès, « Lectures » N° 250, Octobre-décembre Société d’études Jaurésiennes, 4 rue Toussaint-Féron 75013 Paris Le numéro « Lectures » des Cahiers Jaurès, devenu annuel, est très abondant. Il comporte, sous la plume de 18 contributeurs et en 155 pages, la recension de 45 ouvrages récents dont plusieurs touchent directement à Jaurès, mais pas seulement. Ils relèvent tous du « temps de Jaurès » et ont été regroupés en 5 chapitres : Jaurès, histoire politique, histoire sociale, figures d’intellectuels, questions de méthode. Concernant Jaurès proprement dit, trois parutions récentes sont recensées : Gilles Candar, Jaurès et la vie future, paris, Editions de l’Aube, Fondation Jean Jaurès, 2021, 69 p. Jean-Pierre Rioux, Les enfants de Jaurès, Paris, Odile Jacob, 2022, 204 p. Gilles Candar, Rémy Pech (dir.), Jean Jaurès ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023, 216 p. Nous ne saurions trop encourager nos adhérents à consulter l’intégralité de cet ouvrage, mieux à s’abonner, à la revue des Cahiers Jaurès, édités par la Société d’Etudes Jaurésiennes présidée par notre ami Gilles Candar, 4 rue Toussaint Féron 75013 Paris . 2023 Guerre à la guerre (1912-1914), Jean Jaurès, Œuvres complètes, tome 15, édition établie par Marion Fontaine et Christophe Prochasson Paris, Fayard, 2023, 668 p., 35 euros. Les Œuvres de Jaurès enfin disponibles en totalité : Avec ce tome 15 se clôt la monumentale édition des Œuvres de Jean Jaurès, menée à bien depuis vingt ans par Gilles Candar avec une longue patience et un brio inégalé. Les jaurésiens chevronnés que sont Marion Fontaine et Christophe Prochasson éclairent superbement les années 1912 à 1914. Les combats inlassables pour la préservation de la paix, déployés par Jaurès sur le plan parlementa ire, ainsi qu’au sein de l’Internationale ouvrière sont, bien sûr, présents, à travers des textes emblématiques comme le discours « des cloches » de Bâle en novembre 1912, ou celui du Pré Saint-Gervais contre la loi des Trois ans en mai 1913. Mais une foule d’articles de presse ou de revue étoffent la documentation. Pendant ces années intenses, Jaurès n’a pas perdu de vue la nécessité de réformer la République et ses actions pour la représentation proportionnelle et le vote des femmes aux élections, pour une fiscalité plus juste, contre la corruption ne sont pas négligées. Sa dénonciation de plus en plus vive du colonialisme, qui rejoint le combat pour la paix, est très présente également. Enfin, bien des textes peu connus permettent de mesurer les efforts investis pour que la gauche, déjà traversée par des divisions paralysantes, retrouve la force et le dynamisme qu’elle a toujours peiné à faire renaître. Ce volume contient les derniers textes de Jaurès avant son assassinat et le déclenchement de la Grande guerre. La période considérée a un écho certain avec l’actualité tragique que nous vivons, ce qui est une raison suffisante pour le lire d’urgence. 2023 Léon Blum, une vie héroïque Philippe Collin Albin Michel, 388 p., 24 euros Cet important volume représente la transcription fidèle d’un « podcast » de plusieurs heures sur un homme justement qualifié de héros, mais restant pour beaucoup de Français un inconnu, tant so n image est occultée en raison d’images contraires véhiculées à ses dépens, l’antisémitisme s’ajoutant aux multiples rancoeurs politiques engendrées par une vie politique intense. Héroïque, Blum le fut en 1920 dans son obstination à « garder la vieille maison » socialiste construite par Jaurès alors que la majorité de son parti était éblouie par la grande lueur léniniste qui s’était levée à l’Est de l’Europe. Héroïque encore, de 1934 à 1936 lorsqu’il arriva, en dépit des injures endurées et des risques mortels encourus, à constituer un Front populaire très large pour barrer la route au fascisme menaçant, puis à diriger un gouvernement fertile en réformes et en promesses d’avenir. Héroïque toujours face à une interminable captivité de 1940 à 1945 (en France puis à Buchenwald), face à l’injuste procès de Riom qu’il parvient à retourner contre ses persécuteurs, Hitler