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  • Square Charles De Gaulle | AMISDEJAURESTOULOUSE

    13 - Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. (Voir fiche 14, Hôtel de ville du Capitole). Il fallut attendre l’élection municipale de 1925 qui porta au Capitole la municipalité socialiste pour que la décision d’ériger en place publique une grande statue en bronze de Jaurès fût prise, à l’instar des villes de Perpignan (1921), Carmaux (1923) et Castres (15 mars 1925). Elle a été implantée au square du Capitole (en bordure de la rue Alsace). Exécutée par les sculpteurs toulousains Henry Parayre et Georges Vivent, elle fut inaugurée le 24 mars 1929 par le maire Etienne Billières, en présence de Léon Blum, alors en campagne pour son élection en tant que député de Narbonne, et des députés Vincent Auriol et Albert Bedouce, figures du parti socialiste toulousain et de la SFIO. C’est une statue en bronze (fondeur Louis Roques) haute de deux mètres, dressée sur un piédestal orné de sur trois côtés de bas-reliefs, également en bronze, représentant une femme tenant un enfant, un groupe de jeunes gens et de jeunes filles brandissant des drapeaux, et un mineur. Cette imposante statue fut abattue en 1942 pour la récupération des métaux organisée par l’État français au profit de l’Allemagne nazie. La tête et les bas-reliefs rappelant les combats de Jaurès ont été sauvés et ont permis la réalisation d’un modeste monument sur le même site, conçu sur les plans de l’architecte Roger Brunerie. Le vol répété (1981 et 2004) de la tête de Jaurès et l’indignation alors suscitée attestent de la présence maintenue du grand homme dans la mémoire collective. La tête en bronze dérobée a été remplacée par une réplique du buste en marbre d’André Abbal (1920) placée dans le bureau du maire, après avoir longtemps orné le Salon rouge de réception attenant. Plusieurs cérémonies se déroulent tous les ans devant ce monument pour commémorer l’assassinat (31 juillet) ou manifester contre les guerres. Il faut aussi signaler la présence de Jaurès sur un des 29 panneaux peints au plafond de la « galerue » des Arcades, place du Capitole, par le peintre Raymond Moretti à la demande du maire Dominique Baudis en 1993. Moretti a évoqué des groupes (chevaliers cathares, capitouls, républicains espagnols), sans oublier les personnages emblématiques de Toulouse : Raymond IV, Pierre de Fermat, Jean Calas, Antoine de Saint-Exupéry, Carlos Gardel, Claude Nougaro … Jean Jaurès. La statue monumentale de Jaurès installée en 1929, fondue en 1942. Le monument Jaurès du square Charles de Gaulle. Dépôt de gerbe le 31 juillet 2024 par le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et le président de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse Rémy Pech suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • 9 - L'école Jean Jaurès | Ades

    9 - 21, Avenue Frizac. École Jean Jaurès Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Le groupe scolaire est construit en briques apparentes, avec, en façade, des jeux de briques animant les élévations. Les grilles et portails en fer forgé sont de style Art déco. Comme il était de règle, l’école était aussi un foyer d’éducation populaire en hébergeant les sièges et activités d’amicales dévolues à l’animation artistique et théâtrale du quartier. Des classes supplémentaires ont été inaugurées en 1929 -école maternelle- et 1931 -école de filles-. C’est à l’occasion de l’inauguration de l’école maternelle que le groupe scolaire du Busca fut baptisé École Jean Jaurès comme le rapporte le Bulletin municipal de Toulouse (Voir aussi Le Midi socialiste du 18 mars 1929) : « Enfin [le maire Etienne Billières] s’est demandé avec [le premier adjoint] Julien qui serait le parrain de ce groupe scolaire, et s’étant reporté à la vie d’un homme que nous connaissons bien et admirons comme un grand Français qui aimait à venir converser longuement avec sa mère qui l’adorait au Jardin des Plantes, et c’est le nom de Jean Jaurès que portera désormais le groupe du Busca, car cette grande figure qu’on évoquera dans l’école donnera aux maitres et maitresses l’encouragement nécessaire pour que les enfants deviennent plus tard des hommes libres, afin que la Paix universelle soit toujours conservée et que les horreurs de la guerre disparaissent. ». De fait, la première habitation de Jean Jaurès à Toulouse, en 1883, avec sa mère, était située à proximité immédiate, au 11 bis rue Frizac (aujourd’hui remplacée par un immeuble). Jaurès, marié, habita ensuite Place du Salengro, voir fiche n° 1 suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Evènements de l'association des Amis de Jaurès à Toulouse

