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- Rejoindre l'Association Amis de Jaurès à Toulouse
L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse organise toute l’année des conférences, des colloques, les célèbres Cafés Jaurès … L’association a été créée en 2012 par Jean-Jacques Rouch entouré d’universitaires et de citoyens toulousains. Elle rassemble plus de 300 adhérents et bénéficie de soutien de l’ensemble des collectivités territoriales sises à Toulouse. En 10 ans, elle a organisé plusieurs dizaines de conférences, cinq colloques et participé activement à la vie culturelle toulousaine. Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse Une association dynamique ouverte à l’actualité et à l’avenir. L’association a été créée en 2012 par le journaliste et écrivain Jean-Jacques Rouch (1950-2016) entouré d’universitaires et de citoyens toulousains. Elle rassemble plus de 300 adhérents et bénéficie de soutien de l’ensemble des collectivités territoriales sises à Toulouse. Elle entretient des relations permanentes avec la Société d’Etudes Jaurésiennes présidée par Gilles Candar, et les autres associations jaurésiennes , notamment celles du Tarn dont Jaurès était originaire et dont il fut député entre 1885 et 1914. En dix ans d’existence, elle a organisé plusieurs dizaines de conférences, cinq colloques et participé activement à la vie culturelle toulousaine. Trois éléments rappellent l’importance de Toulouse dans sa carrière brutalement interrompue par son assassinat à Paris le 31 juillet 1914 : -Grand intellectuel, normalien il fut professeur de philosophie à l’Université qui porte son nom depuis 2014. Il y rédigea ses thèses et y professa de nombreux cours publics . – Elu municipal, il fut l’adjoint aux affaires scolaires et universitaires du maire Camille Ournac, de 1890 à 1893. Ce mandat exécutif fut le seul qu’il eût jamais exercé. Il produisit une activité prodigieuse, inaugurant les Facultés de sciences et de médecine en 1891 avec le président de la République Sadi Carnot, puis la Faculté de Lettres en 1892, mais aussi plusieurs groupes scolaires. –Journaliste prestigieux, il collabora de manière permanente à La Dépêche puis au Midi socialiste fondé par Vincent Auriol et Albert Bedouce en 1908. Toulouse fut avant Carmaux une étape décisive de son engagement socialiste. Il arbitra la grève des tramways en 1891 et inaugura place Saint-Sernin la Bourse du Travail en 1892. Et c’est au congrès SFIO de Toulouse qu’il devint en 1908 le leader incontesté du socialisme français. Fidèles à sa mémoire, nous participons aux cérémonies du souvenir qui se déroulent régulièrement depuis un siècle devant son modeste monument du square du Capitole. Mais nous voulons surtout éclairer l’actualité et préparer l’avenir en évoquant les principes qui ont guidé son action. En premier lieu la défense de la paix, qu’il paya de sa vie. Il fut à ce titre un grand Européen, soucieux de forger les instruments politiques d’un monde pacifié. Mais aussi la justice sociale, la laïcité, la recherche de la vérité, le droit des femmes, et la construction d’une société fraternelle respectant les cultures minoritaires . L’association ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont il fut le témoin et l’acteur. Elle aborde bien des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde. Elle est ouverte aux esprits curieux de toutes les générations et de diverses opinions et œuvre pour le « vivre ensemble » et la citoyenneté universelle. Rémy Pech Président honoraire de l’Université Jean Jaurès Président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Pourquoi cette association ? Jean Jaurès, dont le rayonnement fut et reste universel, a vécu à Toulouse de manière permanente pendant plus de six ans , entre 1883 et 1893. Il intervint ensuite fréquemment dans la vie politique et culturelle toulousaine et demeure, en tant que journaliste, l’un des « éminents collaborateurs » du quotidien La Dépêche. Si vous souhaitez nous rejoindre, en premier, remplissez le bulletin d’adhésion ci-dessous de notre association, soit en téléchargeant le bulletin PDF à remplir chez vous, soit en remplissant le modèle numérique ci-dessous : Dans un deuxième temps expédiez votre chèque à l'association ou virez sur le compte indiqué ci-dessous le montant de votre cotisation. Coordonnées bancaires de l'association : IBAN : FR76 1027 8022 2300 0208 5670 129 BIC : CMCIFR2AXXX Adhésion 2026.pdf Formulaire numérique d'adhésion NOM* PRENOM* E-mail* mobile* Montant versé (minimum 10 € )* Commentaire : Adresse multiligne Pays/Région* Adresse* Ville* Code Postal* Souhaitez vous un CERFA OUI NON Envoyer Votre adhésion sera prise en compte à réception de ce bulletin et de votre cotisation par virement ou par chèque bancaire (uniquement). Coordonn ées bancaires : IBAN : FR76 1027 8022 2300 0208 5670 129 BIC : CMCIFR2AXXX Vous pouvez obtenir le Cerfa n° 11580 (attestation délivrée à l'adhérent permettant de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu) adressé par courriel. Les informations recueillies sont nécessaires pour votre adhésion. Elles font l’objet d’un traitement informatique et sont destinées au secrétariat de l’association. 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- Bibliographie Amis de Jaurès Toulouse
La bibliographie présente les ouvrages récents consacrés à Jaurès ou qui en parlent de façon significative. Dans une deuxième partie vous trouverez une bibliographie de base, qui vous donne les ouvrages essentiels pour connaître et comprendre Jaurès. DERNIERES PARUTIONS Septembre 2025 Les morts de Raoul Villain Amos REICHMAN Editions du Seuil 256 p. 21 euros Nous reproduisons ici la critique parue dans la revue L’Ours, n° 546, sous la plume de Jean-François Merle septembre 2025 Rémy Cazals, Jaurès détective - Affaire Dreyfus EDHISTO, Senones, 49 p. Sous forme d’un petit roman policier, malicieusement connecté par l’auteur à la littérature classique en la matière, voici une évocation précise et très alertement rédigée d’une véritable épopée qui fit vaciller la République à la fin du XIXème siècle. L’Affaire Dreyfus, magistralement étudiée par Vincent Duclert, a révélé de profondes fractures dans la société française de cette époque. La démocratie, un temps menacée, s’en est finalement trouvée renforcée. L’action de Jean Jaurès et de quelques autres (Zola, Clemenceau, Picquart) sur le plan judiciaire, mais aussi sur celui des « médias » et de l’opinion publique fut décisive. Le témoignage d’un jeune étudiant appartenant aux « amis inconnus » de Dreyfus, mis en lumière par Marie Aynié, sert de trame à tout l’ouvrage. La relecture d’un événement étalé sur une décennie entière est passionnante en elle-même mais elle offre aussi bien des pistes de réflexion pour le temps présent. En effet l’inquiétude citoyenne grandit face à la mise en cause des valeurs qui semblaient les mieux établies. Un assaut conjugué de personnages ou de groupes qui se réclament ouvertement du nationalisme tentent de faire jouer les ressorts du racisme et de l’antisémitisme que l’on pouvait croire éradiqués. Tenons nous prêts à défendre les principes de la démocratie. Merci à Rémy Cazals de cette piqûre de rappel administrée de manière plaisante et accessible à tous. Rémy Pech MaI 2025 1925 Etienne Billières Un maire visionnaire au Capitole Rémy PECH Editions Midi-pyrénéennes, PUF, 50 p. 8 euros Etienne Billières, élu maire de Toulouse le 9 mai 1925, n’a pas que la barbe jaurésienne. Il en est le fidèle héritier. Pourtant, si son nom n’est pas inconnu des Toulousains, combien l’associent aux réalisations de cet édile visionnaire. Élu socialiste animé de vastes espérances, il amplifie le programme social et culturel de ses prédécesseurs en forme de grands projets de modernisation urbaine. Entouré de brillants architectes, il construit de nouvelles écoles, édifie des cités accessibles aux classes populaires, rénove la Bourse du Travail, lance le chantier du parc des sports sur l’île du Ramier ou celui de la Bibliothèque municipale… Redécouvrez à travers les 50 petites mais denses pages du nouvel ouvrage de la Collection « Cette année-là » l’engagement d’Etienne Billières pour la ville rose, ou le socialisme municipal en action. Mars 2025 Gambetta Eric Anceau Paris, PUF, 177 p., 15 euros Ce petit livre, par un spécialiste de l’histoire politique de la France au XIXème siècle, complète bienles sommes produites sur le grand tribun, modèle du jeune Jaurès, par Jacques Chastenet, Pierre Barral et Jean-Marie Mayeur, aujourd’hui difficilement accessibles. Prototype de la méritocratie et de l’intégration sociale, le fils de l’épicier de Cahors s’impose comme leader républicain dès la fin du Second Empire, et conquiert ses galons d’homme d’Etat en galvanisant la résistance à l’invasion prussienne en 1870-1871. Avec persévérance et habileté, il conduit l’installation progressive de la République en quadrillant le pays à travers de multiples campagnes électorales, puis en présidant la Chambre des députés, entre 1871 et 1881. Accédant enfin au pouvoir, mais pour deux mois seulement, avec son « grand ministère » de 1881, il dessine pour le pays un avenir de progrès et de paix qui reste à l’état d’ébauche. L’auteur analyse avec bonheur les aptitudes multiples du leader républicain, insistant sur son art du compromis sans compromission et de l’opportunisme devenu slogan politique. La mémoire de ce géant, fauché brutalement à 43 ans en 1882, irrigue les débats politiques pendant toute la durée du régime et jusqu’à la Résistance. Elle s’estompe ensuite peu à peu, et cette piqûre de rappel, bien nécessaire, est particulièrement utile en ces temps ou notre démocratie vacille