en ordonnant l’arrêt. Héroïque enfin, de 1945 à sa mort en 1950, quand il contribue à la refondation d’une république démocratique et sociale, aux premiers pas de l’Europe communautaire et d’une ONU capable d’arbitrer les conflits survenus dans le monde. De très nombreuses photos, souvent inédites, un suivi régulier de sa vie personnelle marquée par la présence de femmes remarquables, l’attention portée aux talents littéraires et aux anticipations sociétales (le livre Du mariage, paru en 1907, tellement actuel après tant de dénigrements) augmentent l’intérêt de ce bel ouvrage dont l’auteur, producteur radio de grand talent ayant su s’entourer des meilleurs spécialistes, accède ainsi pleinement au rang d’historien du contemporain. Rémy PECH 2023 « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » Gilles Candar, Remy Pech Edition Privat L’ouvrage collectif « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » sous la direction de Gilles Candar et Rémy Pech (Toulouse), est édité sous les auspices de la Société d’Etudes Jaurésiennes et l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse. FEVRIER 2023 QUE DIT JAURES A LA GAUCHE AUJOURD’HUI Gilles Candar, Rémy Pech, Jean Paul Scot, Patrick Le Haric Editions de L’Humanité Préfacée par Georges Méric, la brochure reprend les communications présentées par Rémy Pech, Gilles Candar, Jean-Paul Sco t et Patrick Le Hyaric lors de l’Agora au Conseil départemental de la Haute Garonne le 24 novembre 2022, avec plusieurs illustrations extraites du livre « Toulouse 1908, le Congrès pour l’unité socialiste ». 2023 Toulouse 1908 - Le congrès pour l'unité socialiste Rémy Pech, Frédéric Cépède, G illes Candar, Alain Bergounioux Lionel Jospin (Préfacier) Editions Midi-pyreneennes. Fondé en 1905, le Parti socialiste (Section française de l'Internationale ouvrière, SFIO) tient à Toulouse, dans le réfectoire des Jacobins, son 5e congrès, du 15 au 18 octobre 1908. 54 photographies de l'événement ont été prises par le Toulousain Georges Baudillon et aussitôt diffusées sous la forme de cartes postales par le journal socialiste quotidien L'Humanité dirigé par Jean Jaurès. Cette collection inédite révèle les traits et les attitudes de centaines de militants (et quelques militantes), délégués par leur fédération. Elle nous permet d'évoquer le contexte du congrès, les pratiques de débat et de proposition d'une force politique appelée à occuper une place importante, parfois majeure, sur l'échiquier politique de la France : le Parti socialiste. Encore neuf, le Parti socialiste, unifié en 1905, cherche sa voie. Il côtoie une CGT révolutionnaire et jalouse de son indépendance. Il engage le gouvernement Clemenceau à réaliser des réformes, tout en dessinant l'espoir d'une société nouvelle. Au sein de l'Internationale, il lutte pour la paix. Il fait entendre une grande voix : celle de Jaurès. Quatre historiens du socialisme se retrouvent pour présenter cet album de famille, récemment acquis par le conseil départemental de la Haute-Garonne et inventorié par les archives départementales. 2022 Jean Jaurès - Les convictions et le courage Carole Delga - Marie-Luce Nemo - Rémy Pech Editions Privat Jean Jaurès est un enfant d'Occitanie. Un enfant du Tarn. Originaire de Dourgne, sa famille paternelle s'installe à Castres. Sa grande voix résonne encore aux oreilles des citoyens du XXIe siècle. Son courage dans l'affaire Dreyfus, son anticipation des réformes sociales, sa sagesse dans la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sa clairvoyance coloniale, sont autant d'héritages que nous lui devons. Une part importante de sa vie personnelle, et aussi de son engagement et de sa façon d'appréhender les problèmes de son temps, constitue une leçon et un exemple, lui pour qui la république était une co nstruction permanente. Loin d'être un livre de plus sur Jaurès, cet ouvrage éclaire l'homme de pensée, d'action et d'engagement pour qui "il n'y a pas de race, il n'y a que l'Humanité", citation gravée sur le bâtiment du Conseil régional présidé par Carole Delga, auteure de cet ouvrage.

