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  • Roquelaine | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 4 - 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Jaurès, qui a donné 1312 articles à La Dépêche, du 21 janvier 1887 à sa mort le 31 juillet 1914, a fourni plusieurs centaines d’articles à ces quotidiens. La Cité a subi plusieurs interruptions dans sa parution. Le Midi socialiste a été fondé par Albert Bedouce (maire de Toulouse, député, ministre, 1869-1947), Vincent Auriol (maire de Muret, député, Président de la République, 1885-1966) et Bernard Desbals (ouvrier graveur, militant socialiste, 1877-1911). C’est un journal à vocation régionale (diffusion limitée à la Haute-Garonne, au Tarn et à l’Aude, pour un tirage maximum de 30 000 exemplaires contre plus de 200 000 à La Dépêche). Il fut animé par l’Audois Léon Hudelle (1881-1973) et l’adjoint au maire Emile Berlia (1878-1946), directeur de l’imprimerie attenante. La rue Roquelaine comptait un autre quotidien, le conservateur l’Express du Midi. Devenu La Garonne, il fut interrompu, comme le Midi socialiste, pour collaboration, et ses presses servirent à imprimer plusieurs journaux des mouvements de la Résistance et des partis reconstitués à la Libération. Le siège du Midi socialiste, journal auquel Jean Jaurès avait beaucoup collaboré, a été retenu comme une des étapes du « Parcours Jaurès » établi à l’occasion du centenaire de la panthéonisation de Jean Jaurès en 2024. Une fresque a été réalisée sur le mur donnant rue Roquelaine, par l’artiste Rémi Tournier. Le 23 novembre 2024, la fresque, intitulée « La mélodie des contrastes », fut inaugurée par le maire et président de la Métropole Jean-Luc Moudenc et le président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Rémy Pech. Pourquoi « La mélodie des contrastes » ? La fresque de Rémi Tournier veut mettre en valeur la personnalité vibrante de Jaurès attachée à l’édifice, et rendre compte de la vie actuelle de ce lieu. Pour cela, il fait appel à une photo célèbre du tribun, haranguant la foule massée sous le soleil le 25 mai 1913 au Pré Saint-Gervais, le canotier blanc sur la tête. Réinterprétés par Rémi Tournier, les chapeaux ronds deviennent des tambours blancs cerclés de noir, ceux qui font vibrer les murs de la Samba Résille. Le vigoureux portrait de Jaurès lui-même s’inspire du buste en bronze « Jaurès orateur » sculpté par l’artiste toulousain Paul Ducuing (1867-1949). Pour plus de détails, se reporter ci-dessous au très beau texte écrit par l’artiste Rémi Tournier. Il figure, de façon peu visible, sur le mur de Samba Résille. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Autour de Jaurès | Ades

    Cette rubrique aborde ici des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde, elle ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont Jean Jaurès fut le témoin et l’acteur. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, décrivez nous cette actualité et expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans notre site internet. Autour de Jaurès Cette rubrique aborde ici l’actualité de Jaurès en France et dans le monde. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans cette rubrique. contact par mail : aajjt@orange.fr Pour rappel, dans la rubrique « Evénements » vous trouverez l’actualité de Jaurès dont l’association est partie prenante (participation, coorganisation…) Actualités 2026 à retenir autour de Jaurès Festival d’Avignon : spectacle 4- 25 juillet 2026 - 17 h 30 Théâtre LUNA JAURES, assassiné deux fois ! Texte, Interprétation et Mise en Scène : Pierrette DUPOYET 31 Juillet 1914…Jean Jaurès est assassiné dans un café à Paris… La population est sous le choc. La guerre de 1914-18 commence…Grâce à Louise, sa femme, nous découvrons l’intimité de Jaurès qui croyait en la fraternité et la paix entre les peuples. Evocation des discours humanistes de ce grand tribun, notamment sur la laïcité et le courage. Le spectacle se termine par le procès de l’assassin de Jaurès dont l’issue est sidérante et perçue comme un véritable scandale ! Réservation spectacles : pdupoyet@wanadoo.fr Université Toulouse Jean Jaurès : journée d’études 16 avril - 9 h30- 17h30 RÉMY CAZALS, un historien du témoignage populaire Rémy Cazals, professeur émérite d’histoire contemporaine de l’Université Jean Jaurès, a marqué l’historiographie du mouvement ouvrier et de la Grande Guerre, par son enseignement et sa production scientifique. Cette journée d’études retraçait son parcours et son engagement de chercheur, au service d’une histoire sociale et populaire. Télécharger le programme Le fonds Jean Jaurès de la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine de Toulouse Signalé par un membre de l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, Christian Corbobesse, le fonds Jean Jaurès de la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine de Toulouse, n’est pas dénué d’intérêt et n’a pas livré tous ses secrets. Constitué à partir d'une donation à la ville de Toulouse de Mme Jaurès (dès 1914) et de divers apports ou acquisitions, ce fonds comporte une dissertation rédigée par Jaurès en 1878 lors de son entrée à l'Ecole Normale Supérieure, diverses versions de préfaces ou d'articles de presse, des correspondances, et des autorisations d'emprunts à la bibliothèque municipale rédigés dans le cadre de son mandat d'adjoint à l'Instruction publique (1890-1893).Certains articles comme certains destinataires n’ont pas été identifiés. Mais le fonds permet de retrouver l'étudiant, le journaliste politique et le critique littéraire, l'élu municipal. Ce fonds fait l’objet d’une présentation le 19 janvier à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association. Illustrations : Épreuve d’entrée à l’Ecole normale supérieure, Sur les Toulousains… Sur ses élèves… Actualités 2025 autour de Jaurès Semaine culturelle « Jean Jaurès » à Luchon : Conférence de Remy Pech Vendredi 25 juillet 2025 - 16 heures Vendredi 25 juillet à 16 heures au Casino, les passionnés de culture et d’histoire avaient rendez-vous avec la semaine culturelle « Jean Jaurès » orchestrée par le centre culturel, du 21 au 25 juillet à Luchon. Au cœur de cet événement, une conférence captivante de Remy PECH rendant hommage à Jean Jaurès, sur le thème " Jaurès, combattre pour la paix " . Deux films intéressants sur Jaurès qui sont à voir : Un film sur Bessoulet, en écho à la journée du 4 octobre 2025 : https://www.france.tv/france-5/une-maison-une-legende/7273820-jean-jaures-dans-le-tarn-les-racines-du-combat.html Le film de Francis Fourcou, cinéaste et adhérent de l'Association des Amis de Jaurès : https://viaoccitanie.tv/replay-le-voyage-de-jean-jaures-en-amerique/ On suit Jaurès de Lisbonne à Buenos-Aires, commenté par des historiens de France et d'Amérique du Sud. 2025 Une émission sur les réalisations d’un maire socialiste à Toulouse Nous avons signalé dans la rubrique Bibliographie la parution d’un petit ouvrage sur Etienne Billières, maire socialiste de Toulouse. Au même moment Arte proposait une émission sur les réalisations architecturales de ce maire, marquées par l’esthétique de l’Art déco. Arte 28 mai 2025 émission "Invitation au voyage" Un souffle Art déco sur Toulouse https://www.arte.tv/fr/videos/127150-000-A/un-souffle-art-deco-sur-toulouse/ 2025 Deux expositions sur Dreyfus Moins connues que J’accuse… ! mais tout aussi décisives, Les Preuves, écrites par Jean Jaurès pendant l’été 1898, constituent une démonstration implacable de l’innocence du capitaine Dreyfus. Deux expositions en 2025 sur cet homme, dont le destin continue à interroger notre engagement en faveur de la vérité et de la démocratie. Paris Musée d’art et d’histoire du judaïs Mai- août 2025 Exposition Alfred Dreyfus. Vérité et justice Près de vingt ans après sa première exposition consacrée à Alfred Dreyfus, le musée d’art et d’histoire du Judaïsme revient sur « l’Affaire » pour rappeler les grandes étapes de ce moment crucial de l’histoire de France. Rassemblant près de 250 documents d’archives, photographies, extraits de films et une soixantaine d’œuvres d’art, l’exposition raconte l’Affaire « avec » Dreyfus, en le replaçant au centre du propos. Plus d'informations en cliquant sur ce lien . Paris Musée d’Orsay Mars- octobre 2025 Exposition Les créateurs et l'affaire Dreyfus René Hermann-Paul La Vérité c’est très joli... mais alors les affaires ne sont plus possibles..., 1900 © Musée d’Orsay À travers un accrochage, une programmation cinématographique et un parcours dans les collections, le musée d’Orsay explore la réaction des artistes face à l’affaire Dreyfus et la montée de l’antisémitisme en France à la fin du XIXe siècle. Plus d'informations en cliquant sur ce lien : https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/les-createurs-et-laffaire-dreyfus Actualités 2024 autour de Jaurès 2024 Centenaire de la panthéonisation de Jaurès Enquête IFOP pour la Fondation Jaurès Au moment où diverses manifestations commémorent le centième anniversaire de son entrée au Panthéon, le 23 novembre 1924, une enquête Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès fait le point sur la connaissance et la mémoire de Jean Jaurès dans la population française. Vous pouvez retrouver cette passionnante étude, et les enseignements qu'en tire Gilles Candar ici https://www.jean-jaures.org/publication/la-connaissance-et-la-memoire-de-jean-jaures-dans-la-population-francaise/ Elections législatives de 2024 Une tribune de Rémy PECH Professeur émérite d’histoire contemporaine et président honoraire de l’Université Toulouse Jean Jaurès, président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, Rémy Pech signe dans La Dépêche une tribune à l’occasion des élections législatives. Nos concitoyens ont été convoqués précipitamment pour renouveler leurs députés, au soir d’une élection européenne marquée par une poussée inquiétante de l’extrême-droite. Au-delà de la stupéfaction légitime manifestée par beaucoup, il convient de réfléchir posément aux enjeux de la prochaine élection et d’agir en conséquence. La pensée et l’action constante de Jean Jaurès peuvent nous y aider. Jaurès, brillant intellectuel, élu républicain à 26 ans, grand journaliste à La Dépêche à 27 ans, a d’emblée dû livrer de rudes combats pour défendre une République contestée. Il a contribué à écarter le général Boulanger en 1889, favorisé la naissance du Bloc des gauches en 1898 pour endiguer la poussée antisémite et nationaliste résultant de l’Affaire Dreyfus, travaillé à l’unité des forces ouvrières et paysannes pour conjurer le péril de la guerre universelle. Jaurès voulait que la République illustre sa devise, « Liberté, égalité, fraternité » par un programme de réformes et d’actions renforçant la laïcité de l’État, tendant à la justice fiscale et s’attachant à réduire les inégalités sociales. Il a réclamé le dépassement des alliances diplomatiques dangereuses et préconisé la sécurité collective internationale. Apôtre et martyr de la paix, il a été assassiné en 1914 par un déséquilibré imbu de la haine cultivée par l’extrême-droite. Jean Jaurès à la tribune pour un discours contre la loi des 3 ans, le 18 juin 1913.Jean Jaurès à la tribune pour un discours contre la loi des 3 ans, le 18 juin 1913. Assemblée Nationale – Fonds privés Aujourd’hui la gauche républicaine, qui a décidé de se placer sous l’emblème du Front Populaire, victorieux en 1936 malgré le contexte de la montée des fascismes à l’extérieur et à l’intérieur du pays, a dressé un programme raisonnable. Celui-ci relève résolument les défis cruciaux qui se présentent aux Français de 2024 : crise climatique et écologique, approfondissement des inégalités, affaiblissement des services publics, guerres et massacres en Europe et dans le monde, recrudescence de l’antisémitisme et du racisme, essoufflement de la construction européenne. En un temps record, un unique représentant a été désigné pour porter ses couleurs dans chaque circonscription. En aucun cas il ne s’agit d’un programme extrémiste. C’est un projet républicain propre à faire barrage aux propositions démagogiques. Le RN, nourri des déceptions et des angoisses qui tenaillent le peuple dans ses profondeurs, camoufle sous un discours rassurant des principes venant à l’encontre des valeurs républicaines. Il prône des mesures dangereuses comme le renforcement des discriminations, sans oublier la complaisance à l’égard des dictatures qui sévissent dans le monde. La mise en garde de l’ensemble des organisations syndicales, mais aussi de nombreux experts, de représentants de certaines instances patronales et de nos partenaires européens est à cet égard significative. Comme au temps de Jaurès, la gauche est unie Et qu’attendre du parti du président de la République, en état de doute et parfois de panique devant la période chaotique qui pourrait se profiler, mais aussi du parti de la droite classique, contraint à basculer dans le ralliement au pouvoir ou d’afficher sa compromission avec le RN en abandonnant toute référence à son gaullisme originel ? Comme au temps de Jaurès, comme à diverses reprises au cours du siècle écoulé, la gauche est unie dans sa pluralité. Le nouveau Front Populaire propose aux Français, à travers un ensemble de mesures dont l’échelonnement et le chiffrage seront précisés, de reprendre la marche vers le progrès, la paix et la fraternité. C’est un devoir pour tous les citoyens conscients de la gravité de la situation de réfléchir maintenant aux conséquences de leur choix. Rémy Pech 2024 - Une figure de la Résistance toulousaine La médaille de la Résistance attribuée à une figure de la Résistance toulousaine. Le 6 juin 2024, l’historien Patrick Clastres, animait le café Jaurès, sur le thème : Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO, ou Comment le comité international olympique (CIO) écrit sa propre histoire (voir notre rubrique Cafés). Le lendemain, au Musée de la Résistance de Toulouse, il recevait à titre posthume, au nom de son grand-père, Litman Nadler, la médaille de la Résistance. Litman Nadler, alias « Docteur Madeleine » né en 1911 en Roumanie, est arrivé à Toulouse en 1935 pour poursuivre ses études de médecine. En 1941, les lois antisémites de Vichy l’ont empêché de soutenir sa thèse. Refusant de se soumettre, il a rejoint le Mouvement de Libération Nationale et soigné clandestinement des résistants. Arrêté en juin 1944, il a été fusillé le 1er août au camp de Souge. « Son histoire est celle d’un médecin qui a utilisé ses compétences pour sauver des vies, même au péril de la sienne. Si je suis fier d’avoir reçu cette médaille, je n’ai aucun mérite », témoigne l’arrière-petit-fils du docteur Madeleine, l’historien Patrick Clastres, désormais décoré d’un disque métallique au bout d’un tissu rouge. (cf. La Dépêche du Midi, Léïne Touala, 7 juin 2024). Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse veulent ici rendre hommage à une figure de la Résistance toulousaine, victime du racisme et de l’antisémitisme tant combattus par Jaurès. Alertée par Gilles Candar, l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a signalé aux Archives municipales de Toulouse la mise en vente d’une lettre de Jean Jaurès, alors adjoint au maire de Toulouse, à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche, à propos d’un conflit social affectant la vie des Toulousains : la grève des tramways déclenchée en juin 1891. La grève contre le propriétaire de la compagnie des tramways, Firmin Pons, avait pris un tour dramatique avec l’abattage de quelques chevaux utilisés alors pour tracter les voitures. Le maire Camille Ournac avait confié à Jaurès une mission de médiation qu’il avait menée à bien mais les autorités judiciaires saisies par Pons avaient failli empêcher le compromis. Jaurès avait alors décidé de porter l’affaire dans le journal auquel il collaborait depuis 4 ans. Cette lettre est un document important pour l’histoire de la ville de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur à vocation publique. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivante avec son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Nous sommes heureux que la ville de Toulouse ait pu acquérir ce document, qui va rejoindre les collections des Archives municipales. Cette lettre est un document important pour l’histoire de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur d’intérêt public. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivantes, comme en témoignent son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Ce document doit être mis en ligne prochainement sur le site des archives municipales. La lettre inédite de Jean Jaurès sera présentée lors du Café Jaurès du 9 janvier 2024 (18h, espace Diversités-Laïcité, 38 rue d’Aubuisson). Photo de la lettre de Jean Jaurès diffusée lors de l'Assemblée Générale le 9 janvier 2024. 0ctobre 2023 - Une lettre de Jean Jaurès Une acquisition des Archives municipales pour notre patrimoine : Une lettre inédite de Jean Jaurès (1891)