encore une fois sous les coups de l’autoritarisme et des haines sociales et raciales. Février 2025 ROCARD, un regard sur le monde Vincent Duclert Passés/composés, 368 p. 23 euros Dans son dernier ouvrage, Vincent Duclert offre un regard original sur Michel Rocard, intitulé Rocard, une biographie internationale, (Passés composés). Historien des sociétés démocratiques et des processus génocidaires, il a publié plusieurs ouvrages sur l’Affaire Dreyfus, les génocides des Arméniens et des Tutsis du Rwanda. Nul n’était plus qualifié pour renouveler l’analyse historique de l’œuvre internationale, souvent négligée, de Michel Rocard (1931- 2016). De la décolonisation appréhendée dans sa jeunesse en Afrique du Nord, mise en œuvre ensuite, lors de son passage au pouvoir, en Nouvelle-Calédonie, jusqu’ à ses propositions originales pour la Palestine et Israël, sans oublier son observation lucide du génocide au Rwanda, et sa contribution à la construction européenne, la stature d’un grand homme d’État est ici restituée. À l’heure où les conflits s’exacerbent, notamment dans les régions du monde où il était intervenu, au moment où le multilatéralisme mis en place en 1945 avec l’ONU se révèle impuissant à les juguler, cet ouvrage d’un chercheur hors pair, instruit par de profondes études documentaires et, plus rare pour un historien, la pratique des terrains d’affrontement, saura passionner les Toulousains et les doter de nombreux éléments de réflexion et d’engagement. Nous signalons pour 2024 une thèse non publiée consacrée à Jaurès, qui permet de mieux comprendre la pensée de Jaurès et sa conception du socialisme. Mai 2024 " Jean Jaurès, une recherche de l’État juste" Clothilde Combes Thèse de doctorat d’État. Direction : Stéphane Mouton et Jérôme Henning Université de Toulouse 1 Capitole Non publié. La thèse de Clothilde Combes, soutenue le 31 mai 2024 à l’Université de Toulouse 1 Capitole, totalise plus de 800 pages. C’est une véritable mine puisqu’elle croise beaucoup de sources jaurésiennes dont certaines négligées jusqu’ici (par exemple le projet d’assurances sociales de l’éphémère Parti socialiste français en 1903). Jaurès avait refusé d’adhérer à la théorie marxienne du dépérissement de l’État (accompagné pendant un temps indéterminé de la dictature du prolétariat). Pour lui la république sociale s’inscrivait naturellement dans l’aboutissement de la république démocratique. La raison majeure de sa pleine adhésion au socialisme est le fruit de sa déception devant l’échec de la République opportuniste (1879-1902) en matière sociale. Il est dès lors évident que la lutte pour le réformisme révolutionnaire passait, pour lui, par de profondes transformations de l’État républicain. Même si on ne trouve pas sous sa plume l’expression « État juste », il est légitime de dégager cette notion des écrits et discours de Jaurès, pour qui l’État se devait par les réformes, d’approcher la justice sociale qui est un des fondements de toutes ses actions politiques. Clothilde Combes a obtenu le prix Alfred Duméril de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, sur rapport présenté par Rémy Pech le 15 juin 2025. 2024 Jean Jaurès Gilles Candar , Vincent Duclert Editions Fayard - 712 pages Figure majeure de l’histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, assassiné le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) méritait une biographie à la hauteur de sa place dans l’histoire contemporaine. Gilles Candar et Vincent Duclert dessinent dans cet ouvrage le portrait passionnant d’un homme brillant : normalien, philosophe, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique. Son attention constante à la question sociale l’amène à s’engager dans de nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l’humanité. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d’étude enfin, sans cesse renouvelé. Initialement publiée en 2014, actualisée et augmentée dix ans plus tard, cette biographie s’y consacre, pour que vive l’histoire de Jaurès. Président de la Société d’études jaurésiennes, Gilles Candar a orchestré chez Fayard la parution des Œuvres de Jean Jaurès. Chercheur et ancien directeur de laboratoire à l’EHESS, professeur à Sciences Po (2016-2022), Vincent Duclert est l’auteur, entre autres, d’une biographie de Dreyfus (Pluriel, 2016) Novembre 2024 LA DÉPÊCHE DU MIDI, JEAN JAURÈS, un siècle au Panthéon, Toulouse, 96 p., préfaces de Carole Delga et Christophe Ramond, 14,90€ Il appartenait à La Dépêche du Midi, déjà éditrice avec Privat des 1312 articles écrits par Jaurès dans ce journal (bientôt en ligne sur le site des Amis de Jean Jaurès à Toulouse), d’évoquer le centenaire de la Panthéonisation de Jean Jaurès par une nouvelle publication. Voilà, pour faire vivre la cérémonie du 23 novembre 1924 à Paris, un magnifique album, très richement illustré par de nombreux documents, dont de rares autochromes, chacun d’eux précisément référencés. Il retrace évidemment toute la genèse de cette énorme manifestation, en n’éludant rien des débats et des conflits qu’elle a fait surgir au sein de la gauche. De surcroît, Sébastien Bouchereau, maître d’œuvre de l’ouvrage, a eu à cœur de revenir sur l’ensemble de la carrière du grand tribun, depuis son enfance à Castres jusqu’à son assassinat au café du Croissant à Paris. Il a eu recours à des documents inédits, puisés dans le fonds Gatulle de l’Assemblée nationale, et pratiqué une recherche personnelle sur les noms des rues dédiés à Jaurès. Éclairé par une interview de Vincent Duclert, ce superbe ouvrage replace la pensée et l’action de Jaurès dans le contexte actuel, et dessine pour le lecteur « une vie pour les droits humains, une mémoire pour se souvenir et agir ». Novembre 2024 Eugène Bois, 1841-1899 Beau-père de Jean Jaurès et sous-préfet de la République Daniel-Antoine CHARBONNEL Un Autre Reg-Art Editions, 332 p. 24,90 euros Novembre 2024 Jean Jaurès, Député de Carmaux et de la IIe circonscription Patrick TROUCHE, 160 p. 15 euros 2024 Guerre et paix dans le monde du XIXème au XXIème siècle Rémy Pech, Gilles Candar, dir. Toulouse, Privat, septembre 2024, 183 p., 19,90 euros. Comment construire la paix pour sortir de la barbarie des guerres ? Cette question est d'une actualité féroce alors de l'agression de la Russie contre l'Ukraine ou de la guerre au Proche-Orient, ensanglanté par les massacres terroristes et la négociation des droits du peuple Palestine. Associant journaliste et historien ce livre de réflexion citoyenne s'interroge quand ton moyen pour atteindre la paix, évoquant les travaux politiques de Jean Jaurès et de l'international socialiste de son époque, mais aussi des actions discrètes comme petite paix des tranchées en 1914-1918 point un ouvrage nécessaire pour ouvrir un dialogue et combattre les racismes, les chauvinisme, les nationalismes toujours renaissant. 2024 « Jean Jaurès. N’oublions pas ses combats » Bernard Bessou Editions Cairn L'analyse de Jean Glavany "Lu « Jean Jaurès. N’oublions pas ses combats » de Bernard, sur les traces de Jaurès, sujet d’étude de plusieurs années, ayant lu et relu à peu près tout ce qui avait été écrit sur Jaurès, a souhaité écrire un livre politiquement et concrètement utile pour notre temps en se posant cette question : quels furent les combats de Jaurès qui, toujours d’actualité, devraient être toujours les nôtres ? On redécouvre alors les combats du grand homme pour la laïcité - cette valeur suprême de liberté et non pas d’oppression comme veulent le faire croire les communautaristes- les droits des femmes qui ne devraient pas être un combat uniquement des femmes mais de tous, l’abolition de la peine de mort, rappel émouvant en cette année de disparition de Robert Badinter, la paix toujours d’actualité brûlante….Et en écrivain curieux et occitan amoureux de notre belle région, pour peaufiner sa recherche il s’est rendu, voisin passionné, dans le Tarn, à Villefranche d’Albigeois, pour découvrir le domaine de Bessoulet et rentrer dans l’intimité de Jaurès, histoire de tout bien comprendre de son sujet, mieux le respirer. Que ce travail rencontre l’accueil qu’il mérite comme celui d’un humaniste, citoyen engagé et érudit éclairant." 2024 Jean Jaurès Jean-Numa Ducange Paris, Perrin, septembre 2024, 460 p. , 25 euros. Utilisant des sources inédites, notamment étrangères, la nouvelle biographie de Jean Jaurès par Jean-Numa Ducange a le grand mérite de placer Jaurès dans un éclairage international, sans pour autant négliger son influence locale et nationale. La biographie de référence. 2024 Discours de Paix Jean Jaurès, présentation Gilles Candar Paris, Fayard, 1001 Nuits, 96 p., 5 euros. Si Jaurès admet la possibilité de combattre pour défendre son pays ou éviter des « guerres d’extermination », la paix constitue pour lui un choix de civilisation. Un rappel fondamental à relire. 2024 Cahier Jaurès, « Nos Jaurès » N°252-253, Avril-septembre 2024 Société d’Etudes jaurésiennes, 4 rue Toussaint-Féron 75013 Paris, 25 euros Intitulé « Nos Jaurès », le numéro d’avril-septembre de la société d’Etudes jaurésiennes présente un bouquet de textes connus ou moins connus de notre héros, éclairés par les commentaires des meilleurs spécialistes. A noter : un article de Jacqueline Lalouette sur la panthéonisation de Jaurès le 23 novembre 1924. 