  • Square Charles De Gaulle | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 13 - Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. (Voir fiche 14, Hôtel de ville du Capitole). Il fallut attendre l’élection municipale de 1925 qui porta au Capitole la municipalité socialiste pour que la décision d’ériger en place publique une grande statue en bronze de Jaurès fût prise, à l’instar des villes de Perpignan (1921), Carmaux (1923) et Castres (15 mars 1925). Elle a été implantée au square du Capitole (en bordure de la rue Alsace). Exécutée par les sculpteurs toulousains Henry Parayre et Georges Vivent, elle fut inaugurée le 24 mars 1929 par le maire Etienne Billières, en présence de Léon Blum, alors en campagne pour son élection en tant que député de Narbonne, et des députés Vincent Auriol et Albert Bedouce, figures du parti socialiste toulousain et de la SFIO. C’est une statue en bronze (fondeur Louis Roques) haute de deux mètres, dressée sur un piédestal orné de sur trois côtés de bas-reliefs, également en bronze, représentant une femme tenant un enfant, un groupe de jeunes gens et de jeunes filles brandissant des drapeaux, et un mineur. Cette imposante statue fut abattue en 1942 pour la récupération des métaux organisée par l’État français au profit de l’Allemagne nazie. La tête et les bas-reliefs rappelant les combats de Jaurès ont été sauvés et ont permis la réalisation d’un modeste monument sur le même site, conçu sur les plans de l’architecte Roger Brunerie. Le vol répété (1981 et 2004) de la tête de Jaurès et l’indignation alors suscitée attestent de la présence maintenue du grand homme dans la mémoire collective. La tête en bronze dérobée a été remplacée par une réplique du buste en marbre d’André Abbal (1920) placée dans le bureau du maire, après avoir longtemps orné le Salon rouge de réception attenant. Plusieurs cérémonies se déroulent tous les ans devant ce monument pour commémorer l’assassinat (31 juillet) ou manifester contre les guerres. Il faut aussi signaler la présence de Jaurès sur un des 29 panneaux peints au plafond de la « galerue » des Arcades, place du Capitole, par le peintre Raymond Moretti à la demande du maire Dominique Baudis en 1993. Moretti a évoqué des groupes (chevaliers cathares, capitouls, républicains espagnols), sans oublier les personnages emblématiques de Toulouse : Raymond IV, Pierre de Fermat, Jean Calas, Antoine de Saint-Exupéry, Carlos Gardel, Claude Nougaro … Jean Jaurès. La statue monumentale de Jaurès installée en 1929, fondue en 1942. Le monument Jaurès du square Charles de Gaulle. Dépôt de gerbe le 31 juillet 2024 par le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et le président de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse Rémy Pech suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Assemblée Générale | Ades