    Invitation à suivre tous les évènements, conférences, pièces de théâtre, films, colloques, à venir proposés par l'association des Amis de Jaurès à Toulouse Bienvenue dans le Parcours Jaurès PAS À PAS DANS LA VILLE DE TOULOUSE AVEC JEAN JAURÈS Nul n'a parlé avec plus d'admiration ni de tendresse que Jean Jaurès de « Toulouse, la grande métropole du Midi ». Au Capitole, flamboie la fresque des Promeneurs, brossée vers 1890 par le jeune peintre post-impressionniste Henri Martin (Parcours n° 14) . Le professeur de philosophie et adjoint au maire arpente les bords de Garonne où s'agite un peuple de lavandières et de pêcheurs de sable. Flanqué de quelques amis qui « brassèjent » en discourant, le jeune professeur, coiffé d'un canotier, lève un regard clair vers la ville mais aussi, sûrement, vers les lendemains qui chantent et qu'il prépare déjà activement. Oui Jaurès est bien à ce moment-là, il l'a dit lui-même avec émotion, un « citoyen adoptif de Toulouse. »Rien pourtant ne prouve qu'il ait connu la ville avant la rentrée scolaire de 1882. Il avait alors 23 ans quand il fut appelé par le recteur Claude Perroud à donner des conférences de philosophie à la Faculté des Lettres, et un cours hebdomadaire de psychologie aux jeunes filles inscrites dans le lycée Saint Sernin qui venait d'être créé dans l'Hôtel du Barry tout proche (Parcours n° 6) . Pour son premier passage dans la ville, Jaurès, encore célibataire, loue avec sa mère Adélaïde, une petite maison rue Frizac (Parcours n° 9) . Dans ce quartier, quelques chantiers universitaires vont bientôt perturber les grands espaces verts aménagés pour les Toulousains autour du grand Rond, un siècle auparavant. On l'imagine, sa serviette sous le bras. Il marche sans se presser à travers le jardin royal puis le quartier Saint-Etienne, la toute neuve rue Alsace et la place du Capitole pour gagner « le vieil amphi de la rue Matabiau » (aujourd'hui salle du Sénéchal, rue Rémusat (Parcours n° 7) et y retrouver ses étudiants, peut-être pour un cours public sur Dieu, souvent cité mais à jamais perdu. Il apprécie en connaisseur le patrimoine architectural, mais aussi le bouillonnement de cette ville qui se modernise. Jaurès et Toulouse Un citoyen adoptif exceptionnel Ce sont les lieux témoins de l’attache profonde entre la ville de Toulouse et Jean Jaurès que le « Parcours Jaurès » va vous faire découvrir. Parcours suggéré, au gré de vos envies et de l’endroit où vous trouvez. Rejoignez donc Jaurès sur les bords de la Garonne et ailleurs. Rappelé dans son Tarn ancestral et dans le Paris de sa formation intellectuelle par son élection, plus jeune député de la Chambre de 1885, il revient à Toulouse dès janvier 1887 où il entre à la Dépêche pour un article hebdomadaire. Il reprend son poste à la Faculté après les législatives perdues de 1889 et il est élu adjoint au maire six mois plus tard. C'est à Toulouse qu'il écrit ses thèses, qu'il fait construire des écoles, des facultés (lettres, Parcours n°2 ; sciences, médecine, Parcours n° 8) à la faveur de son mandat. C'est aussi à Toulouse qu'il noue des relations assidues avec le monde ouvrier. Il arbitre en 1891 le conflit du tram, et suit en 1892 la construction de la Bourse du travail (Parcours n° 12) . La fréquentation des militants socialistes l’a sûrement conduit dans la petite impasse de la Colombette où les guesdistes du Parti ouvrier avaient établi leur siège (Parcours n°10) . Marié et père de famille, il habite alors place Saint Pantaléon (aujourd'hui Salengro) où une plaque a été apposée en 1959 par la section SFIO (Parcours n° 1) . Dans ce bel appartement il peut recevoir ses collègues, qu’il rencontre aussi dans les cafés de la place du Capitole (café de la Paix, Bibent, toujours florissant aujourd’hui). Mais voilà que le Tarn l'appelle de nouveau, les mineurs et les verriers de Carmaux font de lui un député socialiste. Il les défendra en fondant la verrerie ouvrière d’Albi en 1895, dont le principal dépôt se situe rue Saint-Papoul (Parcours n°11) . A Toulouse encore, La Dépêche est là pour diffuser ses chroniques littéraires, ses écrits d'actualité, ses articles pour la paix, la laïcité, la défense de Dreyfus (Parcours n° 3) . Il fournit également des articles aux journaux socialistes, tel Le Midi socialiste (Parcours n°4) . Il intervient pour souder la gauche dans les municipales incertaines de 1908. La même année il emmène vers l’unité le congrès socialiste qui se tient au réfectoire des jacobins (Parcours n° 5) . Et il y prononce plusieurs conférences, qui fascinent de jeunes auditeurs, tel Vincent Auriol. En 1911, ayant quitté sa maison de vacances du Tarn pour prononcer à Toulouse sa célèbre conférence sur Tolstoï au bénéfice des