2024 Jaurès en duel Frédéric Potier Paris, Le bord de l’eau et Fondation Jean Jaurès, avril 2024, 150 p., 14 euros. Jeune haut fonctionnaire passionné par l’histoire, Frédéric Potier nous offre, en cette année du centenaire de la panthéonisation de Jaurès, un ouvrage consacré à un épisode, fortement controversé en son temps, largement oublié ensuite, de la vie du grand tribun : le duel qui l’opposa à Paul Déroulède, poète nationaliste célèbre, alors en exil en Espagne à la suite de son implication dans les tentatives de coup d’Etat fomentées en 1899 dans le contexte des affrontements suscités par l’Affaire Dreyfus. Insulté par Déroulède dans des articles de presse mettant en doute son patriotisme, Jaurès provoqua le duel, en contradiction non seulement avec la légalité, mais aussi avec ses convictions humanistes, qui quelques années plus tard le conduisirent à lutter avec éclat contre le maintien de la peine capitale. Une enquête minutieuse, exploitant les nombreux articles de presse et les dossiers administratifs ayant suivi cette affaire, nourrissent un récit très alerte. Le voyage en train de Jaurès, des témoins et des médecins donne lieu à des conversations qui restituent le climat politique conflictuel des premières années du siècle dernier. L’auteur déploie dans ce petit livre des dons de conteur qui captivent le lecteur. Certes, se voulant aussi romancier, il prend parfois des libertés avec la réalité, en imaginant par exemple une pittoresque rencontre entre Jaurès et Pierre Loti. Mais l’ouvrage permet de belles découvertes, comme la tolérance officielle du pouvoir républicain (Emile Combes en l’occurrence) à l’égard de la pratique du duel, ou la situation géographique de la rencontre (les deux coups de feu furent sans résultat) en bordure de la Bidassoa et non pas sur la fameuse île des Faisans évoquée par la plupart des biographes de Jaurès. Un livre fort instructif et très divertissant. 2023 Cahiers Jaurès, « Lectures » N° 250, Octobre-décembre Société d’études Jaurésiennes, 4 rue Toussaint-Féron 75013 Paris Le numéro « Lectures » des Cahiers Jaurès, devenu annuel, est très abondant. Il comporte, sous la plume de 18 contributeurs et en 155 pages, la recension de 45 ouvrages récents dont plusieurs touchent directement à Jaurès, mais pas seulement. Ils relèvent tous du « temps de Jaurès » et ont été regroupés en 5 chapitres : Jaurès, histoire politique, histoire sociale, figures d’intellectuels, questions de méthode. Concernant Jaurès proprement dit, trois parutions récentes sont recensées : Gilles Candar, Jaurès et la vie future, paris, Editions de l’Aube, Fondation Jean Jaurès, 2021, 69 p. Jean-Pierre Rioux, Les enfants de Jaurès, Paris, Odile Jacob, 2022, 204 p. Gilles Candar, Rémy Pech (dir.), Jean Jaurès ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023, 216 p. Nous ne saurions trop encourager nos adhérents à consulter l’intégralité de cet ouvrage, mieux à s’abonner, à la revue des Cahiers Jaurès, édités par la Société d’Etudes Jaurésiennes présidée par notre ami Gilles Candar, 4 rue Toussaint Féron 75013 Paris . 2023 Guerre à la guerre (1912-1914), Jean Jaurès, Œuvres complètes, tome 15, édition établie par Marion Fontaine et Christophe Prochasson Paris, Fayard, 2023, 668 p., 35 euros. Les Œuvres de Jaurès enfin disponibles en totalité : Avec ce tome 15 se clôt la monumentale édition des Œuvres de Jean Jaurès, menée à bien depuis vingt ans par Gilles Candar avec une longue patience et un brio inégalé. Les jaurésiens chevronnés que sont Marion Fontaine et Christophe Prochasson éclairent superbement les années 1912 à 1914. Les combats inlassables pour la préservation de la paix, déployés par Jaurès sur le plan parlementa ire, ainsi qu’au sein de l’Internationale ouvrière sont, bien sûr, présents, à travers des textes emblématiques comme le discours « des cloches » de Bâle en novembre 1912, ou celui du Pré Saint-Gervais contre la loi des Trois ans en mai 1913. Mais une foule d’articles de presse ou de revue étoffent la documentation. Pendant ces années intenses, Jaurès n’a pas perdu de vue la nécessité de réformer la République et ses actions pour la représentation proportionnelle et le vote des femmes aux élections, pour une fiscalité plus juste, contre la corruption ne sont pas négligées. Sa dénonciation de plus en plus vive du colonialisme, qui rejoint le combat pour la paix, est très présente également. Enfin, bien des textes peu connus permettent de mesurer les efforts investis pour que la gauche, déjà traversée par des divisions paralysantes, retrouve la force et le dynamisme qu’elle a toujours peiné à faire renaître. Ce volume contient les derniers textes de Jaurès avant son assassinat et le déclenchement de la Grande guerre. La période considérée a un écho certain avec l’actualité tragique que nous vivons, ce qui est une raison suffisante pour le lire d’urgence. 2023 Léon Blum, une vie héroïque Philippe Collin Albin Michel, 388 p., 24 euros Cet important volume représente la transcription fidèle d’un « podcast » de plusieurs heures sur un homme justement qualifié de héros, mais restant pour beaucoup de Français un inconnu, tant so n image est occultée en raison d’images contraires véhiculées à ses dépens, l’antisémitisme s’ajoutant aux multiples rancoeurs politiques engendrées par une vie politique intense. Héroïque, Blum le fut en 1920 dans son obstination à « garder la vieille maison » socialiste construite par Jaurès alors que la majorité de son parti était éblouie par la grande lueur léniniste qui s’était levée à l’Est de l’Europe. Héroïque encore, de 1934 à 1936 lorsqu’il arriva, en dépit des injures endurées et des risques mortels encourus, à constituer un Front populaire très large pour barrer la route au fascisme menaçant, puis à diriger un gouvernement fertile en réformes et en promesses d’avenir. Héroïque toujours face à une interminable captivité de 1940 à 1945 (en France puis à Buchenwald), face à l’injuste procès de Riom qu’il parvient à retourner contre ses persécuteurs, Hitler en ordonnant l’arrêt. Héroïque enfin, de 1945 à sa mort en 1950, quand il contribue à la refondation d’une république démocratique et sociale, aux premiers pas de l’Europe communautaire et d’une ONU capable d’arbitrer les conflits survenus dans le monde. De très nombreuses photos, souvent inédites, un suivi régulier de sa vie personnelle marquée par la présence de femmes remarquables, l’attention portée aux talents littéraires et aux anticipations sociétales (le livre Du mariage, paru en 1907, tellement actuel après tant de dénigrements) augmentent l’intérêt de ce bel ouvrage dont l’auteur, producteur radio de grand talent ayant su s’entourer des meilleurs spécialistes, accède ainsi pleinement au rang d’historien du contemporain. Rémy PECH 2023 « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » Gilles Candar, Remy Pech Edition Privat L’ouvrage collectif « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » sous la direction de Gilles Candar et Rémy Pech (Toulouse), est édité sous les auspices de la Société d’Etudes Jaurésiennes et l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse. FEVRIER 2023 QUE DIT JAURES A LA GAUCHE AUJOURD’HUI Gilles Candar, Rémy Pech, Jean Paul Scot, Patrick Le Haric Editions de L’Humanité Préfacée par Georges Méric, la brochure reprend les communications présentées par Rémy Pech, Gilles Candar, Jean-Paul Sco t et Patrick Le Hyaric lors de l’Agora au Conseil départemental de la Haute Garonne le 24 novembre 2022, avec plusieurs illustrations extraites du livre « Toulouse 1908, le Congrès pour l’unité socialiste ». 2023 Toulouse 1908 - Le congrès pour l'unité socialiste Rémy Pech, Frédéric Cépède, G illes Candar, Alain Bergounioux Lionel Jospin (Préfacier) Editions Midi-pyreneennes. Fondé en 1905, le Parti socialiste (Section française de l'Internationale ouvrière, SFIO) tient à Toulouse, dans le réfectoire des Jacobins, son 5e congrès, du 15 au 18 octobre 1908. 54 photographies de l'événement ont été prises par le Toulousain Georges Baudillon et aussitôt diffusées sous la forme de cartes postales par le journal socialiste quotidien L'Humanité dirigé par Jean Jaurès. Cette collection inédite révèle les traits et les attitudes de centaines de militants (et quelques militantes), délégués par leur fédération. Elle nous permet d'évoquer le contexte du congrès, les pratiques de débat et de proposition d'une force politique appelée à occuper une place importante, parfois majeure, sur l'échiquier politique de la France : le Parti socialiste. Encore neuf, le Parti socialiste, unifié en 1905, cherche sa voie. Il côtoie une CGT révolutionnaire et jalouse de son indépendance. Il engage le gouvernement Clemenceau à réaliser des réformes, tout en dessinant l'espoir d'une société nouvelle. Au sein de l'Internationale, il lutte pour la paix. Il fait entendre une grande voix : celle de Jaurès. Quatre historiens du socialisme se retrouvent pour présenter cet album de famille, récemment acquis par le conseil départemental de la Haute-Garonne et inventorié par les archives départementales. 2022 Jean Jaurès - Les convictions et le courage Carole Delga - Marie-Luce Nemo - Rémy Pech Editions Privat Jean Jaurès est un enfant d'Occitanie. Un enfant du Tarn. Originaire de Dourgne, sa famille paternelle s'installe à Castres. Sa grande voix résonne encore aux oreilles des citoyens du XXIe siècle. Son courage dans l'affaire Dreyfus, son anticipation des réformes sociales, sa sagesse dans la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sa clairvoyance coloniale, sont autant d'héritages que nous lui devons. Une part importante de sa vie personnelle, et aussi de son engagement et de sa façon d'appréhender les problèmes de son temps, constitue une leçon et un exemple, lui pour qui la république était une co nstruction permanente. Loin d'être un livre de plus sur Jaurès, cet ouvrage éclaire l'homme de pensée, d'action et d'engagement pour qui "il n'y a pas de race, il n'y a que l'Humanité", citation gravée sur le bâtiment du Conseil régional présidé par Carole Delga, auteure de cet ouvrage.