  • av d'alsace | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 3 - 42 bis rue Alsace et 15 rue Rivals. L’ancien siège de la Dépêche. 42 bis rue Alsace. L’ancien siège de la Dépêche. Jean Jaurès s’est rendu souvent à ces adresses pour son travail de journaliste. Il était tout jeune député du Tarn, lorsqu’il commença cette carrière, en 1887, sollicité par Rémy Couzinet, le directeur de la Dépêche. En 2009, pour le cent-cinquantième anniversaire de sa naissance, les éditions Privat et La Dépêche du Midi ont publié un très gros livre contenant la totalité des articles de Jean Jaurès figurant en première page du quotidien toulousain (1 312 textes) ainsi que ceux de critique littéraire et artistique signés du pseudonyme Le Liseur. L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a obtenu de Privat et de La Dépêche du Midi l’autorisation de reprendre ces articles sur son site (https://www.amisdejaures-toulouse.info/jauresladepeche). En 1890, le siège de la Dépêche a été transféré au 57 rue de Bayard (œuvre de l’architecte Joseph Galinier, détruite en 1979). Le journal a alors agrandi et transformé les locaux de la rue Alsace, qui deviennent un hall d’exposition et une vitrine du journal. En 1926, la réalisation de la façade actuelle (que n’a donc pas connue Jean Jaurès) a été confiée au grand architecte et urbaniste Léon Jaussely (1872-1932). Il a dirigé le travail des mosaïstes Gentil et Bourdet (signatures visibles sur la façade) dans l’esprit Art Déco alors triomphant. Le dessin, dans les teintes bleu, beige et or, représente une effigie féminine rayonnant des différentes rubriques du journal, allant des sports et de la politique à la TSF naissante. Cette figure incarne la liberté de la presse, Marianne ou tout simplement La Dépêche. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Archives | Ades

    L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse organise toute l’année des conférences, des colloques, les Cafés Jaurès. L’association a été créée en 2012 par Jean-Jacques Rouch entouré d’universitaires et de citoyens toulousains. Elle rassemble plus de 300 adhérents et bénéficie de soutien de l’ensemble des collectivités territoriales. En 10 ans d’existence, elle a organisé plusieurs dizaines de conférences, cinq colloques et participé activement à la vie culturelle toulousaine. Les archives Jacqueline LALOUETTE, historienne Le drapeau tricolore et ses compagnons de façade. Passés composés, 2025, 416 p., 25€ Mardi 17 mars 2026 Le sentiment national s’incarne dans des symboles : le drapeau tricolore, la devise « Liberté, égalité fraternité », l’hymne de La Marseillaise. Jacqueline Lalouette, professeur émérite, évoquait ces symboles dans un récent ouvrage : " Trois fleurs de la Nation.- Le drapeau, l’hymne, la devise " Elle a choisi d’évoquer pour ce « café Jaurès » le drapeau français, depuis son origine jusqu’à ses tribulations, entre vénération, contestation et confusion, sans oublier sa représentation dans l’art. En effet, le drapeau, qui galvanise la nation dans les moments cruciaux, peut aussi être critiqué et même bafoué. Comment expliquer cela ? Jacqueline Lalouette situera le contexte légal : le drapeau français et le drapeau européen ne sont obligatoires que sur la façade des établissements scolaires. Cependant, ils sont arborés sur de nombreux autres établissements publics, notamment sur les mairies. Ils y sont parfois rejoints par d’autres emblèmes : des drapeaux régionaux, mais aussi, dans certains contextes internationaux des drapeaux étrangers. Il en résulte des problèmes administratifs et judiciaires, qui se sont multipliés ces dernières années à propos du drapeau ukrainien, du drapeau israélien, mais surtout du drapeau palestinien. Pour autant, le drapeau garde sa popularité, Inséparable des compétitions sportives, souvent représenté dans l’art, le drapeau incarne notre sentiment national. Ce sont les différentes questions liées au pavoisement que Jacqueline Lalouette se propose de présenter. Amos REICHMAN, écrivain Les morts de Raoul Villain Editions du Seuil, 2025. EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE OMBRES BLANCHES Lundi 16 février 2026 Diplomate et écrivain, l’auteur n’a pas hésité à revenir sur l’assassin de Jaurès, dont plusieurs ouvrages de qualité (Jacqueline Lalouette, Dominique Paganelli) et un colloque tenu et publié à Castres (2021) ont bien renouvelé l’historiographie. Il s’agit cette fois, à travers un récit historique écrit d’une plume alerte et imagée, d’une enquête approfondie sur la famille et la vie de l’assassin avant son geste fatal, l’assassinat de Jean Jaurès le 31 juillet 1914 à Paris, au Café du Croissant. Du procès -longtemps différé- (il n’intervint qu’en mars 1919), on a surtout retenu la conclusion déconcertante et jugée scandaleuse, l’acquittement. L’auteur tente de répondre aux multiples questions que pose ce parcours paradoxal : pourquoi Raoul Villain a-t-il tué Jaurès ? Pourquoi fût-il acquitté ? Pourquoi est-il mort ? En dépit de supputations parfois osées, comme, pour l’assassinat de Jaurès, le passage à l’acte dicté par le désir de fuir une mobilisation imminente, l’auteur a exploré soigneusement les archives et les récits plus ou moins légendaires. Il s’est rendu à Ibiza pour recueillir des témoignages indirects mais crédibles qui, sans relancer formellement l’hypothèse d’un meurtre punitif de Villain, explorent le contexte du début de la guerre d’Espagne et laissent planer quelque doute. Stéphanie Maffre La trame du passé et le fil de l’histoire.L’invention de Mazamet : catholiques, protestants et autres. Samedi 10 janvier 2026 A Mazamet (Tarn), capitale du délainage et du textile, il est admis que les ouvriers votaient à droite, parce que catholiques, et que les patrons votaient à gauche parce que protestants. Que cache cette assertion, assénée comme une évidence ? C’est ce que Stéphanie Maffre, historienne, maitresse de conférences à l’Université Toulouse Jean Jaurès éclaire. Étudiant les célébrations commémorant le brillant passé industriel de la ville (récemment encore l’une des capitales mondiales du délainage) et les discours émanant des élites sociales ou des différentes communautés en présence, se fondant aussi sur une enquête orale approfondie, elle démêle le fil de la mémoire et interpelle les ambiguïtés et les fluctuations des images véhiculées pendant plus d’un siècle. L’ouvrage, préfacé par Arlette Farge, permet, comme elle le dit, de « comprendre la manière dont un événement historique, figé par les mémoires et la continuité des récits, doit être réinterprété ». À ce titre, il est particulièrement exemplaire du métier d’historien. Aux amis de Jean Jaurès il fait aussi revivre un passé marqué par des luttes syndicales auxquelles Jaurès fut plusieurs fois mêlé et qui continue d’affleurer dans la ville. Rémy Cazals, historien Emile Zola et Jean Jaurès Mercredi 10 décembre 2025 Un « café » original, à plusieurs voix, conçu par Rémy Cazals : En première partie, nous écoutons Régis Andrieu nous présenter : « Jaurès lecteur de Zola », notamment à travers les articles qu’il a signés sous le pseudonyme « le liseur ». En deuxième partie, Rémy Cazals nous parle de Zola et Jaurès dans l'affaire Dreyfus.Enfin, en 3ème partie nous revivons l’intervention de Jaurès devant la Chambre des députés à propos du transfert des cendres de Zola au Panthéon en 1908 (lecture théâtralisée de textes). Daniel Hourquebie Alain-Fournier et les soldats gascons Miraculés de la mémoire de la guerre de 14 Mardi 18 novembre 2025 Daniel Hourquebie, membre de notre association, propose l’histoire récemment éclairée de la mort d’Alain Fournier, l’auteur du roman Le Grand Meaulnes, et des soldats gascons de son unité, au début de la guerre de 1914. Disparus sans laisser de trace dans les tout premiers combats de la guerre de 14, il y a 111 ans, revenus dans la lumière 77 ans après. Une saga tragique et humaine, entre polémiques, enquêtes et témoignages oubliés des survivants, jusqu’à l’improbable redécouverte des corps en 1991. Daniel Hourquebie restitue la réalité du combat, l’humble humanité des victimes autour d’Alain-Fournier, pour la plupart paysans et artisans de Gascogne arrachés à leur terre, et le vrai visage de la guerre de 14, innommable conflit que Jaurès avait tenté de conjurer jusqu’à son dernier souffle Vincent Duclert " ROCARD, une biographie internationale" Rémy Pech1925 " Etienne Billières, un maire visionnaire au Capitole" Librairie Ombres Blanches Samedi 14 juin 2025 11h – Vincent Duclert ROCARD, une biographie internationale Une belle journée à Ombres Blanches, en partenariat avec les Amis de Jean Jaurès à Toulouse. Elle a mis le socialisme à l’honneur. À 11h, Vincent Duclert nous offrait une approche d’un Michel Rocard inédit, éclairant d’une lumière neuve l’histoire d’une figure de la gauche française et européenne. Son propos s’articulait autour de quatre grands dossiers : la guerre d’Algérie, la Nouvelle Calédonie au moment des accords de Matignon en 1988, le Rwanda sombrant dans le génocide, et enfin l’interminable conflit israélo-palestinien. Vincent Duclert, historien chercheur a notamment travaillé sur le génocide (Rwanda, Arménie). Outre de nombreux livres qui font autorité, il est à l’origine du « rapport Duclert », issu de la Commission de recherches sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (2021). 14h30 – Rémy Pech 1925. Etienne Billières, un maire visionnaire au Capitole À 14h 30, Rémy Pech ressuscitait la figure d’un grand maire de Toulouse, Etienne Billières, qui s’efforça de 1925 à sa mort en 1935 de mettre en œuvre un programme social, culturel et urbanistique tout imprégné de sa ferveur socialiste. Rémy Pech est professeur honoraire d’histoire contemporaine à l’université Toulouse-Jean Jaurès qu’il a présidée de 2001 à 2006. Ses recherches portent sur les économies et sociétés viticoles, sur l’histoire du rugby ainsi que sur l’histoire politique du Midi occitan, notamment l’œuvre de Jaurès. Il est l’auteur, dans la collection « Cette année-là », de 1871. La Commune, de la révolte au compromis républicain (2019) et de 1912. Premier d’une longue liste, le Brennus au Stade (2020). Frédéric Potier Jaurès en duel, Paris, Le bord de l’eau et Fondation Jean Jaurès, Mardi 6 mai 2025 Le 4 décembre 1904, sous la grande verrière de la gare d’Orsay, les cheminots se retournent au passage d’un homme : Jean Jaurès. Le député du Tarn monte dans le Sud-Express à destination de Saint-Sébastien en Espagne. Que va-t-il y faire ? Jean Jaurès, le pacifiste lettré et esthète, le grand humaniste, va se battre en duel au pistolet le lendemain.Son adversaire s’appelle Paul Déroulède. C’est une figure de la droite nationaliste. L’affrontement, le 6 décembre 1904 à Hendaye, ne voit pas seulement s’affronter deux hommes, mais deux visions de la France. Mais comment expliquer que Jaurès ait provoqué ce duel, en contradiction non seulement avec la légalité, mais aussi avec ses convictions humanistes, qui quelques années plus tard le conduisirent à lutter avec éclat contre le maintien de la peine capitale ? C’est ce que nous dit Frédéric Potier, à partir d’un récit captivant de l’affaire, éclairée par une enquête minutieuse à travers articles de presse et dossiers administratifs. « Messieurs, êtes-vous prêts ? – Feu ! » Frédéric Potier, haut fonctionnaire, est aussi expert associé à a Fondation Jean Jaurès. Il est l’auteur de plusieurs essais portant sur la politique française, dont Pierre Mendès France, la foi démocratique. Robert Laffont, 2021 Marlène COULOMB Bavardes, les femmes ? Sexisme sur la voix publique Mardi 1er avril 2025 Bavardes, les femmes ? La croyance est fortement ancrée dans l’imaginaire collectif et alimentée par toute une tradition populaire. C’est pourtant une tout autre histoire que nous racontent les travaux scientifiques. Ils nous montrent que la parole des femmes a longtemps été une parole empêchée et que si elles sont aujourd’hui encouragées à parler, elles sont confrontées à de multiples obstacles qui peuvent les amener à préférer se taire. L’accès partagé à la parole publique, conçue comme un bien commun est au fondement de la citoyenneté et participe directement à la vitalité démocratique. Prendre conscience que les espaces de parole sont l’expression des rapports de pouvoir est la première étape permettant de conjurer la male-diction de la parole des femmes. Marlène Coulomb-Gully (LERASS) est professeure émérite à l’Université Jean Jaurès de Toulouse. Membre du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes -HCEfh- de 2013 à 2018, elle a rejoint en 2020 l’Observatoire de l’Égalité du Conseil supérieur de l’audiovisuel -CSA-. Ses travaux portent principalement sur la politique, le genre et les médias. Parmi ses publications, citons : Sexisme sur la voix publique – Femmes, éloquence et politique-, Éditions de l’Aube, 2022 ; Femmes en politique : en finir avec les seconds rôles, Paris, Belin – Collection