    Le président Rémy PECH et le trésorier ont présenté respectivement le rapport moral et le bilan financer de l'association, qui ont été approuvés à l'unanimité. Puis ont été évoqués les projets 2024, à découvrir au fil de des rubriques du site internet. L'Assemblée Générale Chers adhérents ! Assemblée générale 2026 de l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse 19 janvier 2026, 18h Bourse du Travail Place Saint-Sernin 31000 Toulouse. 0rdre du jour 1. Rapport moral sur nos activités en 2025 et vote. 2. Rapport financier 2025 et vote. 3. Projets pour 2026 : nouvelle édition du parcours Jaurès. Programme de conférences et voyage éventuel. 4. Budget prévisionnel 2026. 5. Élection du nouveau conseil d'administration. 6. Réunion du nouveau conseil d'administration. Élection du bureau et du président. 7. Dégustation de la galette républicaine. PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2026 Conseil d’administration de l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Extrait des statuts de l’Association TELECHARGEZ Le président Rémy PECH et le trésorier Jacques POUMAREDE ont présenté respectivement le rapport moral et le bilan financier de l'association, qui ont été approuvés à l'unanimité. Puis ont été évoqués les projets 2026, à découvrir au fil de nos rubriques, notamment « cafés » et « événements ».

  • place Salingro | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 1 - 20, place Saint-Pantaléon (aujourd’hui Roger Salengro). La demeure de Jean Jaurès à Toulouse. L’immeuble où a habité Jean Jaurès à Toulouse. Jean Jaurès a vécu de l’automne 1889 à janvier 1893 dans l’appartement du premier étage de cet immeuble ancien -et cossu- avec sa femme, Louise Bois, épousée à Albi en 1886 et sa fille Madeleine née à Paris le 19 septembre 1889. Sa mère Adélaïde née Barbaza, veuve depuis 1882, qu’il aimait beaucoup, habitait rue Frizac. Il a ainsi vécu à proximité de la Faculté des Lettres qui se trouvait 17, rue Charles de Rémusat (amphithéâtre du Sénéchal) où il exercé jusqu’en novembre 1892, puis rue Lautman (ex Rue de l’Université) jusqu’en Janvier 1893, date de son départ pour Carmaux. Il est également proche du Capitole où il est élu à la municipalité dès août 1890. Dans cet appartement, Il a reçu ses amis de la Faculté, de la municipalité et de la Dépêche. On a quelques échos de sa bonne volonté et de sa maladresse pour danser le quadrille lors d’une soirée (d’après une lettre de Beaudoin à Louis Soulé, La vie de Jaurès, 1921). La petite plaque que l’on peut voir sur la façade de l’immeuble a été apposée le 21 novembre 1959 par la section toulousaine du parti socialiste SFIO à l’occasion du centenaire de la naissance de Jaurès (3 septembre 1859). Les socialistes toulousains connaissaient cette année-là des difficultés liées au passage de la IVème à la Vème République. Le maire, depuis 1944 Raymond Badiou, désapprouvant la participation de la SFIO au gouvernement du général de Gaulle, avait démissionné. Son camarade Louis Bazerque lui avait succédé. La référence à Jaurès, artisan de l’unité socialiste, était donc opportune, s’inscrivant elle-même dans une place dédiée au ministre du gouvernement du Front populaire. Escucha en español 00:00 / 02:49 Listen in English 00:00 / 01:52 suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bourse du travail | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 12 - 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Du temps de Jaurès à mai 68, Toulouse, une ville ouvrière La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Les ouvriers anarchistes comme le tailleur Louis Tranier, le groupe anarchiste toulousain « Les Vengeurs », (1880-1900), les socialistes blanquistes, comme le typographe Charles de Fitte (1857-1892) avaient réclamé en vain aux maires républicains un local décent pour se regrouper. La municipalité radicale élue en 1888 et dirigée par le minotier (et génial caricaturiste) Camille Ournac, reçoit en 1890 un renfort de poids avec l'universitaire, actif journaliste, Jean Jaurès, nommé adjoint. Celui-ci, en marge de sa délégation aux affaires scolaires et universitaires noue des relations suivies avec un monde ouvrier en attente de reconnaissance. Il est même choisi pour arbitrer en 1891 une grève des tramways particulièrement violente. Les radicaux qui l'entourent acceptent alors d'appuyer sans réserve, mais non sans arrière-pensées électoralistes, la construction, en 1892, d'une Bourse du travail, inaugurée par le maire et ses adjoints Honoré Serres et Jean Jaurès. L'une des premières de France, elle accueille dès janvier 1893 le congrès national qui prépare la création de la CGT. L'efficacité de la Bourse de Toulouse pour le placement, l'assistance aux chômeurs, mais aussi l'éducation générale et technique donne une vive impulsion aux syndicats qui peuvent depuis leur siège soutenir des grèves concluantes. Des leaders de qualité, tel le gazier Marty-Rollan (1876-1936) émergent sur le plan national, et le soutien de la municipalité se renforce avec la prépondérance des socialistes, installés pour longtemps à partir de 1925. Les locaux se révèlent insuffisants. La municipalité Billières (1925-1935) décide de transformer le bâtiment, que l'architecte Jean Montariol dote d'une façade Arts déco dont la blancheur éclatante contraste avec les immeubles de brique attenants. La nouvelle citadelle ouvrière, réalisée par la coopérative ouvrière des Charpentiers Toulousains est décorée de ferronneries ouvragées et de médaillons mettant sobrement en scène les gestes du travail ouvrier dans leurs multiples variantes. La Bourse est inaugurée en juillet 1931. Toulouse accueille, en janvier 1936, la réunification d'une CGT déchirée depuis 1920, préludant ainsi à la victoire du Front populaire. La Bourse est un centre actif d'aide à l'Espagne républicaine dévastée par la guerre civile, puis prend en charge l'accueil des syndicalistes espagnols réfugiés. Elle arrive même à maintenir une activité syndicale notable sous le régime de Vichy et devient la plaque tournante de la résistance ouvrière autour de son secrétaire Julien Forgues (1888-1970). La proximité avec les facultés de Lettres et de Droit permet en 1968 de ménager des contacts entre un puissant mouvement gréviste et le bouillonnement utopiste des étudiants, évitant peut être à Toulouse, où les manifestations ont été mieux préparées, les graves incidents et l' incompréhension absolue qui, ailleurs et surtout à Paris, ont divisé le mouvement et entraîné son échec politique, passées d'importantes avancées sociales qu'on n'aurait garde d'oublier. La Bourse du Travail possède un buste de Jean Jaurès inauguré en 1922. Réalisé par le sculpteur G. Richard, dans l’atelier du céramiste de Launaguet François MOUDENC, ce buste fut inauguré le 18 mai 1924 (articles dans La Dépêche du Midi et Le Midi socialiste du 19 mai 1924), l’année de la panthéonisation de Jean Jaurès. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

Nous écrire ( demande d'adhésion, proposition à l'association, demande de rendez-vous...)

contact par mail : aajjt@orange.fr

Merci pour votre envoi !

bottom of page