cheminots en grève, il réplique à ce jeune avocat, un peu étonné de son costard élimé : « Vous savez bien, Auriol, je suis un paysan qui a fait des études ! ». Paysan, bien sûr, mais aussi savant et militant au milieu du peuple, au sein de la ville. Square Charles de Gaulle, un monument, humble vestige de la statue en pied de plus de 2 mètres de haut inaugurée en 1929 (Parcours n° 13) honore sa mémoire. Elle est aussi rappelée aux toulousains chaque fois qu’ils empruntent une des stations les plus fréquentées de la ville (Parcours n°15) , ou que ses étudiants passent sous le porche de leur université qui portait autrefois le nom de son quartier (le Mirail), avant d’honorer celui qui a enseigné dans ses premiers locaux (Parcours n° 16). Rémy Pech Découvrez les informations sur les lieux du parcours Jaurès En cliquant sur les vignettes 1 20, place Saint-Pantaléon (aujourd’hui Roger Salengro). Appartement de Jean Jaurès à Toulouse . Jean Jaurès a vécu de l’automne 1889 à janvier 1893 dans l’appartement du premier étage de cet immeuble ancien -et cossu- avec sa femme, Louise Bois, épousée à Albi en 1886 et sa fille Madeleine née à Paris le 19 septembre 1889. Sa mère Adélaïde née Barbaza, veuve depuis 1882, qu’il aimait beaucoup, habitait rue Frizac. Lire la suite .... 2 2, Rue des Salenques. La Faculté des Lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). Lire la suite .... 3 42 bis rue Alsace et 15 rue Rivals. L’ancien siège de la Dépêche. Jean Jaurès s’est rendu souvent à ces adresses pour son travail de journaliste. Il était tout jeune député du Tarn, lorsqu’il commença cette carrière, en 1887, sollicité par Rémy Couzinet, le directeur de la Dépêche. Lire la suite .... 4 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Lire la suite .... 5 Réfectoire des Jacobins. Congrès du Parti socialiste en 1908. Du 15 au 18 octobre 1908 s’est tenu à Toulouse le 5ème congrès du Parti socialiste (Section française de l’Internationale ouvrière, SFIO). La décision de fixer à Toulouse ce congrès avait été prise un an plutôt au 4ème congrès SFIO de Nancy. À Toulouse, les socialistes administraient alors la commune depuis 1906 avec les maires Albert Bedouce, puis Jean Rieux. Les radicaux reprirent la mairie, mais le congrès de Toulouse fut maintenu. Lire la suite .... 6 Place Saint-Sernin. Jaurès professeur au lycée Saint-Sernin Le « Lycée de jeunes filles » (aujourd’hui Lycée Saint-Sernin) a été ouvert le 7 janvier 1884 en vertu de la loi Camille Sée, votée le 21 décembre 1880 sous le gouvernement de Jules Ferry. Le bâtiment principal de ce lycée est l’hôtel Dubarry, construit en 1775 pour le beau-frère et ex-amant de la célèbre « du Barry », Jeanne Bécu, favorite de Louis XV, guillotinée en 1794. L’hôtel Dubarry avait été racheté par les bénédictines et transformé en maison d’éducation. Lire la suite .... 7 L’hôtel du Sénéchal Ce bâtiment avait été édifié à partir de 1550 pour servir à la Sénéchaussée, devenue Présidial (institution royale de police et justice). Ses façades classiques datent du XVIIIème siècle. A la Révolution, l’hôtel du Sénéchal est affecté au Tribunal de première instance. Lire la suite .... 8 Allées Jules-Guesde. FACULTÉS DES SCIENCES, MEDECINE ET PHARMACIE DE TOULOUSE Le 20 mai 1891, le président de la République Sadi Carnot inaugure les bâtiments financés et construits par la Ville de Toulouse. A cette occasion le maire Camille Ournac confie à Jaurès, adjoint à l’Instruction publique, le soin de remettre ces bâtiments à l’État, responsable de l’Enseignement supérieur. Lire la suite .... 9 Place du Busca. École Jean Jaurès Ce groupe scolaire, en projet depuis 1906, fut inauguré en 1927 par Etienne Billières et Jules Julien, respectivement maire et premier adjoint délégué à l’Instruction publique, élus en 1925. Ses concepteurs furent les architectes municipaux Jules Milloz et Jean Montariol. Construit à la limite du quartier plutôt huppé du Busca et de celui de Saint-Michel beaucoup plus populaire, il fournit une série de bâtiments scolaires pourvus de toutes les commodités pour accompagner le développement urbain considérable en cours. Lire la suite .... 10 Impasse de la Colombette. Ancien siège du Parti ouvrier français La petite impasse à l’entrée de la rue de la Colombette (en venant du Boulevard Carnot) a abrité pendant quelques années le siège du Parti ouvrier fondé par Jules Guesde et Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, dont Jaurès a été proche de 1892 à 1897. Lire la suite .... 