Égales à Égal, 2016 ; 8 femmes sur un plateau – Télévision, journalisme et politique, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2016 ; Présidente : le grand défi – Femmes, politique et médias, Paris, Payot, 2012 Daniel-Antoine CHARBONNEL " Eugène BOIS, beau-père de Jean Jaurès et sous-préfet de la République " Mercredi 12 mars 2025 Avec la biographie de Jaurès portée par Jean-Numa Ducange lors du Café Jaurès du 15 février, nous avons mieux appréhendé la dimension internationale du personnage. Voici sa vie privée mise en avant, avec l’étude consacrée à son beau-père, Eugène Bois (1841-1899), que nous a présenté D.A Charbonnel, professeur d’histoire. Venu du Cantal pour s’installer à Albi comme négociant, il épouse Marie-Philippine Gisclard, Eugène Bois, issue d’une famille de notables ruraux, puis commence une carrière administrative comme sous-préfet. Sa fille épouse le jeune député Jaurès. Eugène Bois sera désormais au cœur des luttes politiques de l’époque. Mais dans leur maison de campagne à Bessoulet (Villefranche d’Albigeois), tout le monde se retrouve pour goûter les joies d’une vie de famille paisible. C’est là que Jaurès, à proximité de Carmaux, rédige au calme ses ouvrages ou articles, prépare son action et reçoit de nombreuses personnalités du monde politique. Le domaine de Bessoulet (montage d’une photo de 1910 et de l’état actuel): une maison de caractère où a vécu l’un des hommes politiques les plus importants du début du XXème siècle, le célèbre Jean Jaurès. Jean-Numa Ducange " Jean JAURÈS " Samedi 15 février 2025 Le «café » de l’’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a eu lieu en partenariat avec la librairie Ombres Blanches. Il a été animé par Rémy Pech et s'est déroulé dans les locaux de la librairie 3, rue Mirepoix. Nombre d'historiens se sont déjà emparés du parcours hors du commun de Jean Jaurès, mais Jean-Numa Ducange nous offre dans cette belle biographie un regard renouvelé sur le célèbre leader de la gauche. Il insiste notamment sur l'influence locale, nationale mais surtout internationale de Jean Jaurès : il suit les visites du tribun des plus petites villes du pays jusqu'aux échos et traductions de ses discours dans toute l'Europe - de Milan à Saint-Pétersbourg. Par ailleurs, pour reconstituer sa trajectoire, de nouvelles archives sont mobilisées : fonds privés inédits de dirigeants de l'époque récemment exhumés, bibliothèque personnelle de Jaurès, archives de la Préfecture de Police, mais aussi des fonds allemands et russes jamais exploités. On entrevoit alors un homme exceptionnel, un député sensible à la langue occitane de ses origines comme au concert diplomatique entre les nations, un orateur hors pair capable de parler aux paysans du Tarn comme aux militants aguerris, et enfin un lettré qui se fait tour à tour philosophe, historien et spécialiste des questions militaires. Voir un extrait vidéo du Café Jaurès Mardi 15 janvier 2025 Assemblée générale de l'Association des amis de Jean Jaurès Bourse du Travail, place Saint-Sernin Bernard Bessou Jean Jaurès, N’oublions pas ses combats. L’auteur a présenté en une vingtaine de minutes les résultats tangibles auxquels Jaurès a puissamment contribué (laïcité, retraites, impôt sur le revenu…) et les domaines où il fut précurseur (droit des femmes, abolition de la peine de mort, réforme de l’Armée, défense de la paix). - 18h30 Assemblée générale : Bilan des activités. Vote Rapport de gestion. Vote Présentation des projets 2025 Si besoin : points mis à l’ordre du jour - 19h30 Galette républicaine Mardi 10 décembre 2024 Un « café » pas comme les autres Comme Rémy Pech l’avait promis, les membres des Amis de Jean Jaurès à Toulouse ont été invités le 10 décembre dernier, à parcourir avec lui les rues du centre de Toulouse « sur les pas de Jean Jaurès », afin de conclure dignement l’année du centenaire de la panthéonisation. Ils découvraient ou redécouvraient avec Rémy Pech les lieux qu’il a arpentés ou marqués de son action, comme enseignant, comme journaliste, en militant du socialisme ou en tant qu’élu de la République. Cette déambulation était programmée le mardi 10 décembre, à 15 heures au square Charles de Gaulle, devant le monument Jaurès. Le parcours a duré environ deux heures. Il prenait fin devant le 38 rue Roquelaine (ancien siège du journal Le Midi socialiste et aujourd’hui "Samba résille") dont le mur s'orne désormais d’une superbe fresque, œuvre de l’artiste Rémi Tournier. L'ultime étape de la déambulation, rue Roquelaine, devant la fresque de Rémy Tournier inaugurée le 23 novembre. Place Salengro, devant l'immeuble où a habité Jaurès. Des auditeurs attentifs devant la façade de l'immeuble de la Dépêche, dont Jaurès fut un si éminent collaborateur. Mardi 22 O ctobre 2024 Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance , Rémy Cazals Marie-Louise Puech, Pacifisme, Féminisme, Résistance , Rémy Cazals En communion avec Jaurès, enfants de Castres comme eux, ces deux enseignants, Jules et Marie-Louise Puech, ont illustré toute leur vie les domaines de pensée et d’action du grand tribun : affaire Dreyfus, laïcité, pacifisme. Par leurs recherches (sur Proudhon, sur Flora Tristan), par leur correspondance et leurs revues (La Paix par le Droit), par leurs actions de Résistants enfin, ce couple représente un exemple rare de fidélité et de pugnacité au service des valeurs de fraternité et d’humanité trop souvent bafouées. Il a mis en évidence les liens entre Jean Jaurès et le couple Puech en évoquant successivement - 1. Les relations directes : Castres, le collège, l’affaire Dreyfus, la guerre. - 2. La découverte des sources françaises du socialisme : Proudhon, les saint-simoniens, Flora Tristan. - 3. Le militantisme pacifiste et féministe : la revue La Paix par le Droit, la Société pour l’arbitrage entre les Nations, la SDN, le droit de vote des femmes. - 4. Des formes de Résistance sous l’Occupation : textes contre Vichy et les nazis, soutien matériel aux réfugiées, sauvetage de Juives, planque pour résistants. Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO ou Comment le comité international olympique (CIO) écrit sa propre histoire Patrick Clastres Jeudi 6 juin 2024 C’est à Paris, le 23 juin 1894, que le premier Congrès international des sportsmen adopte le principe du « rétablissement des jeux olympiques sous une forme moderne » à des fins de paix internationale. L’idée en revient à Pierre de Coubertin, un jeune baron français âgé de 31 ans, qui va, dans la foulée, constituer le premier Comité international des jeux olympiques. Sans statuts jusqu’en 1981, fondé sur le principe de la cooptation, le CIO a survécu à deux guerres mondiales, à la Guerre froide et à la globalisation économique. Ses jeux olympiques sont devenus le plus grand événement sportif de la planète. Les plus grandes marques mondiales, les médias les plus puissants, et même les États le courtisent. Comment expliquer une telle hégémonie ? Est-elle faite pour durer ? Comment interpréter ses revendications d’autonomie et de neutralité ? Le CIO saura-t-il résister à la poussée du modèle américain des ligues professionnelles, contenir les revendications des athlètes, pourra-t-il, enfin, survivre à la guerre sportive menée par la Russie contre les démocraties ? Ce sont ces questions que Patrick Clastres, historien du sport et de l’olympisme, a traitées dans son exposé. Patrick Clastres est professeur à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université de Lausanne. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire et la géopolitique du sport international. Retrouvez Patrick Clastres, dans notre rubrique « Autour de Jaurès », recevant la médaille de la Résistance au nom de son grand-père Litman Nadler, au musée de la Résistance à Toulouse, le 7 juin 2024 Présentatio n de la collection des Oeuvres de Jaurès, " Guerre à la guerre". Gilles Candar Mercredi 24 avril 2024 Au cours d'une séance organisée en partenariat avec l'Institut d'histoire sociale CGT, notre ami Gilles Candar, président de la Société d'Etudes jaurésiennes, a présenté le dernier volume (15) de la collection des Oeuvres de Jaurès," Guerre à la guerre". IL a évoqué la collection des 17 volumes dont il fut depuis vingt ans le maître d'œuvre après l'inoubliable Madeleine Rebérioux. Il évoqua tout d’abord les fondements de l'humanisme de Jaurès : Dans sa philosophie première : l’originalité de sa conception du monde et de Dieu par rapport à celle de Spinoza, l’anti-dogmatisme et le droit à la critique illimitée, une vision du socialisme singulière, Dans sa philosophie politique : la République, la laïcité, l’éducation - œuvre de libération -, les droits de l’Homme. Puis à partir des deux horizons de son humanisme, la justice et le cosmopolitisme, il se pencha sur l’universalisme de Jaurès marqué par le dialogue culturel, l’engagement pour la paix et la solidarité internationale. Jaurès a défendu l'idée d'égalité des droits pour tous les individus, contribué efficacement à établir le principe de la laïcité dans une République et une démocratie moderne. Parler d’un humanisme à propos de Jaurès c’est se rapporter à sa pensée métaphysique et à son action. Jaurès est-il bien une conscience humaniste pour aujourd’hui et demain, peut-être « inclassable » selon le mot de Madeleine Rebérioux ? C’est ce qu'a proposé de voir Camille Grousselas, Docteur ès lettres, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès. Enfin, il évoqua le lien que Jaurès faisait entre l’idéal socialiste et la maçonnerie et interrogea la pertinence de l’humanisme jaurésien face aux enjeux du XXIe siècle : la remise en question potentielle de l’humain (IA, nanotechnologies et biologie, transhumanisme). Sa conclusion montra que Jaurès était resté un philosophe dans l’action convaincu que l'amour de la justice, de l'égalité et de la solidarité était une force suffisamment puissante pour porter les individus à édifier une société meilleure tournée vers « le vaste monde ». Jean Jaurès un humanisme pour le XXI ème siècle ? « Il n’y a qu’une race, l’humanité » écrivait-il dans La Dépêche du 2 juin 1892. Camille Grousselas Mardi 12 mars 2024 1914-1918 Egrener ces jours. Un témoignage sur le devoir de mémoire et un recueil de poèmes en prose J.C. T HIRIET Mardi 13 février 2024 JC Thiriet a lu et commenté quelques textes extraits de Egrener ces jours. Cela a permis de rendre hommage aux «petits», pris dans l’engrenage de la guerre et sacrifiés souvent inutilement dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Egrener ces jours est à la fois un journal, un témoignage sur le devoir de mémoire et un recueil de poèmes en prose. Les textes qui le composent ont été écrits en 2018, à raison d’un par jour pour mieux suivre le rythme des deux premiers mois de Grande Guerre de son grand-oncle, Raymond Grizou, jeune vigneron des Corbières qui, après son service militaire chez les zouaves à Tunis, est rappelé dès la déclar ation de guerre de la France à l’Allemagne. Formé comme brancardier-infirmier à Perpignan, il part pour le front où il passera les quatre ans de guerre. Il sera plus tard maire de son village et le marquera de son empreinte. Un document passionnant inédit : une lettre de Jean Jaurès à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche Mardi 9 Janvier 2024 Un document passionnant inédit de Jaurès Alertée par Gilles Candar, l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a signalé aux Archives municipales de Toulouse la mise en vente d’une lettr e de Jean Jaurès, alors adjoint au maire de Toulouse, à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche, à propos d’un conflit social affectant la vie des Toulousains : la grève des tramways déclenchée en juin 1891. La grève contre le propriétaire de la compagnie des tramways, Firmin Pons, avait pris un tour dramatique avec l’abattage de quelques chevaux utilisés alors pour tracter les voitures. Le maire Camille Ournac avait confié à Jaurès une mission de médiation qu’il avait menée à bien mais les autorités judiciaires saisies par Pons avaient failli empêcher le compromis. Jaurès avait alors décidé de porter l’affaire dans le journal auquel il collaborait depuis 4 ans. Cette lettre est un document important pour l’histoire de la ville de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur à vocation publique. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivante avec son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Nous sommes heureux que la ville de Toulouse ait pu acquérir ce document, qui va rejoindre les collections des Archives municipales. Cette lettre est un document important pour l’histoire de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur d’intérêt public. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursu ivra au cours des années suivantes, comme en témoignent son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Ce document doit être mis en ligne prochainement sur le site des archives municipales. Document présenté à l'assemblée générale des Amis de Jaurès 2023 Pascal Dessaint : 1886, l’affaire Jules Watrin Mardi 19 Décembre 2023 En 1886, à Decazeville, dans l’Aveyron, un cadre de la Compagnie des mines est défenestré après avoir été malmené par les mineurs et la foule. Grève et procès s’ensuivent. Comment ne pas penser aux mineurs d’Anzin, dépeints par Zola, à ceux de Carmaux défendus par Jaurès … 25 novembre 2023 Toulouse, Conseil départemental de la Haute-Garonne Colloque Guerres et paix du 19 ème au 21 ème siècle Samedi 25 Novembre 2023 Organisé en partenariat par le Conseil départemental, le journal L’Humanité, et l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, le colloque a rencontré samedi 25 novembre un vif succès. Dans le salon République, dès le matin, se pressaient plus de 200 personnes pour suivre les communications des historiens, politologues et journalistes sur un sujet hélas en phase avec une tragique actualité mais intervenant au moment précis où la trêve en Palestine apportait une lueur d’espérance. Dans son exposé introductif, le président du Conseil départemental Sébastien Vincini plaça le colloque dans les perspectives de lutte contre les discriminations et les inégalités menée par l’Assemblée départementale, tout en soulignant l’exigence indispensable de fortifier les valeurs universelles et éminemment jaurésiennes de paix, fraternité et laïcité. Le colloque se déroula ensuite sous la présidence conjointe de Rémy Pech et de Gilles Candar, président national de la Société d’études jaurésiennes. En ce moment précis, où les institutions interétatiques multilatérales peinent à défendre la paix, en Ukraine comme au Proche-Orient ou au Sahel, cette journée de réflexion et de débat prévue de longue date trouve toute sa légitimité. Souvent présenté comme une fatalité, le déclenchement en 1914 de la Première guerre mondiale résultait certes de l’exacerbation des rivalités nées de la concurrence capitaliste et du heurt des impérialismes coloniaux, mais aussi de