- Autour de Jaurès | Ades
Cette rubrique aborde ici des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde, elle ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont Jean Jaurès fut le témoin et l’acteur. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, décrivez nous cette actualité et expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans notre site internet. Autour de Jaurès Cette rubrique aborde ici l’actualité de Jaurès en France et dans le monde. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans cette rubrique. contact par mail : aajjt@orange.fr Pour rappel, dans la rubrique « Evénements » vous trouverez l’actualité de Jaurès dont l’association est partie prenante (participation, coorganisation…) Actualités 2026 à retenir autour de Jaurès Université Toulouse Jean Jaurès : journée d’études 16 avril - 9 h30- 17h30 Amphi ODG4 - Bâtiment Olympe de Gouges/UFR d’histoire RÉMY CAZALS, un historien du témoignage populaire Rémy Cazals, professeur émérite d’histoire contemporaine de l’Université Jean Jaurès, a marqué l’historiographie du mouvement ouvrier et de la Grande Guerre, par son enseignement et sa production scientifique. Cette journée d’études retrace son parcours et son engagement de chercheur, au service d’une histoire sociale et populaire. Télécharger le programme et rendez-vous tous devant le bâtiment Olympe de Gouges (UFR d'histoire de l'UT2J) le 16 avril matin pour " monter au front ". Festival d’Avignon : spectacle 4- 25 juillet 2026 - 17 h 30 Théâtre LUNA JAURES, assassiné deux fois ! Texte, Interprétation et Mise en Scène : Pierrette DUPOYET 31 Juillet 1914…Jean Jaurès est assassiné dans un café à Paris… La population est sous le choc. La guerre de 1914-18 commence…Grâce à Louise, sa femme, nous découvrons l’intimité de Jaurès qui croyait en la fraternité et la paix entre les peuples. Evocation des discours humanistes de ce grand tribun, notamment sur la laïcité et le courage. Le spectacle se termine par le procès de l’assassin de Jaurès dont l’issue est sidérante et perçue comme un véritable scandale ! Réservation spectacles : pdupoyet@wanadoo.fr Le fonds Jean Jaurès de la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine de Toulouse Signalé par un membre de l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, Christian Corbobesse, le fonds Jean Jaurès de la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine de Toulouse, n’est pas dénué d’intérêt et n’a pas livré tous ses secrets. Constitué à partir d'une donation à la ville de Toulouse de Mme Jaurès (dès 1914) et de divers apports ou acquisitions, ce fonds comporte une dissertation rédigée par Jaurès en 1878 lors de son entrée à l'Ecole Normale Supérieure, diverses versions de préfaces ou d'articles de presse, des correspondances, et des autorisations d'emprunts à la bibliothèque municipale rédigés dans le cadre de son mandat d'adjoint à l'Instruction publique (1890-1893).Certains articles comme certains destinataires n’ont pas été identifiés. Mais le fonds permet de retrouver l'étudiant, le journaliste politique et le critique littéraire, l'élu municipal. Ce fonds fait l’objet d’une présentation le 19 janvier à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association. Illustrations : Épreuve d’entrée à l’Ecole normale supérieure, Sur les Toulousains… Sur ses élèves… Actualités 2025 autour de Jaurès Semaine culturelle « Jean Jaurès » à Luchon : Conférence de Remy Pech Vendredi 25 juillet 2025 - 16 heures Vendredi 25 juillet à 16 heures au Casino, les passionnés de culture et d’histoire avaient rendez-vous avec la semaine culturelle « Jean Jaurès » orchestrée par le centre culturel, du 21 au 25 juillet à Luchon. Au cœur de cet événement, une conférence captivante de Remy PECH rendant hommage à Jean Jaurès, sur le thème " Jaurès, combattre pour la paix " . Deux films intéressants sur Jaurès qui sont à voir : Un film sur Bessoulet, en écho à la journée du 4 octobre 2025 : https://www.france.tv/france-5/une-maison-une-legende/7273820-jean-jaures-dans-le-tarn-les-racines-du-combat.html Le film de Francis Fourcou, cinéaste et adhérent de l'Association des Amis de Jaurès : https://viaoccitanie.tv/replay-le-voyage-de-jean-jaures-en-amerique/ On suit Jaurès de Lisbonne à Buenos-Aires, commenté par des historiens de France et d'Amérique du Sud. 2025 Une émission sur les réalisations d’un maire socialiste à Toulouse Nous avons signalé dans la rubrique Bibliographie la parution d’un petit ouvrage sur Etienne Billières, maire socialiste de Toulouse. Au même moment Arte proposait une émission sur les réalisations architecturales de ce maire, marquées par l’esthétique de l’Art déco. Arte 28 mai 2025 émission "Invitation au voyage" Un souffle Art déco sur Toulouse https://www.arte.tv/fr/videos/127150-000-A/un-souffle-art-deco-sur-toulouse/ 2025 Deux expositions sur Dreyfus Moins connues que J’accuse… ! mais tout aussi décisives, Les Preuves, écrites par Jean Jaurès pendant l’été 1898, constituent une démonstration implacable de l’innocence du capitaine Dreyfus. Deux expositions en 2025 sur cet homme, dont le destin continue à interroger notre engagement en faveur de la vérité et de la démocratie. Paris Musée d’art et d’histoire du judaïs Mai- août 2025 Exposition Alfred Dreyfus. Vérité et justice Près de vingt ans après sa première exposition consacrée à Alfred Dreyfus, le musée d’art et d’histoire du Judaïsme revient sur « l’Affaire » pour rappeler les grandes étapes de ce moment crucial de l’histoire de France. Rassemblant près de 250 documents d’archives, photographies, extraits de films et une soixantaine d’œuvres d’art, l’exposition raconte l’Affaire « avec » Dreyfus, en le replaçant au centre du propos. Plus d'informations en cliquant sur ce lien . Paris Musée d’Orsay Mars- octobre 2025 Exposition Les créateurs et l'affaire Dreyfus René Hermann-Paul La Vérité c’est très joli... mais alors les affaires ne sont plus possibles..., 1900 © Musée d’Orsay À travers un accrochage, une programmation cinématographique et un parcours dans les collections, le musée d’Orsay explore la réaction des artistes face à l’affaire Dreyfus et la montée de l’antisémitisme en France à la fin du XIXe siècle. Plus d'informations en cliquant sur ce lien : https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/les-createurs-et-laffaire-dreyfus Actualités 2024 autour de Jaurès 2024 Centenaire de la panthéonisation de Jaurès Enquête IFOP pour la Fondation Jaurès Au moment où diverses manifestations commémorent le centième anniversaire de son entrée au Panthéon, le 23 novembre 1924, une enquête Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès fait le point sur la connaissance et la mémoire de Jean Jaurès dans la population française. Vous pouvez retrouver cette passionnante étude, et les enseignements qu'en tire Gilles Candar ici https://www.jean-jaures.org/publication/la-connaissance-et-la-memoire-de-jean-jaures-dans-la-population-francaise/ Elections législatives de 2024 Une tribune de Rémy PECH Professeur émérite d’histoire contemporaine et président honoraire de l’Université Toulouse Jean Jaurès, président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, Rémy Pech signe dans La Dépêche une tribune à l’occasion des élections législatives. Nos concitoyens ont été convoqués précipitamment pour renouveler leurs députés, au soir d’une élection européenne marquée par une poussée inquiétante de l’extrême-droite. Au-delà de la stupéfaction légitime manifestée par beaucoup, il convient de réfléchir posément aux enjeux de la prochaine élection et d’agir en conséquence. La pensée et l’action constante de Jean Jaurès peuvent nous y aider. Jaurès, brillant intellectuel, élu républicain à 26 ans, grand journaliste à La Dépêche à 27 ans, a d’emblée dû livrer de rudes combats pour défendre une République contestée. Il a contribué à écarter le général Boulanger en 1889, favorisé la naissance du Bloc des gauches en 1898 pour endiguer la poussée antisémite et nationaliste résultant de l’Affaire Dreyfus, travaillé à l’unité des forces ouvrières et paysannes pour conjurer le péril de la guerre universelle. Jaurès voulait que la République illustre sa devise, « Liberté, égalité, fraternité » par un programme de réformes et d’actions renforçant la laïcité de l’État, tendant à la justice fiscale et s’attachant à réduire les inégalités sociales. Il a réclamé le dépassement des alliances diplomatiques dangereuses et préconisé la sécurité collective internationale. Apôtre et martyr de la paix, il a été assassiné en 1914 par un déséquilibré imbu de la haine cultivée par l’extrême-droite. Jean Jaurès à la tribune pour un discours contre la loi des 3 ans, le 18 juin 1913.Jean Jaurès à la tribune pour un discours contre la loi des 3 ans, le 18 juin 1913. Assemblée Nationale – Fonds privés Aujourd’hui la gauche républicaine, qui a décidé de se placer sous l’emblème du Front Populaire, victorieux en 1936 malgré le contexte de la montée des fascismes à l’extérieur et à l’intérieur du pays, a dressé un programme raisonnable. Celui-ci relève résolument les défis cruciaux qui se présentent aux Français de 2024 : crise climatique et écologique, approfondissement des inégalités, affaiblissement des services publics, guerres et massacres en Europe et dans le monde, recrudescence de l’antisémitisme et du racisme, essoufflement de la construction européenne. En un temps record, un unique représentant a été désigné pour porter ses couleurs dans chaque circonscription. En aucun cas il ne s’agit d’un programme extrémiste. C’est un projet républicain propre à faire barrage aux propositions démagogiques. Le RN, nourri des déceptions et des angoisses qui tenaillent le peuple dans ses profondeurs, camoufle sous un discours rassurant des principes venant à l’encontre des valeurs républicaines. Il prône des mesures dangereuses comme le renforcement des discriminations, sans oublier la complaisance à l’égard des dictatures qui sévissent dans le monde. La mise en garde de l’ensemble des organisations syndicales, mais aussi de nombreux experts, de représentants de certaines instances patronales et de nos partenaires européens est à cet égard significative. Comme au temps de Jaurès, la gauche est unie Et qu’attendre du parti du président de la République, en état de doute et parfois de panique devant la période chaotique qui pourrait se profiler, mais aussi du parti de la droite classique, contraint à basculer dans le ralliement au pouvoir ou d’afficher sa compromission avec le RN en abandonnant toute référence à son gaullisme originel ? Comme au temps de Jaurès, comme à diverses reprises au cours du siècle écoulé, la gauche est unie dans sa pluralité. Le nouveau Front Populaire propose aux Français, à travers un ensemble de mesures dont l’échelonnement et le chiffrage seront précisés, de reprendre la marche vers le progrès, la paix et la fraternité. C’est un devoir pour tous les citoyens conscients de la gravité de la situation de réfléchir maintenant aux conséquences de leur choix. Rémy Pech 2024 - Une figure de la Résistance toulousaine La médaille de la Résistance attribuée à une figure de la Résistance toulousaine. Le 6 juin 2024, l’historien Patrick Clastres, animait le café Jaurès, sur le thème : Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO, ou Comment le comité international olympique (CIO) écrit sa propre histoire (voir notre rubrique Cafés). Le lendemain, au Musée de la Résistance de Toulouse, il recevait à titre posthume, au nom de son grand-père, Litman Nadler, la médaille de la Résistance. Litman Nadler, alias « Docteur Madeleine » né en 1911 en Roumanie, est arrivé à Toulouse en 1935 pour poursuivre ses études de médecine. En 1941, les lois antisémites de Vichy l’ont empêché de soutenir sa thèse. Refusant de se soumettre, il a rejoint le Mouvement de Libération Nationale et soigné clandestinement des résistants. Arrêté en juin 1944, il a été fusillé le 1er août au camp de Souge. « Son histoire est celle d’un médecin qui a utilisé ses compétences pour sauver des vies, même au péril de la sienne. Si je suis fier d’avoir reçu cette médaille, je n’ai aucun mérite », témoigne l’arrière-petit-fils du docteur Madeleine, l’historien Patrick Clastres, désormais décoré d’un disque métallique au bout d’un tissu rouge. (cf. La Dépêche du Midi, Léïne Touala, 7 juin 2024). Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse veulent ici rendre hommage à une figure de la Résistance toulousaine, victime du racisme et de l’antisémitisme tant combattus par Jaurès. Alertée par Gilles Candar, l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a signalé aux Archives municipales de Toulouse la mise en vente d’une lettre de Jean Jaurès, alors adjoint au maire de Toulouse, à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche, à propos d’un conflit social affectant la vie des Toulousains : la grève des tramways déclenchée en juin 1891. La grève contre le propriétaire de la compagnie des tramways, Firmin Pons, avait pris un tour dramatique avec l’abattage de quelques chevaux utilisés alors pour tracter les voitures. Le maire Camille Ournac avait confié à Jaurès une mission de médiation qu’il avait menée à bien mais les autorités judiciaires saisies par Pons avaient failli empêcher le compromis. Jaurès avait alors décidé de porter l’affaire dans le journal auquel il collaborait depuis 4 ans. Cette lettre est un document important pour l’histoire de la ville de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur à vocation publique. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivante avec son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Nous sommes heureux que la ville de Toulouse ait pu acquérir ce document, qui va rejoindre les collections des Archives municipales. Cette lettre est un document important pour l’histoire de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur d’intérêt public. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivantes, comme en témoignent son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Ce document doit être mis en ligne prochainement sur le site des archives municipales. La lettre inédite de Jean Jaurès sera présentée lors du Café Jaurès du 9 janvier 2024 (18h, espace Diversités-Laïcité, 38 rue d’Aubuisson). Photo de la lettre de Jean Jaurès diffusée lors de l'Assemblée Générale le 9 janvier 2024. 0ctobre 2023 - Une lettre de Jean Jaurès Une acquisition des Archives municipales pour notre patrimoine : Une lettre inédite de Jean Jaurès (1891)
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Les vidéos présentées sont celles issues de colloques et de conférences liés aux thèmes débattus. Les personnes sont questionnées à partir de leurs domaines d'experts sur le sujet traité. Helvetica Light is an easy-to-read font, with tall and narrow letters, that works well on almost every site. Fondation Jean-Jaurès Gilles Candar, historien, président de la Société d'études jaurésiennes "Jaurès en duel" Comment Jaurès s’est-il retrouvé, le 6 décembre 1904 à Hendaye, face à Paul Déroulède pour se battre en duel ? C’est un récit de cet épisode méconnu de notre histoire qu'a publié Frédéric Potier dans "Jaurès en duel" (Le Bord de l’eau, Fondation Jean-Jaurès, 2024) dans lequel tout le courage politique de Jaurès apparaît. Ces duels, tout au long du XIXe siècle, sont une véritable « passion française » pour l’historien Jean-Noël Jeanneney qui échange avec Frédéric Potier. Café Jaurès Mardi 1er avril 2025 Marlène COULOMB Bavardes, les femmes ? Sexisme sur la voix publique La croyance est fortement ancrée dans l’imaginaire collectif et alimentée par toute une tradition populaire. C’est pourtant une tout autre histoire que nous racontent les travaux scientifiques. Ils nous montrent que la parole des femmes a longtemps été une parole empêchée et que si elles sont aujourd’hui encouragées à parler, elles sont confrontées à de multiples obstacles qui peuvent les amener à préférer se taire. Café Jaurès Mardi 15 février 2025 Jean-Numa Ducange " Jean JAURÈS " Il nous offre dans cette belle biographie un regard renouvelé sur le célèbre leader de la gauche. Il suit les visites du tribun des plus petites villes du pays jusqu'aux échos et traductions de ses discours dans toute l'Europe - de Milan à Saint-Pétersbourg. Café Jaurès Mardi 22 octobre 2024 Rémy Cazals Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance L’ouvrage tout récent de Rémy Cazals offre à l’auteur l’occasion d’évoquer ces deux figures dans le cadre de cette vidéo avec Remy Pech, président des Amis de Jaurès La Ville de Toulouse a rendu hommage, ce jeudi 31 juillet 2024 à 10 h, à Jean Jaurès, à l’occasion du 110 ème anniversaire de son assassinat. Un cérémonie organisée devant la stèle du square Charles-de-Gaulle, dédié à celui qui fut conseiller municipal de Toulouse de 1890 à 1893, et présidée par le maire de Toulouse et par notre président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Rémy Pech. Café Jaurès Mardi 19 décembre 2023 Présentation de l’ouvrage de Pascal Dessaint : 1886, l’affaire Jules Watrin En 1886, à Decazeville, dans l’Aveyron, un cadre de la Compagnie des mines est défenestré après avoir été malmené par les mineurs et la foule. Grève et procès s’ensuivent. Comment ne pas penser aux mineurs d’Anzin, dépeints par Zola, à ceux de Carmaux défendus par Jaurès … Café Jaurès Mercredi 15 mars 2023 Présentation de l’ouvrage « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » Voici en vidéo la présentation de l’ouvrage « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » par une partie des auteurs, Rémy Pech, Jacques Poumarède et Olivier Loubes. Café Jaurès Mardi 9 juin 2021 - Présentation en intégralité « LA COMMUNE DE 1871 : UN PROJET, UN HERITAGE, UN ESPOIR » Une soirée organisée par : Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse L’Institut Régional d’Histoire Sociale CGT Les Amis et Amies de la Commune de Paris 1871. Introduction par Rémy Pech, professeur émérite, Université de Toulouse Jean-Jaurès et président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse « La Commune de Toulouse : de la révolte au compromis républicain » Bien que brève, la Commune de Toulouse, moment de résistance et de solidarité, marque l’attachement à la République d’une gauche divisée. Café Jaurès mardi 16 février 2021 « L’élection présidentielle américaine 2020 : bilan et perspectives » Le 20 janvier 2021, les Etats-Unis d’Amérique ont vécu l’investiture de leur nouveau président Joseph Biden. Cette « inauguration » a couronné une longue période électorale avec un record historique de votes par correspondance, une longue journée électorale le 4 novembre et un processus de décompte des voix à la fois très long et émaillé de contestations, notamment de la part du président sortant Donald Trump. Deux semaines à peine avant l’investiture, ce processus s’est achevé au Capitole par une émeute quasi séditieuse encouragée par le président Trump alors que le Congrès était réuni pour certifier le résultat définitif des élections. Ce vote, une formalité en temps normal, fut d’abord retardé par l’invasion de la chambre par la foule. Quand les délibérations ont repris, de nombreux députés et sénateurs républicains ont continué à contester les résultats mais, au final, au milieu de la nuit, les deux chambres ont voté la certification de la victoire de Joe Biden. Café Jaurès 12 janvier 2021 Rémy PECH « 1912 – Premier d’une longue liste, LE BRENNUS AU STADE ». Rémy est professeur émérite d’histoire à l’université Toulouse – Jean Jaurès qu’il a présidée de 2001 à 2006.Il a réalisé, seul ou en collaboration, plusieurs études sur le rugby, dont il s’est attaché à démontrer le rôle social, culturel et émotionnel. Rémy est l’auteur, dans la collection « Cette année-là » de 1871. La Commune, de la révolte au compromis républicain. »31 mars 1912 : 15 000 Toulousains acclament aux Ponts-Jumeaux leur 15 champions. Au terme d’une saison sans défaite, ils ont battu le prestigieux Racing Club de France. C’est pour le Stade Toulousain le premier bouclier de Brennus : 19 autres suivront, faisant des « Rouge et noir » l’équipe la mieux titrée de France et d’Europe. Un début ? Non, car depuis vingt ans le rugby s’est implanté dans la Ville rose comme un jeu d’étudiants, puis comme un spectacle populaire, enfin comme un sport participant de l’identité des quartiers et de la cité. Plus qu’une équipe et qu’une institution, le Stade appartient au patrimoine toulousain en étant pour l’ensemble de l’Ovalie une académie du beau rugby ». Colloque Jaurès /Clemenceau à Toulouse - 12 avril 2014 Remy Pech " 1907 la révolte des vignerons " Le 19 juin 1907, la crise de la viticulture languedocienne débouche sur un affrontement tragique entre les forces de l'ordre et les manifestants. C'est la révolte d'une France rurale qui s'accroche désespérément à ses traditions et à son horizon villageois. 12 avril 2014 Colloque Jaurès /Clemenceau à Toulouse Alain Boscus " Jaurès et Clémenceau la question sociale " C'est à Toulouse que ces deux éclatantes personnalités de la République acquirent leur réputation de journaliste, en collaborant régulièrement à La Dépêche, Jaurès de 1887 à sa mort en 1914 et Clemenceau de 1894 à 1906. Leur vie politique intense fut animée par une passion égale pour un régime qu'ils ont enrichi de leurs pensées et de leurs combats. Tantôt unis pour défendre les mineurs de Carmaux malmenés par leur patron, les Arméniens persécutés ou le capitaine Dreyfus injustement frappé, tantôt divergents pour concevoir la société future, mais aussi la pratique du pouvoir ou la lutte anticléricale, ils ont écrit, ils ont parlé, ils ont agi. 12 avril 2014 Colloque Jaurès /Clemenceau à Toulouse Emmanuel Jousse " Utilitarisme anglo-saxon et idéalisme allemand L'horizon europeen de la pensée de Jaurès et de Clémenceau. Emmanuel Jousse, fin connaisseur des questions diplomatiques, approche la dimension européenne. 12 avril 2014 Colloque Jaurès /Clemenceau à Toulouse Gilles Candar "La législature 1906 / 1910 face à Clémenceau Jaurès entre majorité et opposition " Pour bien se comprendre, il faut d'abord se cogner un peu... » Jean Jaurès, La Dépêche, 14 octobre 1888. En 1906, la gauche est confirmée par les élections. Le radical Clemenceau, ministre de l'Intérieur, et le socialiste Jaurès s'affrontent alors à la Chambre, sur le passé - Jaurès reproche à Clemenceau la manière dont il a géré les grèves ouvrières - et sur l'avenir - Clemenceau fait à Jaurès un procès en naïveté politique. Un siècle plus tard, l'historien Gilles Candar et Manuel Valls, député-maire d'Evry, ont ravivé dans un échange de vues que nous reproduisons ici les cendres de ce débat inextinguible : comment et pourquoi la gauche doit-elle exercer le pouvoir ?