11 14, rue Saint-Papoul. L’ancien dépôt de la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) Ceux qui s’intéressent à Jean Jaurès auront plaisir à découvrir ce superbe bâtiment daté de 1903 où subsistent, dans sa cour accessible, quelques inscriptions à moitié effacées rappelant son origine et une clef de voûte sculptée figurant la tête du dieu Bacchus, bien à sa place dans ce lieu où transitèrent pendant plus de 50 ans bouteilles, flasques, bonbonnes et canettes destinée à recevoir vins et bières produits ou débités à Toulouse ou dans les environs. Lire la suite .... 12 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Lire la suite .... 13 Square Charles de Gaulle. Monument à Jean Jaurès. L’installation en place publique de bustes ou de monuments dédiés à Jaurès a été évoquée dès la période de la guerre qu’il avait tenté de conjurer, accédant au titre incontesté d’ « apôtre de la paix ». À Toulouse, une délibération du conseil municipal du 21 décembre 1916 retient un projet de buste destiné à la salle des illustres (où les seuls monuments dans la salle elle-même sont ceux de Pierre de Fermat et Pèire Goudouli), finalement situé au pied du grand escalier. Lire la suite .... 14 Jean Jaurès au Capitole Jaurès, appelé à se présenter à une élection municipale partielle en août 1890 par le maire radical Camille Ournac, est fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux . Lire la suite ....

  • Actualité autour de Jaurès | Ades

    Cette rubrique aborde ici des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde, elle ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont Jean Jaurès fut le témoin et l’acteur. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, décrivez nous cette actualité et expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans notre site internet. Autour de Jaurès Cette rubrique aborde ici l’actualité de Jaurès en France et dans le monde. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans cette rubrique. contact par mail : aajjt@orange.fr Pour rappel, dans la rubrique « Evénements » vous trouverez l’actualité de Jaurès dont l’association est partie prenante (participation, coorganisation…) Actualités 2026 à retenir autour de Jaurès Festival d’Avignon : spectacle 4- 25 juillet 2025 - 17 h30 Théâtre LUNA JAURES, assassiné deux fois ! Texte, Interprétation et Mise en Scène : Pierrette DUPOYET 31 Juillet 1914…Jean Jaurès est assassiné dans un café à Paris… La population est sous le choc. La guerre de 1914-18 commence…Grâce à Louise, sa femme, nous découvrons l’intimité de Jaurès qui croyait en la fraternité et la paix entre les peuples. Evocation des discours humanistes de ce grand tribun, notamment sur la laïcité et le courage. Le spectacle se termine par le procès de l’assassin de Jaurès dont l’issue est sidérante et perçue comme un véritable scandale ! Réservation spectacles : pdupoyet@wanadoo.fr Le fonds Jean Jaurès de la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine de Toulouse Signalé par un membre de l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, Christian Corbobesse, le fonds Jean Jaurès de la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine de Toulouse, n’est pas dénué d’intérêt et n’a pas livré tous ses secrets. Constitué à partir d'une donation à la ville de Toulouse de Mme Jaurès (dès 1914) et de divers apports ou acquisitions, ce fonds comporte une dissertation rédigée par Jaurès en 1878 lors de son entrée à l'Ecole Normale Supérieure, diverses versions de préfaces ou d'articles de presse, des correspondances, et des autorisations d'emprunts à la bibliothèque municipale rédigés dans le cadre de son mandat d'adjoint à l'Instruction publique (1890-1893).Certains articles comme certains destinataires n’ont pas été identifiés. Mais le fonds permet de retrouver l'étudiant, le journaliste politique et le critique littéraire, l'élu municipal. Ce fonds fait l’objet d’une présentation le 19 janvier à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association. Illustrations : Épreuve d’entrée à l’Ecole normale supérieure, Sur les Toulousains… Sur ses élèves… Actualités 2025 autour de Jaurès Semaine culturelle « Jean Jaurès » à Luchon : Conférence de Remy Pech Vendredi 25 juillet 2025 - 16 heures Vendredi 25 juillet à 16 heures au Casino, les passionnés de culture et d’histoire avaient rendez-vous avec la semaine culturelle « Jean Jaurès » orchestrée par le centre culturel, du 21 au 25 juillet à Luchon. Au cœur de cet événement, une conférence captivante de Remy PECH rendant hommage à Jean Jaurès, sur le thème " Jaurès, combattre pour la paix " . Deux films intéressants sur Jaurès qui sont à voir : Un film sur Bessoulet, en écho à la journée du 4 octobre 2025 : https://www.france.tv/france-5/une-maison-une-legende/7273820-jean-jaures-dans-le-tarn-les-racines-du-combat.html Le film de Francis Fourcou, cinéaste et adhérent de l'Association