la passivité ou de l’agressivité d’opinions publiques travaillées par les nationalismes et les xénophobies. L’incapacité à mettre en place des institutions et des procédures d’arbitrage, les contradictions internes et l’impuissance de l’Internationale ouvrière ont alors réduit à néant les possibilités d’enrayer l’engrenage belliqueux. L’assassinat de Jean Jaurès le 31 juillet 1914 préluda à la grande tuerie. Mais la pensée féconde et l’action inlassable de l’apôtre de la paix au cours des années précédentes éclairent le contexte du processus tout en offrant de larges pistes de réflexion pour analyser la situation présente avec la lucidité nécessaire. Deux types d’intervention ont animé cette journée où communications et débats ont alterné : La matinée a été marquée par l’analyse de l’antagonisme « guerres et paix » au 19 ème et au début du 20 ème siècle et de ses prolongements aujourd’hui. L’après-midi a permis d’aborder l’expérience directe des conflits et les analyses politiques. La mise en débat des possibilités d’interrompre les guerres a mis au jour des positions différentes, toujours exprimées avec respect et sérénité. Est bien apparu le but commun, celui d’instaurer la « paix véritable » si ardemment souhaitée par Jean Jaurès. Les actes du colloque sont parus : Guerre et paix dans le monde du XIXème au XXIème siècle Rémy Pech, Gilles Candar, dir. Toulouse, Privat, septembre 2024, 183 p., 19,90 euros. Toulouse, manifestation devant le monument Jaurès Samedi 11 Novembre 2023 A l'occasion de la manifestation organisée par la Libre Pensée en faveur de la Paix devant le monument Jaurès, Jean-Louis Ducassé , au nom de l'Association des amis de Jean Jaurès à Toulouse, prononce une allocution en hommage à l'engagement de J. Jaurès en faveur de la Paix. " Rémy PECH, président de l’association des amis de Jean Jaurès à Toulouse, ne pouvait pas être présent ce jour, il le regrette, et m’a chargé de représenter l’association qui milite pour que l’esprit de Jean Jaurès, l’esprit du martyr de la Paix, vive parmi nous." Compte rendu de ce moment en cliquant ICI Rémy Cazals : Quatre de l’infanterie 1914-1918. Audois et Toulousains autour de Louis Barthas. Mardi 24 Octobre 2023 24 octobre 2023 L’exposé a présenté la biographie des quatre soldats (Louis Barthas, Léon Hudelle, Pierre Dantoine, François Guilhem), puis a expliqué en quoi ils ont eu pendant la guerre des comportements de L anguedociens. Pour finir, l’auteur mont re la complémentarité de leurs témoignages : carnet de Barthas, correspondance de Guilhem, articles de Hudelle et photos de sa collection, dessins de Dantoine. Rémy Pech, C. Corbobesse, B. Beaudouin : Histoire et architecture de la Bourse du travail de Toulouse Mardi 19 septembre 2023 Jean Jaurès est présent en 1892 à l’inauguration de ce bâtiment remarquable, remanié dans l’entre-deux-guerres par Jean Montariol, auquel on doit la façade art-déco. La bourse du travail est le haut lieu de l’activité syndicale, orientée vers l’insertion et la formation professionnelle. Le bibliothécaire de la Bourse du Travail, Carlos, présente des livres remarquables de la Bibliothèque, devant le meuble d’origine. Inauguration de la Bourse du travail de Toulouse, 1892. Sur l'estrade, au centre : Joseph Pradelle, qui en fut l'administrateur en même temps qu'un ardent syndicaliste. A sa droite, le maire radical de Toulouse, Camille Ournac. A sa gauche, Jean Jaurès, alors conseiller municipal à l'instruction publique. La Bourse du Travail de Toulouse dispense des cours de formation professionnelle, des consultations médicales, juridiques... Elle a un rayonnement national, dont témoigne la tenue du XIIème congrès des syndicats d'employés, en 1907. Inaugurée en 1892, la Bourse du Travail de Toulouse fut agrandie entre 1929 et 1931. L'architecte de la ville, Jean Montariol la dote d'une façade art-déco remarquable avec ses fenêtres hautes, ses ferronneries, et ses bas-reliefs présentant les métiers. Colloque Jean Jaurès, la paix et l’Europe Samedi 2 Septembre 2023 Télécharger le document La cinquième édition de ce colloque initié et soutenu par le Parti Communiste Français, l’Humanité, la Société d’Etudes jaurésiennes et l’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, a réuni les intervenants Rémy Cazals et Rémy Pech, tous deux historiens, professeurs émérites de l’université Toulouse-Jean Jaurès, tous deux passionnés d’histoire sociale, ouvrière, rurale ou industrielle, tous deux fins connaisseurs de la pensée de Jaurès, auteurs de nombreux ouvrages et articles le concernant, et conférenciers réguliers pour le compte de l’AAJJT. A leurs côtés, Christian Picquet, dirigeant national du PCF où il exerce la responsabilité du mouvement des idées, historien spécialiste du concept de République, auteur d’études historiques, et ancien journaliste. Vous pouvez retrouver le co mpte rendu de ce colloque en cliquant ICI Commémoration de l’assassinat de Jean Jaurès à Toulouse Lundi 31 juillet 2023 Suivant l’usage, l’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a été associée à l’hommage de la Mairie à Jean Jaurès, à l’occasion de la date anniversaire de son assassinat à Paris le 31 juillet 1914. Deux allocutions ont été prononcée s, celle de Monsieur le maire, représenté par Mme Marine Lefèbvre, conseillère municipale, et celle du président des Amis de Jean Jaurès, Rémy Pech, que l’on peut télécharger en cliquant sur le bouton ci-dessous : Le voyage annuel de l'Association a lieu en 2023 dans le Tarn sur les pas de Jaurès. Dimanche 11 juin 2023 Le 11 juin, une trentaine de membres se sont transportés en car dans le Ségala. Tout d'abord, Ils gravissent à pied le promontoire de la Chapelle de Las Planques, dominant la vallée du Viaur, sous la houlette de Max Assié, puis ils se rendent à Pampelonne, où venait volontiers Jean Jaurès, toujours reçu avec ferveur. Ils y sont accueillis par le maire et vice-président du Conseil général, Guy Malaterre. Ils découvrent alors à l'hôtel de ville l'étonnant espace Jean Jaurès, où figurent des documents, ouvrages, films peu connus, en partie issus de dons de familles de la région. Après un déjeuner très convivial, le groupe gagne Cagnac-les-Mines et le musée-mine, qui a récemment rouvert ses portes après 2 ans de travaux. C'est une visite passionnante, menée par Véronique Malfettes, qui captive les Amis de Jaurès pendant deux heures, leur faisant revivre la vie et les combats de ces mineurs, tant soutenus par Jean Jaurès. Ceux qui ont échappé au coup de grisou reprennent la route de Toulouse, où un orage phénoménal les a heureusement précédés. Richard MARIN Le retour de Lula à la présidence du Brésil sonne-t-il le glas du bolsonarisme ? Lundi 3 avril 2023 Richard Marin, éminent spécialiste de l’histoire du Brésil, nous a initié à la compréhension de cet enjeu capital pour la démocratie de ce pays et plus largement du monde que nous vivons. Nous rejoingnons ainsi la préoccupation constante de Jean Jaurès. Le retour de Lula à la présidence du Brésil sonne-t-il le glas du bolsonarisme ? Les quatre ans passés par Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil ont constitué, sur tous les plans, une formidable régression de la démocratie. Pourtant, c’est très confortablement qu’il avait été porté à la magistrature suprême et il s’en est fallu de peu, en octobre 2022, pour qu’il ne l’emporte face à Luis Inacio da Silva, dit « Lula ». C’est bien la preuve que l’idéologie très hétéroclite dont il est porteur, issue du vieux fond autoritaire de la culture politique brésilienne, existe toujours bel et bien. Quant à Lula, il fait figure de véritable miraculé politique. Il est de retour au Palais du Planalto 20 ans après sa première élection, après avoir été emprisonné durant un an et demi puis condamné, en novembre 2019, à 17 ans de prison avant de voir ses condamnations annulées par le Tribunal suprême fédéral en avril 2021. Dans un Brésil qui a beaucoup changé, avec une société plus clivée que jamais et dans une conjoncture internationale beaucoup moins favorable que lors de ses deux mandats précédents, Lula pourra-t-il renouer avec ses réussites des années 2000 qui lui avaient notamment permis de soustraire à la pauvreté des dizaines de millions de Brésiliens ? Compte tenu du large système d’alliance qu’il a dû passer pour accéder à la présidence, y compris avec la droite libérale, sa marge de manœuvre semble limitée et la partie est loin d’être gagnée. Rémy PECH, Jacques POUMAREDE et Olivier LOUBES. Présentation de l’ouvrage « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » Mercredi 15 mars 2023 Voici en vidéo la présentation de l’ouvrage « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » par une partie des auteurs, Rémy Pech, Jacques Poumarède et Olivier Loubes. La place de l'éducation reste centrale, ce n'est pas pour rien que lorsqu'il s'agit en octobre 2020 de trouver un texte pour rendre hommage au professeur Samuel Paty, lâchement assassiné, c'est tout naturellement " La lettre aux instituteurs et institutrices " de Jean Jaurès publiée le 15 janvier 1888 dans la Dépêche qui apparut comme une évidence. Ce constant pari de l'éducation, établi par Jaurès, fait l'objet d'un livre passionnant qui rassemble les contributions d'historiens de praticiens et de théoriciens de l'enseignement, réunis sous la direction de Gilles Candar historien du 19e et 20e siècle, et président de la société d'études jaurésienne, et par Rémi Pech professeur d'histoire contemporaine, ancien président de l'université Toulouse 2 Jean Jaurès et président de l'Association des Amis de Jean Jaurès. Quels sont les principes édictés par Jaurès notamment en matière d'innovation pédagogique ? À quel prolongement ont donné lieu ses préceptes ? En répondant à ces questions les spécialistes dessinent non seulement la carte de la pensée jaurésienne en matière d'éducation, mais aussi fournissent à tous ceux qui enseignent, des outils conceptuels et des pistes de réflexion utiles, autant dire que le pari de l'éducation auquel croyait Jaurès est plus que jamais d'actualité en 2023. Marie Pierre REY « Russie-Europe : Que nous apprend l’Histoire ? » Vendredi 3 février 2023 La guerre d’agression menée par la Russie depuis février dernier en Ukraine a par ricochet reposé de manière brutale la question des relations entre Russie et Europe, entre Russie et Occident. Pour saisir toute l’ampleur et la complexité de ces relations, parler du présent ne suffit pas tant un certain nombre de traits s’avèrent ancrés, voire enkystés dans le passé. En effet, au fil des siècles, les relations russo-ouest-européennes ont vu se succéder périodes de rapprochement et de distanciation hostile, oscillant sans cesse entre fascination et répulsion, attraction et rejet, sur fond d’enjeux identitaires majeurs. C’est sur cette histoire au long cours, indispensable pour éclairer le présent, que la conférence se propose de revenir. Professeure d’histoire russe et soviétique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directrice du Centre de recherches en histoire des Slaves, Marie-Pierre Rey est l’auteur de l’ouvrage « La Russie et l’Europe d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine » (Flammarion, Champs Histoire, 2022) M ax ASSIÉ Louis Fieu, né à Albi en 1879, fut un très proche compagnon de Jaurès. Conférence sur Louis FIEU lors de l’Assemblée Générale de notre association « Les amis de Jean Jaurès à Toulouse » Mardi 17 janvier 2023 17 janvier 2023 – Louis Fieu, sans doute un de ceux qui l’ont le mieux connu, à l’égal de Jean-Baptiste Calvignac. Il existe de lui peu de clichés photographiques. Ayant fait peu d’études, il entre à la mairie de Carmaux comme simple agent, parvenu ensuite au rang de chef de bureau. Si l’on peut dire de lui qu’il fut autodidacte, il n’en devint pas moins conseiller général en 1919 (jusqu’en 1941), puis maire de Carmaux en 1930, étant aussi député du Tarn à partir de 1932, réélu en 1936. Sans nul doute la rencontre avec Jaurès aura été déterminante dans sa vocation politique. Car il existe un événement déclencheur avec la grève des verriers de Carmaux en 1895, l’occasion qui l’amène à devenir militant aux côtés de Jaurès à partir de 1898. L’année suivante, il crée le premier groupe des Jeunesses socialistes dont il est secrétaire. Il vit la tentative d’assassinat de Jaurès en 1899 (commanditée par la Gendarmerie) qui sera déjouée. En 1910, il devient secrétaire général du comité de Jaurès et rédacteur à l’hebdomadaire « Le cri des travailleurs « édité pour les départements de l’Aveyron, du Tarn et de l’Hérault. Par ailleurs, sa correspondance fournie avec Jaurès (retrouvée grâce aux recherches effectuées auprès de sa famille) témoigne du fait qu’il pouvait servir de « correcteur » à Jaurès, ce qui explique sa réputation de secrétaire de Jaurès, relisant certains textes et discours. Après avoir été mobilisé le 4 août 1914, il est désigné à son retour par la SFIO comme candidat et est élu dans le département du Tarn en 1919, 1925, 1931 et 1937. Appartenant clairement à l’aile droite de la SFIO, il se range dans l’opposition lors du Congrès de Tours, suivant la ligne de Léon Blum. Devenu 1er adjoint de Carmaux en 1929, et maire en 1930 jusqu’en 1941, puis de 1942 à 1944 par délégation du gouvernement de Vichy, Louis Fieu devra démissionner de son poste du fait qu’il avait voté en 1940 l’octroi des pleins pouvoirs à Pétain, ce qui lui vaudra aussi d’être exclu de son parti, et de se retirer totalement de la vie politique. Conseil départemental de la Haute-Garonne. Colloque. La méthode Jaurès : que dit-elle à la gauche aujourd’hui ? Jeudi 24 novembre 2022 - Jaurès, un phare pour éclairer la gauche de 2022, le 24 novembre dernier avait lieu une agora organisée par « l’Humanité » e t le conseil départemental de Haute Garonne, où historiens et spécialistes de la pensée jaurésienne sont revenus sur le congrès de 1908. Débat autour de l’actualité, organisé par le Conseil départemental et l’Humanité, animé par Alain Raynal et associant Gilles Candar, Rémy Pech, Jean-Paul Scot et Patrick Le Hyaric. Décisif bien que méconnu, cet événement avait scellé l’unité de la SFIO autour de de Jaurès; En quoi ce congrès historique éclaire-t-il les enjeux de la gauche en 2022 ? Antoine TARRAGO Léon Blum et les femmes. Jeudi 22 novembre 2022 Par son livre « Du mariage », qui a suscité bien des polémiques à sa parution en 1907, Léon Blum s’inscrivait dans le combat féministe en préconisant des expériences amoureuses pour les deux sexes avant le mariage. En juin 1936, il nomme trois femmes dans son gouvernement de Front populaire, alors même qu’elles ne bénéficiaient pas encore de la pleine citoyenneté. Le dirigeant socialiste préparait ainsi une reconnaissance des droits qui sera effective à la Libération. Auteur d’une thèse récemment soutenue, Antoine Tarrago évoque aussi le rôle important des compagnes successives de Blum dans sa vie personnelle et politique Place Roger Salengro (ex Saint Pantaléon) à Toulouse