- Square Charles De Gaulle | AMISDEJAURESTOULOUSE
13 - Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. (Voir fiche 14, Hôtel de ville du Capitole). Il fallut attendre l’élection municipale de 1925 qui porta au Capitole la municipalité socialiste pour que la décision d’ériger en place publique une grande statue en bronze de Jaurès fût prise, à l’instar des villes de Perpignan (1921), Carmaux (1923) et Castres (15 mars 1925). Elle a été implantée au square du Capitole (en bordure de la rue Alsace). Exécutée par les sculpteurs toulousains Henry Parayre et Georges Vivent, elle fut inaugurée le 24 mars 1929 par le maire Etienne Billières, en présence de Léon Blum, alors en campagne pour son élection en tant que député de Narbonne, et des députés Vincent Auriol et Albert Bedouce, figures du parti socialiste toulousain et de la SFIO. C’est une statue en bronze (fondeur Louis Roques) haute de deux mètres, dressée sur un piédestal orné de sur trois côtés de bas-reliefs, également en bronze, représentant une femme tenant un enfant, un groupe de jeunes gens et de jeunes filles brandissant des drapeaux, et un mineur. Cette imposante statue fut abattue en 1942 pour la récupération des métaux organisée par l’État français au profit de l’Allemagne nazie. La tête et les bas-reliefs rappelant les combats de Jaurès ont été sauvés et ont permis la réalisation d’un modeste monument sur le même site, conçu sur les plans de l’architecte Roger Brunerie. Le vol répété (1981 et 2004) de la tête de Jaurès et l’indignation alors suscitée attestent de la présence maintenue du grand homme dans la mémoire collective. La tête en bronze dérobée a été remplacée par une réplique du buste en marbre d’André Abbal (1920) placée dans le bureau du maire, après avoir longtemps orné le Salon rouge de réception attenant. Plusieurs cérémonies se déroulent tous les ans devant ce monument pour commémorer l’assassinat (31 juillet) ou manifester contre les guerres. Il faut aussi signaler la présence de Jaurès sur un des 29 panneaux peints au plafond de la « galerue » des Arcades, place du Capitole, par le peintre Raymond Moretti à la demande du maire Dominique Baudis en 1993. Moretti a évoqué des groupes (chevaliers cathares, capitouls, républicains espagnols), sans oublier les personnages emblématiques de Toulouse : Raymond IV, Pierre de Fermat, Jean Calas, Antoine de Saint-Exupéry, Carlos Gardel, Claude Nougaro … Jean Jaurès. La statue monumentale de Jaurès installée en 1929, fondue en 1942. Le monument Jaurès du square Charles de Gaulle. Dépôt de gerbe le 31 juillet 2024 par le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et le président de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse Rémy Pech suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.
- 9 - L'école Jean Jaurès | Ades
9 - 21, Avenue Frizac. École Jean Jaurès Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Le groupe scolaire est construit en briques apparentes, avec, en façade, des jeux de briques animant les élévations. Les grilles et portails en fer forgé sont de style Art déco. Comme il était de règle, l’école était aussi un foyer d’éducation populaire en hébergeant les sièges et activités d’amicales dévolues à l’animation artistique et théâtrale du quartier. Des classes supplémentaires ont été inaugurées en 1929 -école maternelle- et 1931 -école de filles-. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’école maternelle que le groupe scolaire du Busca fut baptisé École Jean Jaurès comme le rapporte le Bulletin municipal de Toulouse (Voir aussi Le Midi socialiste du 18 mars 1929) : « Enfin [le maire Etienne Billières] s’est demandé avec [le premier adjoint] Julien qui serait le parrain de ce groupe scolaire, et s’étant reporté à la vie d’un homme que nous connaissons bien et admirons comme un grand Français qui aimait à venir converser longuement avec sa mère qui l’adorait au Jardin des Plantes, et c’est le nom de Jean Jaurès que portera désormais le groupe du Busca, car cette grande figure qu’on évoquera dans l’école donnera aux maitres et maitresses l’encouragement nécessaire pour que les enfants deviennent plus tard des hommes libres, afin que la Paix universelle soit toujours conservée et que les horreurs de la guerre disparaissent. ». De fait, la première habitation de Jean Jaurès à Toulouse, en 1883, avec sa mère, était située à proximité immédiate, au 11 bis rue Frizac (aujourd’hui remplacée par un immeuble). Jaurès, marié, habita ensuite Place du Salengro, voir fiche n° 1 suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.
- Evènements de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse
Invitation à suivre tous les évènements, conférences, pièces de théâtre, films, colloques, à venir proposés par l'association des Amis de Jaurès à Toulouse Bienvenue dans le Parcours Jaurès PAS À PAS DANS LA VILLE DE TOULOUSE AVEC JEAN JAURÈS Nul n'a parlé avec plus d'admiration ni de tendresse que Jean Jaurès de « Toulouse, la grande métropole du Midi ». Au Capitole, flamboie la fresque des Promeneurs, brossée vers 1890 par le jeune peintre post-impressionniste Henri Martin (Parcours n° 14) . Le professeur de philosophie et adjoint au maire arpente les bords de Garonne où s'agite un peuple de lavandières et de pêcheurs de sable. Flanqué de quelques amis qui « brassèjent » en discourant, le jeune professeur, coiffé d'un canotier, lève un regard clair vers la ville mais aussi, sûrement, vers les lendemains qui chantent et qu'il prépare déjà activement. Oui Jaurès est bien à ce moment-là, il l'a dit lui-même avec émotion, un « citoyen adoptif de Toulouse. »Rien pourtant ne prouve qu'il ait connu la ville avant la rentrée scolaire de 1882. Il avait alors 23 ans quand il fut appelé par le recteur Claude Perroud à donner des conférences de philosophie à la Faculté des Lettres, et un cours hebdomadaire de psychologie aux jeunes filles inscrites dans le lycée Saint Sernin qui venait d'être créé dans l'Hôtel du Barry tout proche (Parcours n° 6) . Pour son premier passage dans la ville, Jaurès, encore célibataire, loue avec sa mère Adélaïde, une petite maison rue Frizac (Parcours n° 9) . Dans ce quartier, quelques chantiers universitaires vont bientôt perturber les grands espaces verts aménagés pour les Toulousains autour du grand Rond, un siècle auparavant. On l'imagine, sa serviette sous le bras. Il marche sans se presser à travers le jardin royal puis le quartier Saint-Etienne, la toute neuve rue Alsace et la place du Capitole pour gagner « le vieil amphi de la rue Matabiau » (aujourd'hui salle du Sénéchal, rue Rémusat (Parcours n° 7) et y retrouver ses étudiants, peut-être pour un cours public sur Dieu, souvent cité mais à jamais perdu. Il apprécie en connaisseur le patrimoine architectural, mais aussi le bouillonnement de cette ville qui se modernise. Jaurès et Toulouse Un citoyen adoptif exceptionnel Ce sont les lieux témoins de l’attache profonde entre la ville de Toulouse et Jean Jaurès que le « Parcours Jaurès » va vous faire découvrir. Parcours suggéré, au gré de vos envies et de l’endroit où vous trouvez. Rejoignez donc Jaurès sur les bords de la Garonne et ailleurs. Rappelé dans son Tarn ancestral et dans le Paris de sa formation intellectuelle par son élection, plus jeune député de la Chambre de 1885, il revient à Toulouse dès janvier 1887 où il entre à la Dépêche pour un article hebdomadaire. Il reprend son poste à la Faculté après les législatives perdues de 1889 et il est élu adjoint au maire six mois plus tard. C'est à Toulouse qu'il écrit ses thèses, qu'il fait construire des écoles, des facultés (lettres, Parcours n°2 ; sciences, médecine, Parcours n° 8) à la faveur de son mandat. C'est aussi à Toulouse qu'il noue des relations assidues avec le monde ouvrier. Il arbitre en 1891 le conflit du tram, et suit en 1892 la construction de la Bourse du travail (Parcours n° 12) . La fréquentation des militants socialistes l’a sûrement conduit dans la petite impasse de la Colombette où les guesdistes du Parti ouvrier avaient établi leur siège (Parcours n°10) . Marié et père de famille, il habite alors place Saint Pantaléon (aujourd'hui Salengro) où une plaque a été apposée en 1959 par la section SFIO (Parcours n° 1) . Dans ce bel appartement il peut recevoir ses collègues, qu’il rencontre aussi dans les cafés de la place du Capitole (café de la Paix, Bibent, toujours florissant aujourd’hui). Mais voilà que le Tarn l'appelle de nouveau, les mineurs et les verriers de Carmaux font de lui un député socialiste. Il les défendra en fondant la verrerie ouvrière d’Albi en 1895, dont le principal dépôt se situe rue Saint-Papoul (Parcours n°11) . A Toulouse encore, La Dépêche est là pour diffuser ses chroniques littéraires, ses écrits d'actualité, ses articles pour la paix, la laïcité, la défense de Dreyfus (Parcours n° 3) . Il fournit également des articles aux journaux socialistes, tel Le Midi socialiste (Parcours n°4) . Il intervient pour souder la gauche dans les municipales incertaines de 1908. La même année il emmène vers l’unité le congrès socialiste qui se tient au réfectoire des jacobins (Parcours n° 5) . Et il y prononce plusieurs conférences, qui fascinent de jeunes auditeurs, tel Vincent Auriol. En 1911, ayant quitté sa maison de vacances du Tarn pour prononcer à Toulouse sa célèbre conférence sur Tolstoï au bénéfice des cheminots en grève, il réplique à ce jeune avocat, un peu étonné de son costard élimé : « Vous savez bien, Auriol, je suis un paysan qui a fait des études ! ». Paysan, bien sûr, mais aussi savant et militant au milieu du peuple, au sein de la ville. Square Charles de Gaulle, un monument, humble vestige de la statue en pied de plus de 2 mètres de haut inaugurée en 1929 (Parcours n° 13) honore sa mémoire. Elle est aussi rappelée aux toulousains chaque fois qu’ils empruntent une des stations les plus fréquentées de la ville (Parcours n°15) , ou que ses étudiants passent sous le porche de leur université qui portait autrefois le nom de son quartier (le Mirail), avant d’honorer celui qui a enseigné dans ses premiers locaux (Parcours n° 16). Rémy Pech Découvrez les informations sur les lieux du parcours Jaurès En cliquant sur les vignettes 1 20, place Saint-Pantaléon (aujourd’hui Roger Salengro). Appartement de Jean Jaurès à Toulouse . Jean Jaurès a vécu de l’automne 1889 à janvier 1893 dans l’appartement du premier étage de cet immeuble ancien -et cossu- avec sa femme, Louise Bois, épousée à Albi en 1886 et sa fille Madeleine née à Paris le 19 septembre 1889. Sa mère Adélaïde née Barbaza, veuve depuis 1882, qu’il aimait beaucoup, habitait rue Frizac. Lire la suite .... 