des Amis de Jaurès : https://viaoccitanie.tv/replay-le-voyage-de-jean-jaures-en-amerique/ On suit Jaurès de Lisbonne à Buenos-Aires, commenté par des historiens de France et d'Amérique du Sud. 2025 Une émission sur les réalisations d’un maire socialiste à Toulouse Nous avons signalé dans la rubrique Bibliographie la parution d’un petit ouvrage sur Etienne Billières, maire socialiste de Toulouse. Au même moment Arte proposait une émission sur les réalisations architecturales de ce maire, marquées par l’esthétique de l’Art déco. Arte 28 mai 2025 émission "Invitation au voyage" Un souffle Art déco sur Toulouse https://www.arte.tv/fr/videos/127150-000-A/un-souffle-art-deco-sur-toulouse/ 2025 Deux expositions sur Dreyfus Moins connues que J’accuse… ! mais tout aussi décisives, Les Preuves, écrites par Jean Jaurès pendant l’été 1898, constituent une démonstration implacable de l’innocence du capitaine Dreyfus. Deux expositions en 2025 sur cet homme, dont le destin continue à interroger notre engagement en faveur de la vérité et de la démocratie. Paris Musée d’art et d’histoire du judaïs Mai- août 2025 Exposition Alfred Dreyfus. Vérité et justice Près de vingt ans après sa première exposition consacrée à Alfred Dreyfus, le musée d’art et d’histoire du Judaïsme revient sur « l’Affaire » pour rappeler les grandes étapes de ce moment crucial de l’histoire de France. Rassemblant près de 250 documents d’archives, photographies, extraits de films et une soixantaine d’œuvres d’art, l’exposition raconte l’Affaire « avec » Dreyfus, en le replaçant au centre du propos. Plus d'informations en cliquant sur ce lien . Paris Musée d’Orsay Mars- octobre 2025 Exposition Les créateurs et l'affaire Dreyfus René Hermann-Paul La Vérité c’est très joli... mais alors les affaires ne sont plus possibles..., 1900 © Musée d’Orsay À travers un accrochage, une programmation cinématographique et un parcours dans les collections, le musée d’Orsay explore la réaction des artistes face à l’affaire Dreyfus et la montée de l’antisémitisme en France à la fin du XIXe siècle. Plus d'informations en cliquant sur ce lien : https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/les-createurs-et-laffaire-dreyfus Actualités 2024 autour de Jaurès 2024 Centenaire de la panthéonisation de Jaurès Enquête IFOP pour la Fondation Jaurès Au moment où diverses manifestations commémorent le centième anniversaire de son entrée au Panthéon, le 23 novembre 1924, une enquête Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès fait le point sur la connaissance et la mémoire de Jean Jaurès dans la population française. Vous pouvez retrouver cette passionnante étude, et les enseignements qu'en tire Gilles Candar ici https://www.jean-jaures.org/publication/la-connaissance-et-la-memoire-de-jean-jaures-dans-la-population-francaise/ Elections législatives de 2024 Une tribune de Rémy PECH Professeur émérite d’histoire contemporaine et président honoraire de l’Université Toulouse Jean Jaurès, président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse, Rémy Pech signe dans La Dépêche une tribune à l’occasion des élections législatives. Nos concitoyens ont été convoqués précipitamment pour renouveler leurs députés, au soir d’une élection européenne marquée par une poussée inquiétante de l’extrême-droite. Au-delà de la stupéfaction légitime manifestée par beaucoup, il convient de réfléchir posément aux enjeux de la prochaine élection et d’agir en conséquence. La pensée et l’action constante de Jean Jaurès peuvent nous y aider. Jaurès, brillant intellectuel, élu républicain à 26 ans, grand journaliste à La Dépêche à 27 ans, a d’emblée dû livrer de rudes combats pour défendre une République contestée. Il a contribué à écarter le général Boulanger en 1889, favorisé la naissance du Bloc des gauches en 1898 pour endiguer la poussée antisémite et nationaliste résultant de l’Affaire Dreyfus, travaillé à l’unité des forces ouvrières et paysannes pour conjurer le péril de la guerre universelle. Jaurès voulait que la République illustre sa devise, « Liberté, égalité, fraternité » par un programme de réformes et d’actions renforçant la laïcité de l’État, tendant à la justice fiscale et s’attachant à réduire les inégalités sociales. Il a réclamé le dépassement des alliances diplomatiques dangereuses et préconisé la sécurité collective internationale. Apôtre et martyr de la paix, il a été assassiné en 1914 par un déséquilibré imbu de la haine cultivée par l’extrême-droite. Jean Jaurès à la tribune pour un discours contre la loi des 3 ans, le 18 juin 1913.Jean Jaurès à la tribune pour un discours contre la loi des 3 ans, le 18 juin 1913. Assemblée Nationale – Fonds privés Aujourd’hui