Rassemblement pacifiste unitaire organisé par "La Libre pensée", "La Ligue des droits de l’homme", "Le Mouvement de la Paix" deva nt l’ancienn e résidenc e de Jaurès. Mercredi 11 novembre 2022 L’association des amis de Jean Jaurès à Toulouse manifeste notre fidélité à l’engagement pacifiste de Jaurès en participant à cette manifestation qui a eu lieu devant l’ancienne résidence de Jaurès, place Roger Salengro (ex Saint Pantaléon). Le trésorier, Jacques Poumarède prend la parole au nom de l’association Hôtel du Département : « Mémoire des génocides du XXéme siècle » sous l’égide du Conseil départemental de la Haute Garonne Vendredi 28 octobre 2022. La conférence “Mémoire des génocides du XXe siècle”, se tient au Pavillon République à l’Hôtel du Département dans le cadre des Chemins de la République, en présence de Vincent Gibert, vice-président en charge de l’Éducation, de la Vie associative, des Valeurs de la République, d’Aurélien Taravella, conseiller départemental, président de la commission Valeurs de la République, de Gérard Karagozian, vice-président de l’Amicale des Arméniens de Toulouse Midi-Pyrénées. Une table ronde, animée par Jean-Luc Laronce, en charge des Chemins de la République au Conseil départemental, réunira ainsi Raymond Kevorkian, historien, spécialiste du génocide des Arméniens, l’historien Vincent Duclert, président de la mission sur l’enseignement des génocides, Jeanne Uwambabazi, porte-parole de l’association des Rwandais, Esther Senot, rescapée d’Auschwitz et Dominique Celis, écrivaine rwandaise. Le XXe siècle a été marqué par de nombreuses tentatives des pouvoirs dominants de planifier la destruction systématique d’un peuple ou d’un groupe ou d’une partie d’un groupe ethnique, comme le génocide Arménien, la Shoah et le génocide des Tutsi au Rwanda. A l’heure où de nouveaux massacres de masse se perpétuent en Europe et dans le monde, cette conférence vise à comprendre et à décrypter, à l’aide de grands témoins, artistes et historiens, la mécanique de la destruction humaine, le sort des victimes et les conditions de reconstruction des rescapés. Avec Les Chemins de la République, le Conseil départemental réaffirme son engagement pour les principes de laïcité, de liberté, d’égalité, de fraternité, de respect, mais également de transmission de la mémoire, qui joue un rôle essentiel pour les jeunes générations. “Cette soirée débat, pour laquelle nous sommes entourés d’historiens, de témoins et d’écrivains est un évènement important pour tous ceux qui, comme le Conseil départemental, agissent au quotidien pour partager et transmettre les éléments essentiels à la connaissance et la compréhension du passé. Mémoire et transmission sont des axes forts de la politique du Département, au profit du grand public comme des jeunes générations. Ces engagements sont essentiels dans une période où la République est attaquée dans ses fondements et où le vivre-ensemble et l’égalité sont régulièrement menacés et remis en cause par les extrêmes et le populisme”, souligne Georges Méric. 163 ème anniversaire de la naissance de Jaurès, dépôt de gerbe devant la stèle de Jaurès à Toulouse Mercredi 3 septembre 2022 A cette occasion le PCF a convié l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse et la Société d’études jaurésiennes à un dépôt de gerbe devant la stèle de Jaurès à Toulouse, assurée par Pierre Lacaze et Christian Picquet, dirigeants nationaux et régionaux du PCF. Rémy Pech et Gilles Candar représentaient leurs associations. Tous les quatre ont animé ensuite un débat portant sur les grands thèmes de l’action de Jaurès : la gauche, la paix et la laïcité notamment. Jardin du Capitole Toulouse Au monument Jaurès , Commémoration de la mort de Jean Jaurès dimanche 31 Juillet 2022 Toulouse, Jardin du Capitole Dimanche 31 juillet à 10h au square Charles de Gaulle, Remy Pech, Président de l’association des Amis de Jaurès prononce son discours sur Jaurès aux côtés du maire-adjoint de Toulouse Mr Daniel Rougé. Dans l’assistance on peut repérer Hadrien Clouet député NUPES/LFI de la 1ère circonscription. Remy Pech retrace les campagnes menées par Jaurès pour écarter la guerre et souligne l’actualité de la pensée jaurésienne dans le contexte dramatique où le monde se trouve plongé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022. 2022 R. Pech et R. Cazals Les socialistes dans les organisations internationales au XXème siècle Mercredi 31 mai 2022 Les socialistes français et l’Europe Dans une première partie, Rémy Cazals a montré comment le projet d’une société socialiste avait dès le XIXème siècle été conçu dans une optique européenne et mondiale. La plupart des penseurs socialistes français ont abondé dans le sens des Etats-Unis d’Europe évoqués par Victor Hugo dès 1848. Ils estimaient que la lutte contre le capitalisme et la lutte pour la paix ne pouvaient être dissociées. La Ière comme la IIème Internationale (qui établit son siège à Bruxelles, avec une présence de Jaurès dans le bureau socialiste international) manifestent bien cette exigence. Dans une deuxième partie, Rémy Pech rappelle le rôle fondamental joué par les socialistes dans la mise en place à partir de 1945 des institutions européennes (Conseil de l’Europe, Communauté européenne du Charbon et de l’Acier, Communauté économique européenne). Le traité de Rome a été signé en 1957 par les délégués français du gouvernement présidé par le socialiste SFIO Guy Mollet (Christian Pineau ministre des Affaires étrangères et Maurice Faure, secrétaire d’Etat aux affaires européennes). Mais il faut constater que, à deux reprises, en 1954 sous le gouvernement de Pierre Mendès France (à propos du projet CED d’armée européenne) et en 2005 lors du référendum sur la Constitution de l’Union européenne, la division des socialistes français a fait capoter les avancées mises en débat. Toutefois deux moments importants, le traité de Maastricht défendu par François Mitterrand et la création de l’euro sous le gouvernement de Lionel Jospin sont redevables de l’action des socialistes français. A noter également que le socialiste Jacques Delors a présidé la Commission Européenne de 1985 à 1995. La difficulté à mettre en place une Europe sociale et le débat jamais tranché du renforcement des institutions fédérales expliquent ce bilan mitigé, à l’heure où la guerre en Ukraine inscrit la construction d’une Europe Unie à l’ordre du jour. L’Association des amis de JJ à Tlse apporte son soutien à la pièce de Francis Fourcou, LE VOYAGE DE JEAN JAURES EN AMERIQUE, pièce de théâtre, d’après les discours et les lettres de Jean Jaurès en Amérique Mai 2022 Juillet 1911, Jean Jaurès a 51 ans. Sa vie est rythmée par ses voyages en train, où il lit, écrit, réfléchit, et aussi, le temps d’une pause, il visite, là un musée de peinture, ici des amis militants qui l’attendaient depuis des années. Invité par les socialistes argentins, le grand tribun se rend en Amérique Latine pour le plus grand voyage de sa vie. Il découvre un continent nouveau, une Amérique, qui du Nord au Sud voit ses populations indiennes massacrées, une terre de violence, d’immigration, de conflits. Lors de conférences publiques il déploie sa pensée et conquiert les publics attentifs à son discours humaniste, nourri d’une immense culture historique. Rémy PECH et Gilles CANDAR Le congrès de Toulouse de 1908 Mardi 22 mai 2022 Vincent DUCLERT Conférence sur le livre "CAMUS, des pays de liberté" Depuis sa disparition accidentelle le 4 janvier 1960, Albert Camus hante les consciences par sa figure absente, touche ses lecteurs par la beauté de son écriture, et rend les sociétés nostalgiques de la liberté pour laquelle il s’était inlassablement battu. Mercredi 15 mars 2022 RÉSUMÉ du livre de Vincent DUCLERT Paru le 8 janvier 2020 Essai (broché) » De telles qualités, littéraires autant que politiques, s’unissent dans son oeuvre inachevée et sa vie brève. Cette unité est restée souvent méconnue. Il était temps de retrouver Albert Camus dans la pensée héroïque qui fut la sienne et son écriture du monde où demeurent, comme des étoiles dans la nuit, des pays de liberté et de justice. Fondée sur des sources inédites, éclairée par l’étude de sa postérité, cette biographie restitue l’humanité d’un écrivain souvent seul et d’un intellectuel longtemps rejeté, prêt aux combats les plus essentiels. Un éclairage précieux sur la vie et l’oeuvre d’Albert Camus. « Historien des sociétés démocratiques contemporaines, biographe du capitaine Dreyfus et de Jean Jaurès, Vincent Duclert a dirigé le centre Raymond Aron (Ehess-Cnrs). Spécialisé dans l’étude des génocides et des crimes de masse, il poursuit ses recherches sur l’histoire des engagements intellectuels, culturels et civiques. Toulouse, manifestation de solidarité à l’Ukraine Dimanche 6 mars 2022 A l’initiative d’Ukrainiens résidant à Toulouse et avec le soutien de plusieurs organisations européennes dont Pulse of Europe, une manifestation de solidarité avec l’Ukraine est organisée à Toulouse le dimanche 6 mars. La manifestation part de la place Saint Cyprien pour joindre la place du Capitole en passant devant l’église Saint-Pierre des Cuisines où a été érigée une statue de la princesse Anne de Kiev, devenue reine de France au XIème siècle. Les adhérents des Amis de jaurès présents, bien d’autres se regroupe autour du monument Jaurès tout proche à l’issue de la manifestation. En ces heures dramatiques, le souvenir et l’exemple de l’apôtre de la paix nous inspirent et nous soutiennent. Mélanie FABRE " Faire de l’enseignement un service public : Jaurès, la gauche et l’abrogation de la loi Falloux. " Mardi 22 février 2022 Mélanie Fabre est normalienne agrégée d’histoire et docteure en histoire contemporaine et sciences de l’éducation, membre des comités de rédaction des Cahiers Jaurès et de la revue des Études sociales. Alors que la loi Falloux, adoptée en 1850, autorise l’existence d’un enseignement privé, majoritairement catholique, à côté de l’instruction publique et laïque, la question de la mise en place d’un monopole étatique intégral sur l’enseignement se pose au tournant du xixe et du xxe siècle, à l’heure de la République anticléricale. Derrière la liberté d’enseignement se cache en effet, aux yeux de la gauche, une opportunité laissée à l’Église, qui a récemment révélé son antidreyfusisme et son nationalisme, d’élever une partie de la jeunesse française loin de la République. Dans le sillage des lois Ferry des années 1880 qui ont créé l’école laïque, gratuite et obligatoire, et dans le contexte de la séparation des Églises et de l’État en 1905, il s’agit donc de revenir sur ce débat clivant à gauche, dans lequel s’investit « le monopoleur » Jaurès, dont la position sur la question évolue considérablement au cours de sa carrière politique, des années 1880 à la veille de la Grande Guerre. Gilles CANDAR Les associations d’amis de Jaurès et la société d’Etudes jaurésiennes depuis 1959 Mardi 18 janvier 2022 Le Café Jaurès du jour portait sur la Société d’études jaurésiennes, crée à la fin de l’année 1959 à Paris sous les auspices d’Ernest Labrousse (1895-1988), professeur à la Sorbonne, sollicité en ce sens par la nièce et filleule de Jaurès, Yvonne Régnier-Jaurès (1896-1982) et par le journaliste et historien Jean Rabaut (1912-1989). Ces derniers avaient initialement pensé reconstituer l’Association des Amis de Jean Jaurès qu’avait présidée au cours de la Grande Guerre puis dans les années suivantes le professeur Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939). Le grand historien Ernest Labrousse, lui-même ancien journaliste à L’Humanité, ancien directeur de la Revue socialiste et directeur de cabinet de Léon Blum, lié à toutes les gauches (libertaire dans son adolescence, socialiste, communiste, à nouveau socialiste, PSA puis PSU…), les convainquit de se placer résolument sur le terrain certes de l’amitié, mais d’abord et surtout de la recherche. L’association fut longtemps animée par une des grandes « thésardes » de Labrousse, Madeleine Rebérioux (1920-2005) qui porta avec fougue et brio le renouvellement des études jaurésiennes et succéda n 1982 à son vieux maître à la présidence de la Société des études jaurésiennes. Colloques, rencontres, publications et livres se succédèrent de Paris au Midi et ailleurs, en France et à l’étranger. Le travail continue aujourd’hui. Les Cahiers Jaurès, institués par Vincent Duclert après de premiers essais lancés par Frédéric Moret, les accompagnent alors que s’achève bientôt chez Fayard la publication des Œuvres de Jean Jaurès en dix-sept volumes sous la responsabilité de la SEJ (2000-2023). La SEJ est une association nationale et internationale. Rolande Trempé, qui en fut longtemps l’active vice-présidente, Rémy Pech (membre du comité d’honneur), Rémy Cazals, Jean Faury, Jean-Marc Gabaude, Alain Boscus et bien d’autres chercheurs, universitaires ou non, mais tous liés au Midi occitan lui ont apporté une contribution décisive. L’association joua d’ailleurs un rôle important dans la préfiguration puis la mise en place du Centre national et musée Jean-Jaurès à Castres. Gilles Candar, président de la Société d’études Jaurésiennes Rémy CAZALS «Le rail, la poste et autres progrès : Lettres de Pierre Lucien Cayrol – 1839/1859» Mardi 4 janvier 2022 Professeur émérite à l’université de Toulouse-Jean-Jaurès, Rémy Cazals a beaucoup écrit sur l’histoire de l’industrie à Mazamet. Il a aussi découvert des personnages inconnus ou méconnus et a publié les écrits qu’ils nous ont laissés. Parmi eux, le poète Venance Dougados, la militante féministe Marie-Louise Puech-Milhau, Gustave Folcher combattant de la Deuxième Guerre mondiale, le tonnelier Louis Barthas caporal en 1914-1918. 1839-1859, deux décennies au cœur du XIXe siècle. À l’âge de 18 ans, Pierre Lucien Cayrol monte à Paris afin de préparer Polytechnique. À l’issue de ses études, il devient officier du génie à Metz, puis dans l’Est algérien où il construit des routes, et encore à Cherbourg, en Corse, à Montpellier, Sète et Port-Vendres. Durant cette période, il écrit à sa famille restée à Carcassonne 180 lettres qui font connaitre un jeune homme attachant. C’est là le premier intérêt de ce livre. De grands personnages figurent dans cette correspondance : le roi Louis-Philippe, Armand Barbès et François Arago, Napoléon III et le bandit corse Massoni. Sans oublier la merveilleuse tragédienne Rachel. Mais le principal intérêt de ces lettres est ailleurs. Pierre Lucien est le témoin et l’utilisateur des progrès réalisés dans tous les domaines, qu’il s’agisse du transport de passagers et de marchandises, de la transmission du courrier par la poste et des nouvelles par le télégraphe, de la vaccination et des cures thermales, de la lutte contre l’épidémie de choléra, du daguerréotype et des magasins de prêt-à-porter. Le lecteur découvre les progrès en même temps que l’auteur de cette correspondance qui fournit un éclairage concret sur l’évolution des conditions de vie de la société française.