2 2, Rue des Salenques. La Faculté des Lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). Lire la suite .... 3 42 bis rue Alsace et 15 rue Rivals. L’ancien siège de la Dépêche. Jean Jaurès s’est rendu souvent à ces adresses pour son travail de journaliste. Il était tout jeune député du Tarn, lorsqu’il commença cette carrière, en 1887, sollicité par Rémy Couzinet, le directeur de la Dépêche. Lire la suite .... 4 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Lire la suite .... 5 Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Lire la suite .... 6 Place Saint-Sernin. Jaurès professeur au lycée Saint-Sernin Le « Lycée de jeunes filles » (aujourd’hui Lycée Saint-Sernin) a été ouvert le 7 janvier 1884 en vertu de la loi Camille Sée, votée le 21 décembre 1880 sous le gouvernement de Jules Ferry. Le bâtiment principal de ce lycée est l’hôtel Dubarry, construit en 1775 pour le beau-frère et ex-amant de la célèbre « du Barry », Jeanne Bécu, favorite de Louis XV, guillotinée en 1794. L’hôtel Dubarry avait été racheté par les bénédictines et transformé en maison d’éducation. Lire la suite .... 7 L’hôtel du Sénéchal Ce bâtiment avait été édifié à partir de 1550 pour servir à la Sénéchaussée, devenue Présidial (institution royale de police et justice). Ses façades classiques datent du XVIIIème siècle. A la Révolution, l’hôtel du Sénéchal est affecté au Tribunal de première instance. Lire la suite .... 8 Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Le 20 mai 1891, le président de la République Sadi Carnot inaugure les bâtiments financés et construits par la Ville de Toulouse. A cette occasion le maire Camille Ournac confie à Jaurès, adjoint à l’Instruction publique, le soin de remettre ces bâtiments à l’État, responsable de l’Enseignement supérieur. Lire la suite .... 9 Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Lire la suite .... 10 Impasse de la Colombette. Ancien siège du Parti ouvrier français La petite impasse à l’entrée de la rue de la Colombette (en venant du Boulevard Carnot) a abrité pendant quelques années le siège du Parti ouvrier fondé par Jules Guesde et Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, dont Jaurès a été proche de 1892 à 1897. Lire la suite .... 11 14, rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Ceux qui s’intéressent à Jean Jaurès auront plaisir à découvrir ce superbe bâtiment daté de 1903 où subsistent, dans sa cour accessible, quelques inscriptions à moitié effacées rappelant son origine et une clef de voûte sculptée figurant la tête du dieu Bacchus, bien à sa place dans ce lieu où transitèrent pendant plus de 50 ans bouteilles, flasques, bonbonnes et canettes destinée à recevoir vins et bières produits ou débités à Toulouse ou dans les environs. Lire la suite .... 12 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Lire la suite .... 13 Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. Lire la suite .... 14 Jean Jaurès au Capitole Jaurès, appelé à se présenter à une élection municipale partielle en août 1890 par le maire radical Camille Ournac, est fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux . Lire la suite ....
- rue Salenque | AMISDEJAURESTOULOUSE
2 - 4, rue Albert Lautman - La Faculté des Lettres 4, rue Albert Lautman. La faculté des lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). L’inauguration a lieu dans le nouvel amphithéâtre (qui portera le nom de Jules Marsan, doyen prestigieux des années 1930) en présence du recteur Perroud qui réceptionne le bâtiment, du maire Honoré Serres, du préfet, des collègues alors en poste. Il y a aussi de nombreux étudiants chahuteurs à l’égard du doyen Benoît, qui était accusé d’avoir organisé des épreuves « hors sujet » à la dernière session d’examen. Dans son discours, Jaurès, qui auparavant avait enseigné pendant 5 ans à l’amphithéâtre du Sénéchal (Voir Parcours n° 7), déplore déjà l’exiguïté de locaux. Il célèbre l’effort conjugué des instances nationales et locales pour ouvrir les formations universitaires à un plus grand nombre d’étudiants et affirme sa foi dans le développement des universités régionales. Jaurès, en campagne électorale dès décembre 1892, puis élu député à Carmaux à la fin de janvier 1893, n’a exercé son métier de professeur de philosophie que quelques semaines dans ces lieux. Devenus notoirement insuffisants, les locaux seront abandonnés au début des années 1970 pour le campus du Mirail, après 80 ans d’utilisation et de cohabitation parfois conflictuelle avec les juristes, tout le contraire de ce que Jaurès avait souhaité ! Le bâtiment des Lettres a été récupéré par l’université Toulouse Capitole, qui occupait le site depuis le Moyen Age. Une plaque apposée dans l’amphi Marsan en 2009 rappelle l’inauguration des lieux par Jaurès. Elle est ainsi libellée : " En ces lieux le 17 novembre 1892 Jean Jaurès, maître de conférence en philosophie, adjoint au maire de Toulouse délégué à l’instruction publique, a inauguré les nouveaux locaux de la Faculté des lettres. Le 10 décembre 2009 l’Université de Toulouse et la Ville de Toulouse lui ont rendu hommage à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance " suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.
- Biographie Amis de Jaurès à Toulouse
BIOGRAPHIE JEAN JAURES - Socialiste, pacifiste et grand orateur, il fut l'un des principaux fondateurs du Parti socialiste français, s'opposa à la Première Guerre mondiale et fut assassiné. BIOGRAPHIE – CHRONOLOGIE DE JEAN JAURÈS (1859-1914) Les dates à retenir 1859 3 septembre - Naissance de Jean Jaurès à Castres. 1876 Jaurès obtient une bourse pour préparer à Paris l’Ecole normale supérieure 1878 Reçu premier à l’Ecole normale supérieure : il découvre pendant trois ans la vie politique parlementaire et républicaine. 1881 Reçu troisième à l’agrégation de philosophie et se fait nommer à Albi 1883 Obtient un poste à la faculté des lettres de Toulouse 1885 18 octobre - Elu député du Tarn, le premier sur la liste républicaine départementale 1886 29 juin - Mariage à Albi avec Louise Bois 1887 21 janvier - Premier article dans La Dépêche de Toulouse. Il y collaborera jusqu’en 1914. 22 septembre - Candidat aux législatives dans la circonscription de Castres, il est battu et retrouve son poste à la faculté de lettres de Toulouse. 1890 Juillet - Elu conseiller municipal de Toulouse. Nommé adjoint à l’instruction publique 1891 Eté - Ayant achevé ses deux thèses, il rédige un texte de 130 pages sur «La Question sociale». 1892 Mars - Soutient ses deux thèses et devient docteur en philosophie. 1893 Elu le 22 janvier, député de Carmaux (Tarn), sur la lancée de la grève des mineurs, avec l’étiquette républicain socialiste et en acceptant le programme des guesdistes, il est réélu le 20 août aux élections générales qui marquent l’entrée de 41 socialistes à la Chambre. Devient un collaborateur régulier de La Petite République, journal socialiste et commence, pour cinq ans, une rubrique de critique littéraire (qu’il signe «Le Liseur») à La Dépêche 1895 7 mars - A l’occasion d’un débat sur le budget de l’armée, Jaurès s’exprime sur la nature guerrière du capitalisme : « Votre société violente et chaotique porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage. » 1896 Juillet - Création de la Verrerie ouvrière d’Albi. Il participe, pour la première fois, à un congrès de l’internationale socialiste (Londres ) ; il défend les positions socialistes 1897 Février/mars - Début de l’Affaire Dreyfus. Juillet - Discours sur les massacres d’Arménie Discours sur l’agriculture et les paysans 1898 22 janvier - Se déclare convaincu de l’innocence du Capitaine Dreyfus. 12 février - Dépose au procès Zola. 8 mai - Législatives : battu à Carmaux par le marquis de Solages, refuse, au deuxième tour, une circonscription sûre à Paris. Juin - Commence la rédaction de L’Histoire socialiste de la Révolution Française. 7 Juin - Meeting pour l’unité socialiste au Tivoli Vaux-Hall : échec. Août/septembre - Les Preuves (de l’innocence de Dreyfus) paraissent dans La Petite République 1899 22 juin - Constitution du gouvernement Waldeck-Rousseau de «défense républicaine». Jaurès approuve le socialiste Millerand d’y entrer. 3-8 décembre - Congrès socialiste de Japy. Echec de l’unité 1901 Mai - Constitution du Parti socialiste de France (Guesde et Vaillant), fin des espoirs d’unité. Juillet - Première communion de sa fille Madeleine : elle est utilisée contre lui. 1902 Mars - Constitution autour de Jaurès du Parti socialiste français. 27 avril - Jaurès est réélu à Carmaux ; il en restera le député jusqu’à sa mort. 1903 13 janvier - Est élu vice-président de la Chambre et anime la Délégation des Gauches pour le soutien du « Bloc ». Juillet - Prononce à Albi le célèbre « Discours à la jeunesse ». 