la gauche républicaine, qui a décidé de se placer sous l’emblème du Front Populaire, victorieux en 1936 malgré le contexte de la montée des fascismes à l’extérieur et à l’intérieur du pays, a dressé un programme raisonnable. Celui-ci relève résolument les défis cruciaux qui se présentent aux Français de 2024 : crise climatique et écologique, approfondissement des inégalités, affaiblissement des services publics, guerres et massacres en Europe et dans le monde, recrudescence de l’antisémitisme et du racisme, essoufflement de la construction européenne. En un temps record, un unique représentant a été désigné pour porter ses couleurs dans chaque circonscription. En aucun cas il ne s’agit d’un programme extrémiste. C’est un projet républicain propre à faire barrage aux propositions démagogiques. Le RN, nourri des déceptions et des angoisses qui tenaillent le peuple dans ses profondeurs, camoufle sous un discours rassurant des principes venant à l’encontre des valeurs républicaines. Il prône des mesures dangereuses comme le renforcement des discriminations, sans oublier la complaisance à l’égard des dictatures qui sévissent dans le monde. La mise en garde de l’ensemble des organisations syndicales, mais aussi de nombreux experts, de représentants de certaines instances patronales et de nos partenaires européens est à cet égard significative. Comme au temps de Jaurès, la gauche est unie Et qu’attendre du parti du président de la République, en état de doute et parfois de panique devant la période chaotique qui pourrait se profiler, mais aussi du parti de la droite classique, contraint à basculer dans le ralliement au pouvoir ou d’afficher sa compromission avec le RN en abandonnant toute référence à son gaullisme originel ? Comme au temps de Jaurès, comme à diverses reprises au cours du siècle écoulé, la gauche est unie dans sa pluralité. Le nouveau Front Populaire propose aux Français, à travers un ensemble de mesures dont l’échelonnement et le chiffrage seront précisés, de reprendre la marche vers le progrès, la paix et la fraternité. C’est un devoir pour tous les citoyens conscients de la gravité de la situation de réfléchir maintenant aux conséquences de leur choix. Rémy Pech 2024 - Une figure de la Résistance toulousaine La médaille de la Résistance attribuée à une figure de la Résistance toulousaine. Le 6 juin 2024, l’historien Patrick Clastres, animait le café Jaurès, sur le thème : Jeux olympiques : le monde parallèle du CIO, ou Comment le comité international olympique (CIO) écrit sa propre histoire (voir notre rubrique Cafés). Le lendemain, au Musée de la Résistance de Toulouse, il recevait à titre posthume, au nom de son grand-père, Litman Nadler, la médaille de la Résistance. Litman Nadler, alias « Docteur Madeleine » né en 1911 en Roumanie, est arrivé à Toulouse en 1935 pour poursuivre ses études de médecine. En 1941, les lois antisémites de Vichy l’ont empêché de soutenir sa thèse. Refusant de se soumettre, il a rejoint le Mouvement de Libération Nationale et soigné clandestinement des résistants. Arrêté en juin 1944, il a été fusillé le 1er août au camp de Souge. « Son histoire est celle d’un médecin qui a utilisé ses compétences pour sauver des vies, même au péril de la sienne. Si je suis fier d’avoir reçu cette médaille, je n’ai aucun mérite », témoigne l’arrière-petit-fils du docteur Madeleine, l’historien Patrick Clastres, désormais décoré d’un disque métallique au bout d’un tissu rouge. (cf. La Dépêche du Midi, Léïne Touala, 7 juin 2024). Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse veulent ici rendre hommage à une figure de la Résistance toulousaine, victime du racisme et de l’antisémitisme tant combattus par Jaurès. Alertée par Gilles Candar, l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse a signalé aux Archives municipales de Toulouse la mise en vente d’une lettre de Jean Jaurès, alors adjoint au maire de Toulouse, à Rémi Couzinet, directeur de la Dépêche, à propos d’un conflit social affectant la vie des Toulousains : la grève des tramways déclenchée en juin 1891. La grève contre le propriétaire de la compagnie des tramways, Firmin Pons, avait pris un tour dramatique avec l’abattage de quelques chevaux utilisés alors pour tracter les voitures. Le maire Camille Ournac avait confié à Jaurès une mission de médiation qu’il avait menée à bien mais les autorités judiciaires saisies par Pons avaient failli empêcher le compromis. Jaurès avait alors décidé de porter l’affaire dans le journal auquel il collaborait depuis 4 ans. Cette lettre est un document important pour l’histoire de la ville de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur à vocation publique. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivante avec son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Nous sommes heureux que la ville de Toulouse ait pu acquérir ce document, qui va rejoindre les collections des Archives municipales. Cette lettre est un document important pour l’histoire de Toulouse car elle évoque l’intervention de la municipalité dans un conflit privé mais concernant un secteur d’intérêt public. Elle illustre aussi le rapprochement de Jaurès avec les milieux ouvriers qui se poursuivra au cours des années suivantes, comme en témoignent son action pour la Bourse du Travail puis son élection à Carmaux. Ce document doit être mis en ligne prochainement sur le site des archives municipales. La lettre inédite de Jean Jaurès sera présentée lors du Café Jaurès du 9 janvier 2024 (18h, espace Diversités-Laïcité, 38 rue d’Aubuisson). Photo de la lettre de Jean Jaurès diffusée lors de l'Assemblée Générale le 9 janvier 2024. 0ctobre 2023 - Une lettre de Jean Jaurès Une acquisition des Archives municipales pour notre patrimoine : Une lettre inédite de Jean Jaurès (1891)

  • Roquelaine | AMISDEJAURESTOULOUSE

    4 - 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. 38, rue Roquelaine. L’ancien siège du Midi socialiste. Siège aujourd’hui de la Samba brésilienne et du Carnaval de Toulouse, ce bâtiment a abrité de 1906 à 1944 les journaux socialistes toulousains, La Cité puis le Midi socialiste, à partir de décembre 1908. Ces journaux sont disponibles sur les sites de Rosalis et Gallica. Jaurès, qui a donné 1312 articles à La Dépêche, du 21 janvier 1887 à sa mort le 31 juillet 1914, a fourni plusieurs centaines d’articles à ces quotidiens. La Cité a subi plusieurs interruptions dans sa parution. Le Midi socialiste a été fondé par Albert Bedouce (maire de Toulouse, député, ministre, 1869-1947), Vincent Auriol (maire de Muret, député, Président de la République, 1885-1966) et Bernard Desbals (ouvrier graveur, militant socialiste, 1877-1911). C’est un journal à vocation régionale (diffusion limitée à la Haute-Garonne, au Tarn et à l’Aude, pour un tirage maximum de 30 000 exemplaires contre plus de 200 000 à La Dépêche). Il fut animé par l’Audois Léon Hudelle (1881-1973) et l’adjoint au maire Emile Berlia (1878-1946), directeur de l’imprimerie attenante. La rue Roquelaine comptait un autre quotidien, le conservateur l’Express du Midi. Devenu La Garonne, il fut interrompu, comme le Midi socialiste, pour collaboration, et ses presses servirent à imprimer plusieurs journaux des mouvements de la Résistance et des partis reconstitués à la Libération. Le siège du Midi socialiste, journal auquel Jean Jaurès avait beaucoup collaboré, a été retenu comme une des étapes du « Parcours Jaurès » établi à l’occasion du centenaire de la panthéonisation de Jean Jaurès en 2024. Une fresque a été réalisée sur le mur donnant rue Roquelaine, par l’artiste Rémi Tournier. Le 23 novembre 2024, la fresque, intitulée « La mélodie des contrastes », fut inaugurée par le maire et président de la Métropole Jean-Luc Moudenc et le président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Rémy Pech. Pourquoi « La mélodie des contrastes » ? La fresque de Rémi Tournier veut mettre en valeur la personnalité vibrante de Jaurès attachée à l’édifice, et rendre compte de la vie actuelle de ce lieu. Pour cela, il fait appel à une photo célèbre du tribun, haranguant la foule massée sous le soleil le 25 mai 1913 au Pré Saint-Gervais, le canotier blanc sur la tête. Réinterprétés par Rémi Tournier, les chapeaux ronds deviennent des tambours blancs cerclés de noir, ceux qui font vibrer les murs de la Samba Résille. Le vigoureux portrait de Jaurès lui-même s’inspire du buste en bronze « Jaurès orateur » sculpté par l’artiste toulousain Paul Ducuing (1867-1949). Pour plus de détails, se reporter ci-dessous au très beau texte écrit par l’artiste Rémi Tournier. Il figure, de façon peu visible, sur le mur de Samba Résille. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Les partenaires des Amis de Jaurès à Toulouse

    L’association ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont il fut le témoin et l’acteur. Elle aborde bien des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde, soutenue par les partenaires et collectivités de la région de Toulouse. Nos partenaires

  • Podcasts de Autour de Jaurès | Ades