  • Bourse du travail | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 12 - 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Du temps de Jaurès à mai 68, Toulouse, une ville ouvrière La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Les ouvriers anarchistes comme le tailleur Louis Tranier, le groupe anarchiste toulousain « Les Vengeurs », (1880-1900), les socialistes blanquistes, comme le typographe Charles de Fitte (1857-1892) avaient réclamé en vain aux maires républicains un local décent pour se regrouper. La municipalité radicale élue en 1888 et dirigée par le minotier (et génial caricaturiste) Camille Ournac, reçoit en 1890 un renfort de poids avec l'universitaire, actif journaliste, Jean Jaurès, nommé adjoint. Celui-ci, en marge de sa délégation aux affaires scolaires et universitaires noue des relations suivies avec un monde ouvrier en attente de reconnaissance. Il est même choisi pour arbitrer en 1891 une grève des tramways particulièrement violente. Les radicaux qui l'entourent acceptent alors d'appuyer sans réserve, mais non sans arrière-pensées électoralistes, la construction, en 1892, d'une Bourse du travail, inaugurée par le maire et ses adjoints Honoré Serres et Jean Jaurès. L'une des premières de France, elle accueille dès janvier 1893 le congrès national qui prépare la création de la CGT. L'efficacité de la Bourse de Toulouse pour le placement, l'assistance aux chômeurs, mais aussi l'éducation générale et technique donne une vive impulsion aux syndicats qui peuvent depuis leur siège soutenir des grèves concluantes. Des leaders de qualité, tel le gazier Marty-Rollan (1876-1936) émergent sur le plan national, et le soutien de la municipalité se renforce avec la prépondérance des socialistes, installés pour longtemps à partir de 1925. Les locaux se révèlent insuffisants. La municipalité Billières (1925-1935) décide de transformer le bâtiment, que l'architecte Jean Montariol dote d'une façade Arts déco dont la blancheur éclatante contraste avec les immeubles de brique attenants. La nouvelle citadelle ouvrière, réalisée par la coopérative ouvrière des Charpentiers Toulousains est décorée de ferronneries ouvragées et de médaillons mettant sobrement en scène les gestes du travail ouvrier dans leurs multiples variantes. La Bourse est inaugurée en juillet 1931. Toulouse accueille, en janvier 1936, la réunification d'une CGT déchirée depuis 1920, préludant ainsi à la victoire du Front populaire. La Bourse est un centre actif d'aide à l'Espagne républicaine dévastée par la guerre civile, puis prend en charge l'accueil des syndicalistes espagnols réfugiés. Elle arrive même à maintenir une activité syndicale notable sous le régime de Vichy et devient la plaque tournante de la résistance ouvrière autour de son secrétaire Julien Forgues (1888-1970). La proximité avec les facultés de Lettres et de Droit permet en 1968 de ménager des contacts entre un puissant mouvement gréviste et le bouillonnement utopiste des étudiants, évitant peut être à Toulouse, où les manifestations ont été mieux préparées, les graves incidents et l' incompréhension absolue qui, ailleurs et surtout à Paris, ont divisé le mouvement et entraîné son échec politique, passées d'importantes avancées sociales qu'on n'aurait garde d'oublier. La Bourse du Travail possède un buste de Jean Jaurès inauguré en 1922. Réalisé par le sculpteur G. Richard, dans l’atelier du céramiste de Launaguet François MOUDENC, ce buste fut inauguré le 18 mai 1924 (articles dans La Dépêche du Midi et Le Midi socialiste du 19 mai 1924), l’année de la panthéonisation de Jean Jaurès. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bibliographie Amis de Jaurès Toulouse

    La bibliographie présente les ouvrages récents consacrés à Jaurès ou qui en parlent de façon significative. Dans une deuxième partie vous trouverez une bibliographie de base, qui vous donne les ouvrages essentiels pour connaître et comprendre Jaurès. Dernières parutions Septembre 2025 Les morts de Raoul Villain Amos REICHMAN Editions du Seuil 256 p. 21 euros Nous reproduisons ici la critique parue dans la revue L’Ours, n° 546, sous la plume de Jean-François Merle septembre 2025 Rémy Cazals, Jaurès détective - Affaire Dreyfus EDHISTO, Senones, 49 p. Sous forme d’un petit roman policier, malicieusement connecté par l’auteur à la littérature classique en la matière, voici une évocation précise et très alertement rédigée d’une véritable épopée qui fit vaciller la République à la fin du XIXème siècle. L’Affaire Dreyfus, magistralement étudiée par Vincent Duclert, a révélé de profondes fractures dans la société française de cette époque. La démocratie, un temps menacée, s’en est finalement trouvée renforcée. L’action de Jean Jaurès et de quelques autres (Zola, Clemenceau, Picquart) sur le plan judiciaire, mais aussi sur celui des « médias » et de l’opinion publique fut décisive. Le témoignage d’un jeune étudiant appartenant aux « amis inconnus » de Dreyfus, mis en lumière par Marie Aynié, sert de trame à tout l’ouvrage. La relecture d’un événement étalé sur une décennie entière est passionnante en elle-même mais elle offre aussi bien des pistes de réflexion pour le temps présent. En effet l’inquiétude citoyenne grandit face à la mise en cause des valeurs qui semblaient les mieux établies. Un assaut conjugué de personnages ou de groupes qui se réclament ouvertement du nationalisme tentent de faire jouer les ressorts du racisme et de l’antisémitisme que l’on pouvait croire éradiqués. Tenons nous prêts à défendre les principes de la démocratie. Merci à Rémy Cazals de cette piqûre de rappel administrée de manière plaisante et accessible à tous. Rémy Pech MaI 2025 1925 Etienne Billières Un maire visionnaire au Capitole Rémy PECH Editions Midi-pyrénéennes, PUF, 50 p. 8 euros Etienne Billières, élu maire de Toulouse le 9 mai 1925, n’a pas que la barbe jaurésienne. Il en est le fidèle héritier. Pourtant, si son nom n’est pas inconnu des Toulousains, combien l’associent aux réalisations de cet édile visionnaire. Élu socialiste animé de vastes espérances, il amplifie le programme social et culturel de ses prédécesseurs en forme de grands projets de modernisation urbaine. Entouré de brillants architectes, il construit de nouvelles écoles, édifie des cités accessibles aux classes populaires, rénove la Bourse du Travail, lance le chantier du parc des sports sur l’île du Ramier ou celui de la Bibliothèque municipale… Redécouvrez à travers les 50 petites mais denses pages du nouvel ouvrage de la Collection « Cette année-là » l’engagement d’Etienne Billières pour la ville rose, ou le socialisme municipal en action. Mars 2025 Gambetta Eric Anceau Paris, PUF, 177 p., 15 euros Ce petit livre, par un spécialiste de l’histoire politique de la France au XIXème siècle, complète bienles sommes produites sur le grand tribun, modèle du jeune Jaurès, par Jacques Chastenet, Pierre Barral et Jean-Marie Mayeur, aujourd’hui difficilement accessibles. Prototype de la méritocratie et de l’intégration sociale, le fils de l’épicier de Cahors s’impose comme leader républicain dès la fin du Second Empire, et conquiert ses galons d’homme d’Etat en galvanisant la résistance à l’invasion prussienne en 1870-1871. Avec persévérance et habileté, il conduit l’installation progressive de la République en quadrillant le pays à travers de multiples campagnes électorales, puis en présidant la Chambre des députés, entre 1871 et 1881. Accédant enfin au pouvoir, mais pour deux mois seulement, avec son « grand ministère » de 1881, il dessine pour le pays un avenir de progrès et de paix qui reste à l’état d’ébauche. L’auteur analyse avec bonheur les aptitudes multiples du leader républicain, insistant sur son art du compromis sans compromission et de l’opportunisme devenu slogan politique. La mémoire de ce géant, fauché brutalement à 43 ans en 1882, irrigue les débats politiques pendant toute la durée du régime et jusqu’à la Résistance. Elle s’estompe ensuite peu à peu, et cette piqûre de rappel, bien nécessaire, est particulièrement utile en ces temps ou notre démocratie vacille encore une fois sous les coups de l’autoritarisme et des haines sociales et raciales. Février 2025 ROCARD, un regard sur le monde Vincent Duclert Passés/composés, 368 p. 23 euros Dans son dernier ouvrage, Vincent Duclert offre un regard original sur Michel Rocard, intitulé Rocard, une biographie internationale, (Passés composés). Historien des sociétés démocratiques et des processus génocidaires, il a publié plusieurs ouvrages sur l’Affaire Dreyfus, les génocides des Arméniens et des Tutsis du Rwanda. Nul n’était plus qualifié pour renouveler l’analyse historique de l’œuvre internationale, souvent négligée, de Michel Rocard (1931- 2016). De la décolonisation appréhendée dans sa jeunesse en Afrique du Nord, mise en œuvre ensuite, lors de son passage au pouvoir, en Nouvelle-Calédonie, jusqu’ à ses propositions originales pour la Palestine et Israël, sans oublier son observation lucide du génocide au Rwanda, et sa contribution à la construction européenne, la stature d’un grand homme d’État est ici restituée. À l’heure où les conflits s’exacerbent, notamment dans les régions du monde où il était intervenu, au moment où le multilatéralisme mis en place en 1945 avec l’ONU se révèle impuissant à les juguler, cet ouvrage d’un chercheur hors pair, instruit par de profondes études documentaires et, plus rare pour un historien, la pratique des terrains d’affrontement, saura passionner les Toulousains et les doter de nombreux éléments de réflexion et d’engagement. Nous signalons pour 2024 une thèse non publiée consacrée à Jaurès, qui permet de mieux comprendre la pensée de Jaurès et sa conception du socialisme. Mai 2024 " Jean Jaurès, une recherche de l’État juste" Clothilde Combes Thèse de doctorat d’État. Direction : Stéphane Mouton et Jérôme Henning Université de Toulouse 1 Capitole Non publié. La thèse de Clothilde Combes, soutenue le 31 mai 2024 à l’Université de Toulouse 1 Capitole, totalise plus de 800 pages. C’est une véritable mine puisqu’elle croise beaucoup de sources jaurésiennes dont certaines négligées jusqu’ici (par exemple le projet d’assurances sociales de l’éphémère Parti socialiste français en 1903). Jaurès avait refusé d’adhérer à la théorie marxienne du dépérissement de l’État (accompagné pendant un temps indéterminé de la dictature du prolétariat). Pour lui la république sociale s’inscrivait naturellement dans l’aboutissement de la république démocratique. La raison majeure de sa pleine adhésion au socialisme est le fruit de sa déception devant l’échec de la République opportuniste (1879-1902) en matière sociale. Il est dès lors évident que la lutte pour le réformisme révolutionnaire passait, pour lui, par de profondes transformations de l’État républicain. Même si on ne trouve pas sous sa plume l’expression « État juste », il est légitime de dégager cette notion des écrits et discours de Jaurès, pour qui l’État se devait par les réformes, d’approcher la justice sociale qui est un des fondements de toutes ses actions politiques. Clothilde Combes a obtenu le prix Alfred Duméril de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse, sur rapport présenté par Rémy Pech le 15 juin 2025. 2024 Jean Jaurès Gilles Candar , Vincent Duclert Editions Fayard - 712 pages Figure majeure de l’histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, assassiné le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) méritait une biographie à la hauteur de sa place dans l’histoire contemporaine. Gilles Candar et Vincent Duclert dessinent dans cet ouvrage le portrait passionnant d’un homme brillant : normalien, philosophe, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique. Son attention constante à la question sociale l’amène à s’engager dans de nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l’humanité. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d’étude enfin, sans cesse renouvelé. Initialement publiée en 2014, actualisée et augmentée dix ans plus tard, cette biographie s’y consacre, pour que vive l’histoire de Jaurès. Président de la Société d’études jaurésiennes, Gilles Candar a orchestré chez Fayard la parution des Œuvres de Jean Jaurès. Chercheur et ancien directeur de laboratoire à l’EHESS, professeur à Sciences Po (2016-2022), Vincent Duclert est l’auteur, entre autres, d’une biographie de Dreyfus (Pluriel, 2016) Novembre 2024 LA DÉPÊCHE DU MIDI, JEAN JAURÈS, un siècle au Panthéon, Toulouse, 96 p., préfaces de Carole Delga et Christophe Ramond, 14,90€ Il appartenait à La Dépêche du Midi, déjà éditrice avec Privat des 1312 articles écrits par Jaurès dans ce journal (bientôt en ligne sur le site des Amis de Jean Jaurès à Toulouse), d’évoquer le centenaire de la Panthéonisation de Jean Jaurès par une nouvelle publication. Voilà, pour faire vivre la cérémonie du 23 novembre 1924 à Paris, un magnifique album, très richement illustré par de nombreux documents, dont de rares autochromes, chacun d’eux précisément référencés. Il retrace évidemment toute la genèse de cette énorme manifestation, en n’éludant rien des débats et des conflits qu’elle a fait surgir au sein de la gauche. De surcroît, Sébastien Bouchereau, maître d’œuvre de l’ouvrage, a eu à cœur de revenir sur l’ensemble de la carrière du grand tribun, depuis son enfance à Castres jusqu’à son assassinat au café du Croissant à Paris. Il a eu recours à des documents inédits, puisés dans le fonds Gatulle de l’Assemblée nationale, et pratiqué une recherche personnelle sur les noms des rues dédiés à Jaurès. Éclairé par une interview de Vincent Duclert, ce superbe ouvrage replace la pensée et l’action de Jaurès dans le contexte actuel, et dessine pour le lecteur « une vie pour les droits humains, une mémoire pour se souvenir et agir ». Novembre 2024 Eugène Bois, 1841-1899 Beau-père de Jean Jaurès et sous-préfet de la République Daniel-Antoine CHARBONNEL Un Autre Reg-Art Editions, 332 p. 24,90 euros Novembre 2024 Jean Jaurès, Député de Carmaux et de la IIe circonscription Patrick TROUCHE, 160 p. 15 euros 2024 Guerre et paix dans le monde du XIXème au XXIème siècle Rémy Pech, Gilles Candar, dir. Toulouse, Privat, septembre 2024, 183 p., 19,90 euros. Comment construire la paix pour sortir de la barbarie des guerres ? Cette question est d'une actualité féroce alors de l'agression de la Russie contre l'Ukraine ou de la guerre au Proche-Orient, ensanglanté par les massacres terroristes et la négociation des droits du peuple Palestine. Associant journaliste et historien ce livre de réflexion citoyenne s'interroge quand ton moyen pour atteindre la paix, évoquant les travaux politiques de Jean Jaurès et de l'international socialiste de son époque, mais aussi des actions discrètes comme petite paix des tranchées en 1914-1918 point un ouvrage nécessaire pour ouvrir un dialogue et combattre les racismes, les chauvinisme, les nationalismes toujours renaissant. 