1904 Janvier - Est battu par un radical, Paul Doumer, à la vice-présidence de la Chambre. 18 avril - Premier numéro de L’Humanité. Août - Congrès de l’internationale socialiste à Amsterdam : Jaurès accepte de renoncer à la participation ministérielle pour réaliser l’unité des socialistes. 1905 Mars - Ouverture de la première grave crise franco-allemande au Maroc. Jaurès s’oppose à la colonisation française. 23-26 avril - Les socialistes réalisent leur unité au congrès du Globe : naissance de la SFIO. Septembre - Début de l’alliance avec Vaillant. Octobre - Début de la collaboration à la Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur. Décembre - Vote de la loi de séparation des églises et de l’Etat, en partie son oeuvre. 1906 Jaurès se représente aux élections législatives. Sa « profession de foi » : « Vers la République sociale ». Il est réélu. 1907 Janvier - Article dans La Dépêche sur « Les suffragettes » et les droits des femmes. Juin - Jaurès intervient pour défendre les viticulteurs du Midi en révolte. Août - Au congrès SFIO de Nancy, puis au congrès de l’internationale à Stuttgart, il se bat pour imposer la priorité à la lutte contre la guerre et appelle, dans ce but, à la grève ouvrière. 1908 Octobre - Congrès de la SFIO à Toulouse : l’unité est renforcée, Jaurès devient leader Novembre - Discours de Jaurès contre la peine de mort 1909 22 juin - Mariage de sa fille, Madeleine. 14 octobre - Manifestation contre l’assassinat de Francesco Ferrer. 1910 Février - Discours au Congrès de la SFIO à Nîmes sur les retraites. Mars - Vote pour la loi sur les retraites ouvrières, critiquée par la CGT et par la moitié du groupe parlementaire socialiste. Octobre - Discours à la Chambre sur la question de l’enseignement et de la laïcité : l’éducation, un acte de foi en l’autonomie et en la raison. . 1911 Février - Dans l’Humanité du 19 février, Jaurès défend les services publics et propose une forte synthèse sur « services publics et classe ouvrière ». Avril - Publication de L’Armée nouvelle. Juillet / octobre - Tournée de conférences en Amérique latine. 1912 Juin - Dénonce le traité de protectorat sur le Maroc. 24/25 novembre - Domine le congrès extraordinaire de l’Internationale socialiste à Bâle. 1913 Mars/juin - Campagne de masse contre la « loi de trois ans » de service militaire au lieu de 2 ans. 13 mai - Jaurès rassemble à Berne des parlementaires allemands et français. 25 mai - Meeting du Pré-Saint-Gervais contre la « loi de trois ans ». Elle est votée en juillet. 1914 Avril/mai - Les élections législatives envoient pour la première fois 103 députés socialistes à la Chambre. 25 juin - Assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo. 14 juillet - Au Congrès SFIO de Paris, Jaurès fait adopter, pour empêcher l a guerre et soutenir la politique d’arbitrage, « la grève ouvrière simultanément et internationalement organisée ». 25 juillet - Discours de Vaise (près de Lyon). 29 juillet - Dernier discours au meeting qui suit la réunion du Bureau socialiste international à Bruxelles. 30 juillet - Article de Jaurès dans La Dépêche : « L’oscillation au bord de l’abîme ». 31 juillet - Dernier article de Jaurès, dans L’Humanité : Sang-froid nécessaire 31 juillet - Assassinat de Jaurès par Raoul Villain. 1919 29 mars - Acquittement de Raoul Villain 1920 30 Décembre - Eclatement du Parti socialiste au congrès de la SFIO à Tours 1924 23 novembre - Jaurès porté au Panthéon
- Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE
16 - Campus du Mirail. L’Université Jean Jaurès ’Université Jean Jaurès à Toulouse L’Université Jean Jaurès est l’héritière de la Faculté des Lettres créée en 1808, et en remontant plus avant dans le temps, de l’université de Toulouse, la deuxième en France après la Sorbonne son aînée de 14 ans. La création d’une université à Toulouse est inscrite dans le traité de Paris imposé par la couronne de France au comte de Toulouse Raymond VII en 1229. L’ordre dominicain fut chargé d’organiser cette institution. La soumission au roi de France et à l’église catholique qui s’étaient associés pour extirper l’« hérésie cathare » au moyen de la croisade fulminée en 1209 par la papauté n’était pas absente des intentions de ses créateurs, ainsi qu’en atteste la prééminence des études théologiques. On assiste toutefois à une orientation plus diversifiée au cours des siècles suivants avec le succès durable des études juridiques (voir fiches 2 et 7). Mais c’est aux 19ème et 20ème siècles que les études scientifiques et littéraires prennent leur essor avec notamment la chimie, illustrée en 1912 par le prix Nobel Paul Sabatier et les études hispaniques menées par Ernest Mérimée. Au moment où la République s’efforce de mettre en place des universités régionales, Jean Jaurès, maître de conférences en philosophie à 24 ans, réussit en tant qu’adjoint à l’Instruction publique (voir fiche 8) et avec le soutien du journal La Dépêche où il écrit, à obtenir le titre de Faculté pour l’École de Médecine, permettant ainsi à Toulouse de retrouver, au moins en principe, son Université. Ce fut chose faite avec, à la fin du XXème siècle, le regroupement en trois entités Toulouse 1 Capitole, Toulouse 2 Le Mirail et Toulouse 3 Paul Sabatier. L’attribution du nom de Jaurès est à partir de 1968 mise à l’ordre du jour par plusieurs responsables de la Faculté des Lettres transférée au sein du nouveau quartier du Mirail. Mais la difficulté d’atteindre la majorité des deux tiers au conseil d’administration et la concurrence d’autres dénominations retardent l’appellation au 19 mars 2014, année du centenaire de l’assassinat de Jaurès. Le président Jean-Michel Minovez attache son nom à cette réussite, qui coïncide avec la reconstruction totale des bâtiments. Dessinés par l’architecte Georges Candilis, ils avaient souffert de malfaçons originelles, aggravées en 2001 par l’explosion de l’usine AZF dans sa proximité. Bibliographie - Caroline Barrera et Patrick Ferté, dir., Histoire de l’université de Toulouse, Editions midi-pyrénéennes, Toulouse, 2019 (3t.). - Pauline Collet, Des lieux pour la science. Acteurs universitaires et construction bâtimentaire, le cas toulousain (1890-2020). Thèse soutenue le 13 novembre 2025 à l’Université Jean Jaurès. - Jean-Michel Minovez, dir., Construire et reconstruire le campus du Mirail, Toulouse, Privat, 2024. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.
- La Maison du Sénéchal | AMISDEJAURESTOULOUSE
7 - 17, rue Charles de Rémusat. La première faculté des lettres : l’hôtel du Sénéchal La première faculté des lettres : l’hôtel du Sénéchal, 17, rue Charles de Rémusat. Au début de la carrière de Jaurès, la Faculté des lettres, où il enseigna, occupait l’hôtel du Sénéchal, 17, rue de Rémusat. L’hôtel du Sénéchal Ce bâtiment avait été édifié à partir de 1550 pour servir à la Sénéchaussée, devenue Présidial (institution royale de police et justice). Ses façades classiques datent du XVIIIème siècle. A la Révolution, l’hôtel du Sénéchal est affecté au Tribunal de première instance. En 1810, l’Université de Toulouse est reconstituée et la faculté des lettres s’installe dans l’hôtel du Sénéchal, avant de rejoindre la faculté de droit, rue de l’Université, en 1892, dans de nouveaux bâtiments. C’est Jean Jaurès, adjoint à l’instruction publique, qui inaugure ces nouveaux bâtiments, au 4 de l‘actuelle rue Albert-Lautmann (voir fiche n°2) . Il y donnera encore quelques cours. L’hôtel du Sénéchal redevient bâtiment communal. L’amphithéâtre du Sénéchal rue de Rémusat au temps de Jean Jaurès. Jean Jaurès a enseigné de 1883 à 1885 puis de 1889 à 1893. Il a dispensé ses cours de philosophie dans l’amphithéâtre du Sénéchal. Jaurès évoque avec tendresse le « vieil amphi de la rue Matabiau » déjà dénommée Rémusat à son époque. Les bancs en bois peints en noir n’ont été remplacés par des fauteuils que vers 1980. Le Sénéchal hébergeait la Faculté de Lettres, un peu éclipsée au 19ème siècle par celle du Droit déjà installée rue de l’Université (actuelle rue Lautman).C’est au Sénéchal qu’il fit ses débuts universitaires en y prononçant plusieurs conférences dès 1882, puis en prenant un poste de maître de conférences de 1883 à 1885, s’installant à Toulouse avec sa mère à ce moment-là. Il y fréquenta des professeurs prestigieux comme Gabriel Compayré, Tarnais et homme politique comme lui, Ernest Mérimée qui organisa enseignement et recherches sur le monde hispanique dès cette époque… Les rapports du recteur Claude Perroud (normalien comme lui, il resta en poste de 1880 à 1908 et fut, par ailleurs témoin du mariage de Jaurès à Albi en 1886) sont particulièrement élogieux pour le jeune professeur de philosophie. Outre ses cours de licence et d’agrégation, il y dispensa des cours publics ouverts à tous le samedi après-midi, qui ont connu un vif succès. Le futur maire socialiste Albert Bedouce, alors jeune employé de l’imprimerie Sirven et militant du parti ouvrier de Jules Guesde y fut assidu. On n’a pas conservé les textes des cours universitaires de Jaurès, contrairement aux cours dispensés au lycée d’Albi, qui font l’objet, avec ses thèses, du volume 3 intitulé : « Philosopher à trente ans » des Oeuvres publiées par la Société des Études jaurésiennes (Fayard). Dans plusieurs articles de la Dépêche en 1890, Jaurès a développé le projet d’université régionale en insistant sur les rapports avec les autres universités du Midi (Bordeaux, Montpellier, Aix en Provence) et sur l’ouverture à l’international en privilégiant le monde hispanique. L’amphithéâtre du Sénéchal est devenu une salle de conférences municipales très utilisée aujourd’hui. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.