2024 « Jean Jaurès. N’oublions pas ses combats » Bernard Bessou Editions Cairn L'analyse de Jean Glavany "Lu « Jean Jaurès. N’oublions pas ses combats » de Bernard, sur les traces de Jaurès, sujet d’étude de plusieurs années, ayant lu et relu à peu près tout ce qui avait été écrit sur Jaurès, a souhaité écrire un livre politiquement et concrètement utile pour notre temps en se posant cette question : quels furent les combats de Jaurès qui, toujours d’actualité, devraient être toujours les nôtres ? On redécouvre alors les combats du grand homme pour la laïcité - cette valeur suprême de liberté et non pas d’oppression comme veulent le faire croire les communautaristes- les droits des femmes qui ne devraient pas être un combat uniquement des femmes mais de tous, l’abolition de la peine de mort, rappel émouvant en cette année de disparition de Robert Badinter, la paix toujours d’actualité brûlante….Et en écrivain curieux et occitan amoureux de notre belle région, pour peaufiner sa recherche il s’est rendu, voisin passionné, dans le Tarn, à Villefranche d’Albigeois, pour découvrir le domaine de Bessoulet et rentrer dans l’intimité de Jaurès, histoire de tout bien comprendre de son sujet, mieux le respirer. Que ce travail rencontre l’accueil qu’il mérite comme celui d’un humaniste, citoyen engagé et érudit éclairant." 2024 Jean Jaurès Jean-Numa Ducange Paris, Perrin, septembre 2024, 460 p. , 25 euros. Utilisant des sources inédites, notamment étrangères, la nouvelle biographie de Jean Jaurès par Jean-Numa Ducange a le grand mérite de placer Jaurès dans un éclairage international, sans pour autant négliger son influence locale et nationale. La biographie de référence. 2024 Discours de Paix Jean Jaurès, présentation Gilles Candar Paris, Fayard, 1001 Nuits, 96 p., 5 euros. Si Jaurès admet la possibilité de combattre pour défendre son pays ou éviter des « guerres d’extermination », la paix constitue pour lui un choix de civilisation. Un rappel fondamental à relire. 2024 Cahier Jaurès, « Nos Jaurès » N°252-253, Avril-septembre 2024 Société d’Etudes jaurésiennes, 4 rue Toussaint-Féron 75013 Paris, 25 euros Intitulé « Nos Jaurès », le numéro d’avril-septembre de la société d’Etudes jaurésiennes présente un bouquet de textes connus ou moins connus de notre héros, éclairés par les commentaires des meilleurs spécialistes. A noter : un article de Jacqueline Lalouette sur la panthéonisation de Jaurès le 23 novembre 1924. 2024 Jaurès en duel Frédéric Potier Paris, Le bord de l’eau et Fondation Jean Jaurès, avril 2024, 150 p., 14 euros. Jeune haut fonctionnaire passionné par l’histoire, Frédéric Potier nous offre, en cette année du centenaire de la panthéonisation de Jaurès, un ouvrage consacré à un épisode, fortement controversé en son temps, largement oublié ensuite, de la vie du grand tribun : le duel qui l’opposa à Paul Déroulède, poète nationaliste célèbre, alors en exil en Espagne à la suite de son implication dans les tentatives de coup d’Etat fomentées en 1899 dans le contexte des affrontements suscités par l’Affaire Dreyfus. Insulté par Déroulède dans des articles de presse mettant en doute son patriotisme, Jaurès provoqua le duel, en contradiction non seulement avec la légalité, mais aussi avec ses convictions humanistes, qui quelques années plus tard le conduisirent à lutter avec éclat contre le maintien de la peine capitale. Une enquête minutieuse, exploitant les nombreux articles de presse et les dossiers administratifs ayant suivi cette affaire, nourrissent un récit très alerte. Le voyage en train de Jaurès, des témoins et des médecins donne lieu à des conversations qui restituent le climat politique conflictuel des premières années du siècle dernier. L’auteur déploie dans ce petit livre des dons de conteur qui captivent le lecteur. Certes, se voulant aussi romancier, il prend parfois des libertés avec la réalité, en imaginant par exemple une pittoresque rencontre entre Jaurès et Pierre Loti. Mais l’ouvrage permet de belles découvertes, comme la tolérance officielle du pouvoir républicain (Emile Combes en l’occurrence) à l’égard de la pratique du duel, ou la situation géographique de la rencontre (les deux coups de feu furent sans résultat) en bordure de la Bidassoa et non pas sur la fameuse île des Faisans évoquée par la plupart des biographes de Jaurès. Un livre fort instructif et très divertissant. 2023 Cahiers Jaurès, « Lectures » N° 250, Octobre-décembre Société d’études Jaurésiennes, 4 rue Toussaint-Féron 75013 Paris Le numéro « Lectures » des Cahiers Jaurès, devenu annuel, est très abondant. Il comporte, sous la plume de 18 contributeurs et en 155 pages, la recension de 45 ouvrages récents dont plusieurs touchent directement à Jaurès, mais pas seulement. Ils relèvent tous du « temps de Jaurès » et ont été regroupés en 5 chapitres : Jaurès, histoire politique, histoire sociale, figures d’intellectuels, questions de méthode. Concernant Jaurès proprement dit, trois parutions récentes sont recensées : Gilles Candar, Jaurès et la vie future, paris, Editions de l’Aube, Fondation Jean Jaurès, 2021, 69 p. Jean-Pierre Rioux, Les enfants de Jaurès, Paris, Odile Jacob, 2022, 204 p. Gilles Candar, Rémy Pech (dir.), Jean Jaurès ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023, 216 p. Nous ne saurions trop encourager nos adhérents à consulter l’intégralité de cet ouvrage, mieux à s’abonner, à la revue des Cahiers Jaurès, édités par la Société d’Etudes Jaurésiennes présidée par notre ami Gilles Candar, 4 rue Toussaint Féron 75013 Paris . 2023 Guerre à la guerre (1912-1914), Jean Jaurès, Œuvres complètes, tome 15, édition établie par Marion Fontaine et Christophe Prochasson Paris, Fayard, 2023, 668 p., 35 euros. Les Œuvres de Jaurès enfin disponibles en totalité : Avec ce tome 15 se clôt la monumentale édition des Œuvres de Jean Jaurès, menée à bien depuis vingt ans par Gilles Candar avec une longue patience et un brio inégalé. Les jaurésiens chevronnés que sont Marion Fontaine et Christophe Prochasson éclairent superbement les années 1912 à 1914. Les combats inlassables pour la préservation de la paix, déployés par Jaurès sur le plan parlementa ire, ainsi qu’au sein de l’Internationale ouvrière sont, bien sûr, présents, à travers des textes emblématiques comme le discours « des cloches » de Bâle en novembre 1912, ou celui du Pré Saint-Gervais contre la loi des Trois ans en mai 1913. Mais une foule d’articles de presse ou de revue étoffent la documentation. Pendant ces années intenses, Jaurès n’a pas perdu de vue la nécessité de réformer la République et ses actions pour la représentation proportionnelle et le vote des femmes aux élections, pour une fiscalité plus juste, contre la corruption ne sont pas négligées. Sa dénonciation de plus en plus vive du colonialisme, qui rejoint le combat pour la paix, est très présente également. Enfin, bien des textes peu connus permettent de mesurer les efforts investis pour que la gauche, déjà traversée par des divisions paralysantes, retrouve la force et le dynamisme qu’elle a toujours peiné à faire renaître. Ce volume contient les derniers textes de Jaurès avant son assassinat et le déclenchement de la Grande guerre. La période considérée a un écho certain avec l’actualité tragique que nous vivons, ce qui est une raison suffisante pour le lire d’urgence. 2023 Léon Blum, une vie héroïque Philippe Collin Albin Michel, 388 p., 24 euros Cet important volume représente la transcription fidèle d’un « podcast » de plusieurs heures sur un homme justement qualifié de héros, mais restant pour beaucoup de Français un inconnu, tant so n image est occultée en raison d’images contraires véhiculées à ses dépens, l’antisémitisme s’ajoutant aux multiples rancoeurs politiques engendrées par une vie politique intense. Héroïque, Blum le fut en 1920 dans son obstination à « garder la vieille maison » socialiste construite par Jaurès alors que la majorité de son parti était éblouie par la grande lueur léniniste qui s’était levée à l’Est de l’Europe. Héroïque encore, de 1934 à 1936 lorsqu’il arriva, en dépit des injures endurées et des risques mortels encourus, à constituer un Front populaire très large pour barrer la route au fascisme menaçant, puis à diriger un gouvernement fertile en réformes et en promesses d’avenir. Héroïque toujours face à une interminable captivité de 1940 à 1945 (en France puis à Buchenwald), face à l’injuste procès de Riom qu’il parvient à retourner contre ses persécuteurs, Hitler en ordonnant l’arrêt. Héroïque enfin, de 1945 à sa mort en 1950, quand il contribue à la refondation d’une république démocratique et sociale, aux premiers pas de l’Europe communautaire et d’une ONU capable d’arbitrer les conflits survenus dans le monde. De très nombreuses photos, souvent inédites, un suivi régulier de sa vie personnelle marquée par la présence de femmes remarquables, l’attention portée aux talents littéraires et aux anticipations sociétales (le livre Du mariage, paru en 1907, tellement actuel après tant de dénigrements) augmentent l’intérêt de ce bel ouvrage dont l’auteur, producteur radio de grand talent ayant su s’entourer des meilleurs spécialistes, accède ainsi pleinement au rang d’historien du contemporain. Rémy PECH 2023 « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » Gilles Candar, Remy Pech Edition Privat L’ouvrage collectif « Jean Jaurès ou le pari de l’éducation » sous la direction de Gilles Candar et Rémy Pech (Toulouse), est édité sous les auspices de la Société d’Etudes Jaurésiennes et l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse. FEVRIER 2023 QUE DIT JAURES A LA GAUCHE AUJOURD’HUI Gilles Candar, Rémy Pech, Jean Paul Scot, Patrick Le Haric Editions de L’Humanité Préfacée par Georges Méric, la brochure reprend les communications présentées par Rémy Pech, Gilles Candar, Jean-Paul Sco t et Patrick Le Hyaric lors de l’Agora au Conseil départemental de la Haute Garonne le 24 novembre 2022, avec plusieurs illustrations extraites du livre « Toulouse 1908, le Congrès pour l’unité socialiste ». 2023 Toulouse 1908 - Le congrès pour l'unité socialiste Rémy Pech, Frédéric Cépède, G illes Candar, Alain Bergounioux Lionel Jospin (Préfacier) Editions Midi-pyreneennes. Fondé en 1905, le Parti socialiste (Section française de l'Internationale ouvrière, SFIO) tient à Toulouse, dans le réfectoire des Jacobins, son 5e congrès, du 15 au 18 octobre 1908. 54 photographies de l'événement ont été prises par le Toulousain Georges Baudillon et aussitôt diffusées sous la forme de cartes postales par le journal socialiste quotidien L'Humanité dirigé par Jean Jaurès. Cette collection inédite révèle les traits et les attitudes de centaines de militants (et quelques militantes), délégués par leur fédération. Elle nous permet d'évoquer le contexte du congrès, les pratiques de débat et de proposition d'une force politique appelée à occuper une place importante, parfois majeure, sur l'échiquier politique de la France : le Parti socialiste. Encore neuf, le Parti socialiste, unifié en 1905, cherche sa voie. Il côtoie une CGT révolutionnaire et jalouse de son indépendance. Il engage le gouvernement Clemenceau à réaliser des réformes, tout en dessinant l'espoir d'une société nouvelle. Au sein de l'Internationale, il lutte pour la paix. Il fait entendre une grande voix : celle de Jaurès. Quatre historiens du socialisme se retrouvent pour présenter cet album de famille, récemment acquis par le conseil départemental de la Haute-Garonne et inventorié par les archives départementales. 2022 Jean Jaurès - Les convictions et le courage Carole Delga - Marie-Luce Nemo - Rémy Pech Editions Privat Jean Jaurès est un enfant d'Occitanie. Un enfant du Tarn. Originaire de Dourgne, sa famille paternelle s'installe à Castres. Sa grande voix résonne encore aux oreilles des citoyens du XXIe siècle. Son courage dans l'affaire Dreyfus, son anticipation des réformes sociales, sa sagesse dans la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sa clairvoyance coloniale, sont autant d'héritages que nous lui devons. Une part importante de sa vie personnelle, et aussi de son engagement et de sa façon d'appréhender les problèmes de son temps, constitue une leçon et un exemple, lui pour qui la république était une co nstruction permanente. Loin d'être un livre de plus sur Jaurès, cet ouvrage éclaire l'homme de pensée, d'action et d'engagement pour qui "il n'y a pas de race, il n'y a que l'Humanité", citation gravée sur le bâtiment du Conseil régional présidé par Carole Delga, auteure de cet ouvrage.

  • Jaurès La Dépêche

    La Dépêche du Midi En 2009, pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, les éditions Privat ont publié un très gros livre contenant la totalité des articles de Jean Jaurès publiés en première page du quotidien toulousain (1 312 textes) ainsi que ceux de critique littéraire et artistique signés du pseudonyme Le Liseur. Deux tirages du volume ont été épuisés. L’association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a obtenu de Privat et de La Dépêche du Midi l’autorisation de reprendre ces articles sur son site en plein développement. La mise en ligne produit une ouverture sur l’avenir : il sera possible, un jour, d’ajouter un commentaire particulier de chaque article pour constituer une base de données d’une grande richesse. En attendant, l’introduction générale et les présentations des parties par six historiens compétents remettent les articles de Jean Jaurès dans leur contexte. Un contexte indispensable car il y a deux erreurs à ne pas commettre. La première est l’anachronisme : on ne doit pas examiner Jaurès à la lueur des tendances les plus en pointe du XXIe siècle. La deuxième est de penser que Jean Jaurès devait naître socialiste, anticolonialiste, dreyfusard, défenseur de la paix, comme Athéna sortie armée du cerveau de Zeus. La pensée de Jaurès s’est formée progressivement. La présentation chronologique de ses articles dans La Dépêche permet de suivre cette construction. Ce sont les articles de Jaurès et eux seuls qui sont reproduits ici. Ni les discours et conférences, ou leurs comptes rendus, ni les textes de Jaurès ayant pu paraître dans les pages intérieures des différentes éditions locales n’ont été retenus, à l’exception des articles du « Liseur ». L’intégrale des articles de Jean Jaurès dans La Dépêche, de 1887 à 1914 L’intégrale des articles de Jean Jaurès dans La Dépêche, de 1887 à 1914 Pour visionner tout le texte du document faites défiler les pages de haut en bas avec la souris de votre ordinateur L'ensemble des textes apparaissent dans différentes fenêtres, merci de passer à la fenêtre suivante pour accéder à l'ensemble du document

  • Evènements de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse

    Invitation à suivre tous les évènements, conférences, pièces de théâtre, films, colloques, à venir proposés par l'association des Amis de Jaurès à Toulouse le Parcours Jaurès PAS À PAS DANS LA VILLE DE TOULOUSE AVEC JEAN JAURÈS Nul n'a parlé avec plus d'admiration ni de tendresse que Jean Jaurès de « Toulouse, la grande métropole du Midi ». Au Capitole, flamboie la fresque des Promeneurs, brossée vers 1890 par le jeune peintre post-impressionniste Henri Martin (Parcours n° 14) . Le professeur de philosophie et adjoint au maire arpente les bords de Garonne où s'agite un peuple de lavandières et de pêcheurs de sable. Flanqué de quelques amis qui « brassèjent » en discourant, le jeune professeur, coiffé d'un canotier, lève un regard clair vers la ville mais aussi, sûrement, vers les lendemains qui chantent et qu'il prépare déjà activement. Oui Jaurès est bien à ce moment-là, il l'a dit lui-même avec émotion, un « citoyen adoptif de Toulouse. »Rien pourtant ne prouve qu'il ait connu la ville avant la rentrée scolaire de 1882. Il avait alors 23 ans quand il fut appelé par le recteur Claude Perroud à donner des conférences de philosophie à la Faculté des Lettres, et un cours hebdomadaire de psychologie aux jeunes filles inscrites dans le lycée Saint Sernin qui venait d'être créé dans l'Hôtel du Barry tout proche (Parcours n° 6) . Pour son premier passage dans la ville, Jaurès, encore célibataire, loue avec sa mère Adélaïde, une petite maison rue Frizac (Parcours n° 9) . Dans ce quartier, quelques chantiers universitaires vont bientôt perturber les grands espaces verts aménagés pour les Toulousains autour du grand Rond, un siècle auparavant. On l'imagine, sa serviette sous le bras. Il marche sans se presser à travers le jardin royal puis le quartier Saint-Etienne, la toute neuve rue Alsace et la place du Capitole pour gagner « le vieil amphi de la rue Matabiau » (aujourd'hui salle du Sénéchal, rue Rémusat (Parcours n° 7) et y retrouver ses étudiants, peut-être pour un cours public sur Dieu, souvent cité mais à jamais perdu. Il apprécie en connaisseur le patrimoine architectural, mais aussi le bouillonnement de cette ville qui se modernise. Jaurès et Toulouse Un citoyen adoptif exceptionnel Ce sont les lieux témoins de l’attache profonde entre la ville de Toulouse et Jean Jaurès que le « Parcours Jaurès » va vous faire découvrir. Parcours suggéré, au gré de vos envies et de l’endroit où vous trouvez. Rejoignez donc Jaurès sur les bords de la Garonne et ailleurs. Rappelé dans son Tarn ancestral et dans le Paris de sa formation intellectuelle par son élection, plus jeune député de la Chambre de 1885, il revient à Toulouse dès janvier 1887 où il entre à la Dépêche pour un article hebdomadaire. Il reprend son poste à la Faculté après les législatives perdues de 1889 et il est élu adjoint au maire six mois plus tard. C'est à Toulouse qu'il écrit ses thèses, qu'il fait construire des écoles, des facultés (lettres, Parcours n°2 ; sciences, médecine, Parcours n° 8) à la faveur de son mandat. C'est aussi à Toulouse qu'il noue des relations assidues avec le monde ouvrier. Il arbitre en 1891 le conflit du tram, et suit en 1892 la construction de la Bourse du travail (Parcours n° 12) . La fréquentation des militants socialistes l’a sûrement conduit dans la petite impasse de la Colombette où les guesdistes du Parti ouvrier avaient établi leur siège (Parcours n°10) . Marié et père de famille, il habite alors place Saint Pantaléon (aujourd'hui Salengro) où une plaque a été apposée en 1959 par la section SFIO (Parcours n° 1) . Dans ce bel appartement il peut recevoir ses collègues, qu’il rencontre aussi dans les cafés de la place du Capitole (café de la Paix, Bibent, toujours florissant aujourd’hui). Mais voilà que le Tarn l'appelle de nouveau, les mineurs et les verriers de Carmaux font de lui un député socialiste. Il les défendra en fondant la verrerie ouvrière d’Albi en 1895, dont le principal dépôt se situe rue Saint-Papoul (Parcours n°11) . A Toulouse encore, La Dépêche est là pour diffuser ses chroniques littéraires, ses écrits d'actualité, ses articles pour la paix, la laïcité, la défense de Dreyfus (Parcours n° 3) . Il fournit également des articles aux journaux socialistes, tel Le Midi socialiste (Parcours n°4) . Il intervient pour souder la gauche dans les municipales incertaines de 1908. La même année il emmène vers l’unité le congrès socialiste qui se tient au réfectoire des jacobins (Parcours n° 5) . Et il y prononce plusieurs conférences, qui fascinent de jeunes auditeurs, tel Vincent Auriol. En 1911, ayant quitté sa maison de vacances du Tarn pour prononcer à Toulouse sa célèbre conférence sur Tolstoï au bénéfice des cheminots en grève, il réplique à ce jeune avocat, un peu étonné de son costard élimé : « Vous savez bien, Auriol, je suis un paysan qui a fait des études ! ». Paysan, bien sûr, mais aussi savant et militant au milieu du peuple, au sein de la ville. Square Charles de Gaulle, un monument, humble vestige de la statue en pied de plus de 2 mètres de haut inaugurée en 1929 (Parcours n° 13) honore sa mémoire. Elle est aussi rappelée aux toulousains chaque fois qu’ils empruntent une des stations les plus fréquentées de la ville (Parcours n°15) , ou que ses étudiants passent sous le porche de leur université qui portait autrefois le nom de son quartier (le Mirail), avant d’honorer celui qui a enseigné dans ses premiers locaux (Parcours n° 16). Rémy Pech Découvrez les informations sur les lieux du parcours Jaurès En cliquant sur les vignettes 1 20, place Saint-Pantaléon (aujourd’hui Roger Salengro). Appartement de Jean Jaurès à Toulouse . Jean Jaurès a vécu de l’automne 1889 à janvier 1893 dans l’appartement du premier étage de cet immeuble ancien -et cossu- avec sa femme, Louise Bois, épousée à Albi en 1886 et sa fille Madeleine née à Paris le 19 septembre 1889. Sa mère Adélaïde née Barbaza, veuve depuis 1882, qu’il aimait beaucoup, habitait rue Frizac. Lire la suite .... 2 2, Rue des Salenques. La Faculté des Lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). Lire la suite .... 3 42 bis rue Alsace et 15 rue Rivals. L’ancien siège de la Dépêche. Jean Jaurès s’est rendu souvent à ces adresses pour son travail de journaliste. Il était tout jeune député du Tarn, lorsqu’il commença cette carrière, en 1887, sollicité par Rémy Couzinet, le directeur de la Dépêche. Lire la suite .... 4 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Lire la suite .... 5 Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Lire la suite .... 6 Place Saint-Sernin. Jaurès professeur au lycée Saint-Sernin Le « Lycée de jeunes filles » (aujourd’hui Lycée Saint-Sernin) a été ouvert le 7 janvier 1884 en vertu de la loi Camille Sée, votée le 21 décembre 1880 sous le gouvernement de Jules Ferry. Le bâtiment principal de ce lycée est l’hôtel Dubarry, construit en 1775 pour le beau-frère et ex-amant de la célèbre « du Barry », Jeanne Bécu, favorite de Louis XV, guillotinée en 1794. L’hôtel Dubarry avait été racheté par les bénédictines et transformé en maison d’éducation. Lire la suite .... 7 L’hôtel du Sénéchal Ce bâtiment avait été édifié à partir de 1550 pour servir à la Sénéchaussée, devenue Présidial (institution royale de police et justice). Ses façades classiques datent du XVIIIème siècle. A la Révolution, l’hôtel du Sénéchal est affecté au Tribunal de première instance. Lire la suite .... 8 Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Le 20 mai 1891, le président de la République Sadi Carnot inaugure les bâtiments financés et construits par la Ville de Toulouse. A cette occasion le maire Camille Ournac confie à Jaurès, adjoint à l’Instruction publique, le soin de remettre ces bâtiments à l’État, responsable de l’Enseignement supérieur. Lire la suite .... 9 Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Lire la suite .... 10 Impasse de la Colombette. Ancien siège du Parti ouvrier français La petite impasse à l’entrée de la rue de la Colombette (en venant du Boulevard Carnot) a abrité pendant quelques années le siège du Parti ouvrier fondé par Jules Guesde et Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, dont Jaurès a été proche de 1892 à 1897. Lire la suite .... 11 14, rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Ceux qui s’intéressent à Jean Jaurès auront plaisir à découvrir ce superbe bâtiment daté de 1903 où subsistent, dans sa cour accessible, quelques inscriptions à moitié effacées rappelant son origine et une clef de voûte sculptée figurant la tête du dieu Bacchus, bien à sa place dans ce lieu où transitèrent pendant plus de 50 ans bouteilles, flasques, bonbonnes et canettes destinée à recevoir vins et bières produits ou débités à Toulouse ou dans les environs. Lire la suite .... 12 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Lire la suite .... 13 Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. Lire la suite .... 14 Jean Jaurès au Capitole Jaurès, appelé à se présenter à une élection municipale partielle en août 1890 par le maire radical Camille Ournac, est fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux . Lire la suite ....

  • 9 - L'école Jean Jaurès | Ades

    le Parcours Jaurès 9 - 21, Avenue Frizac. École Jean Jaurès Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Le groupe scolaire est construit en briques apparentes, avec, en façade, des jeux de briques animant les élévations. Les grilles et portails en fer forgé sont de style Art déco. Comme il était de règle, l’école était aussi un foyer d’éducation populaire en hébergeant les sièges et activités d’amicales dévolues à l’animation artistique et théâtrale du quartier. Des classes supplémentaires ont été inaugurées en 1929 -école maternelle- et 1931 -école de filles-. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’école maternelle que le groupe scolaire du Busca fut baptisé École Jean Jaurès comme le rapporte le Bulletin municipal de Toulouse (Voir aussi Le Midi socialiste du 18 mars 1929) : « Enfin [le maire Etienne Billières] s’est demandé avec [le premier adjoint] Julien qui serait le parrain de ce groupe scolaire, et s’étant reporté à la vie d’un homme que nous connaissons bien et admirons comme un grand Français qui aimait à venir converser longuement avec sa mère qui l’adorait au Jardin des Plantes, et c’est le nom de Jean Jaurès que portera désormais le groupe du Busca, car cette grande figure qu’on évoquera dans l’école donnera aux maitres et maitresses l’encouragement nécessaire pour que les enfants deviennent plus tard des hommes libres, afin que la Paix universelle soit toujours conservée et que les horreurs de la guerre disparaissent. ». De fait, la première habitation de Jean Jaurès à Toulouse, en 1883, avec sa mère, était située à proximité immédiate, au 11 bis rue Frizac (aujourd’hui remplacée par un immeuble). Jaurès, marié, habita ensuite Place du Salengro, voir fiche n° 1 suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • rue Salenque | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 2 - 4, rue Albert Lautman - La Faculté des Lettres 4, rue Albert Lautman. La faculté des lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). L’inauguration a lieu dans le nouvel amphithéâtre (qui portera le nom de Jules Marsan, doyen prestigieux des années 1930) en présence du recteur Perroud qui réceptionne le bâtiment, du maire Honoré Serres, du préfet, des collègues alors en poste. Il y a aussi de nombreux étudiants chahuteurs à l’égard du doyen Benoît, qui était accusé d’avoir organisé des épreuves « hors sujet » à la dernière session d’examen. Dans son discours, Jaurès, qui auparavant avait enseigné pendant 5 ans à l’amphithéâtre du Sénéchal (Voir Parcours n° 7), déplore déjà l’exiguïté de locaux. Il célèbre l’effort conjugué des instances nationales et locales pour ouvrir les formations universitaires à un plus grand nombre d’étudiants et affirme sa foi dans le développement des universités régionales. Jaurès, en campagne électorale dès décembre 1892, puis élu député à Carmaux à la fin de janvier 1893, n’a exercé son métier de professeur de philosophie que quelques semaines dans ces lieux. Devenus notoirement insuffisants, les locaux seront abandonnés au début des années 1970 pour le campus du Mirail, après 80 ans d’utilisation et de cohabitation parfois conflictuelle avec les juristes, tout le contraire de ce que Jaurès avait souhaité ! Le bâtiment des Lettres a été récupéré par l’université Toulouse Capitole, qui occupait le site depuis le Moyen Age. Une plaque apposée dans l’amphi Marsan en 2009 rappelle l’inauguration des lieux par Jaurès. Elle est ainsi libellée : " En ces lieux le 17 novembre 1892 Jean Jaurès, maître de conférence en philosophie, adjoint au maire de Toulouse délégué à l’instruction publique, a inauguré les nouveaux locaux de la Faculté des lettres. Le 10 décembre 2009 l’Université de Toulouse et la Ville de Toulouse lui ont rendu hommage à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance " suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Les Jacobins | AMISDEJAURESTOULOUSE

    le Parcours Jaurès 5 - Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Il se déroula dans la salle du réfectoire du couvent des Jacobins. L’édifice érigé par les Dominicains au XIIIème siècle, devenu propriété de la ville à la suite de la Révolution française, fut longtemps occupé par l’armée, au prix de nombreux dégâts malgré le classement comme monument historique dès 1841. L’armée quitte les lieux en 1865, et le bâtiment connait de multiples usages. Son réfectoire héberge de nombreuses réunions. Le congrès intervient à un moment de rupture avec les radicaux, au pouvoir en France depuis 1906 avec Georges Clemenceau, et dans un contexte de nombreuses mobilisations et grèves ouvrières orchestrées par la CGT. Il s’agit pour la SFIO de définir la ligne politique d’un parti en ascension rapide. Les 282 délégués des fédérations (dont 7 femmes) étaient divisés en trois grands courants : les guesdistes (de leur chef Jules Guesde, fidèles au marxisme), les jaurésiens partisans de réformes, et les « insurrectionnels » avec le Toulousain Hubert Lagardelle. Après des débats animés, le congrès se rassemble dans une motion unanime présentée par Jaurès qui définit le « réformisme révolutionnaire » en associant les réformes à obtenir immédiatement avec l’objectif final de transformation de la société. L’unité ainsi atteinte va permettre à Jaurès de continuer les combats déjà en cours (laïcité, impôt sur le revenu, retraites) et de lutter pour préserver la paix, jusqu’à son assassinat le 31 juillet 1914, la veille de déclenchement de la Première guerre mondiale. L’agencement de la salle du réfectoire, les décorations et banderoles, tous les acteurs, siégeant à la tribune ou attablés en rangs serrés nous sont connus de façon très précise grâce à 54 photographies de l’événement prises par le photographe toulousain Georges Baudillon et diffusées en cartes postales. Elles ont été éditées et commentées (Toulouse 1908, Le congrès pour l’unité socialiste, sous la direction de R. Pech, (Éditions midi-pyrénéennes, 2022) suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Team (List) | Ades

    Team List Brian Chung VP Product Read More Ashley Amerson Product Manager Read More Brad Grecco Marketing Associate Read More Kelly Parker HR Representative Read More Marcus Harris Account Director Read More Camilla Jones Content Manager Read More

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