    Cette rubrique aborde ici des sujets d’une brûlante actualité en France et dans le monde, elle ne se limite pas à l’évocation des grands événements dont Jean Jaurès fut le témoin et l’acteur. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, décrivez nous cette actualité et expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans notre site internet. Autour de Jaurès Cette rubrique aborde ici l’actualité de Jaurès en France et dans le monde. Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à travers votre actualité, expédiez à notre association les éléments que vous souhaitez voir paraitre dans cette rubrique. contact par mail : aajjt@orange.fr Pour rappel, dans la rubrique « Evénements » vous trouverez l’actualité de Jaurès dont l’association est partie prenante (participation, coorganisation…) Podcast à écouter autour de Jaurès Jean Jaurès et l’Islam France culture. Questions d’Islam - 53 minutes Avec Eric Vinson, coauteur avec Sophie Viguier-Vinson de Jaurès le prophète, mystique et politique d'un combattant républicain (Albin Michel, 2014) Jaurès soutenait les réformateurs musulmans en lutte contre le colonialisme, voyant dans leurs revendications une quête légitime de dignité et d’autodétermination. Souvent oubliée, cette position ne mérite-t-elle pas d’être reconsidérée, en lien avec l’importance chez lui du spirituel ? « La Séparation » : un documentaire à redécouvrir Documentaire chaîne parlementaire canal 8 TNT 1 heure 20 minutes Disponible du 9 décembre 2025 au 8 décembre 2027 1905 / 2025, la loi de Séparation des Églises et de l'État a célébré son 120e anniversaire, l’année dernière et il est toujours temps de voir ou revoir le documentaire « La Séparation », un des moments-clés de l'histoire républicaine, une histoire humaine et politique, passionnée et passionnante, consignée dans de nombreux volumes à l'Assemblée nationale. Une histoire au cœur de laquelle Jean Jaurès (incarné ici par Jean-Claude Drouot) a pris une part prépondérante. "La Séparation", entre fiction et documentaire, invite les téléspectateurs à un voyage inédit au coeur d'un débat " fleuve " qui dura plus de 10 mois et occupa 48 séances à la Chambre des Députés.Réalisé par François Hanss en 2005 dans l'hémicycle du Palais Bourbon, grâce à une autorisation exceptionnelle accordée à par Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée nationale, ce film met en scène le débat parlementaire de l'époque. Interprétés par de grands noms du cinéma français, les textes, écrits par Bruno Fuligni, s'inspirent directement des comptes rendus officiels des débats. Au banc des commissions, Pierre Arditi prête sa " voix de violoncelle " à Aristide Briand, rapporteur du texte. Au perchoir, Michael Lonsdale alias Paul Doumer déploie toute son autorité pour présider une Chambre dans laquelle s'affrontent Claude Rich (l'abbé Gayraud , qui siège en soutane), Jean-Claude Drouot (incarnant un Jaurès olympien), Pierre Santini (Maurice Allard, député anticlérical du Var) et Jacques Gallo (Baudry d'Asson, député royaliste de Vendée)..Photo : Dans « La Séparation », Jean-Claude Drouot incarne un Jaurès « olympien ». L'armée dans la nation : le regard de Jaurès 7 février 2026 – France Culture - Concordance des temps Après les propos du chef d’État-major relançant le débat sur la place de l’armée en démocratie, Gilles Candar revient sur la réflexion de Jean Jaurès qui, dès 1911 dans L’Armée nouvelle, interrogeait le lien entre civils et militaires, et les enjeux toujours actuels de la défense et de la paix. Jean Jaurès, l’homme qui a failli empêcher la Première Guerre Mondiale 31 juillet 2025 - Podcast Le Figaro Assassiné le 31 Juillet 1914 alors qu'il menait un combat sans relâche pour s'opposer à la Première Guerre mondiale, retour sur la vie d'un homme politique qui a marqué son époque TOULOUSE Radio « Mon païs », 90,1 FM L’émission « Passeurs de savoirs » animée par Daniel Borderies et Jacques Rochefort sur Radio Mon Païs (90,1 FM).Rémy Pech évoque le centenaire de la panthéonisation de Jaurès en 2024, et parle de l’action de l’Association des Amis de Jean Jaurès à Toulouse. 2025 Une émission sur les réalisations d’un maire socialiste à Toulouse Nous avons signalé dans la rubrique Bibliographie la parution d’un petit ouvrage sur Etienne Billières, maire socialiste de Toulouse. Au même moment Arte propose une émission sur les réalisations architecturales de ce maire, marquées par l’esthétique de l’Art déco. Arte 28 mai 2025 Invitation au voyage Un souffle Art déco sur Toulouse https://www.arte.tv/fr/videos/127150-000-A/un-souffle-art-deco-sur-toulouse/ 17 décembre 2024 Le suffrage universel en 1848 France Culture La crise politique actuelle ravive un débat vieux comme l'instauration du suffrage universel en 1848, celui du mode de scrutin. En 1909, Jean Jaurès était un ardent défenseur de la "RP", représentation proportionnelle. 10 décembre 2024 Radio France Alfred Dreyfus, le combat de la République (10 épisodes) Philippe Colin, qui nous avait déjà enchanté de ses émissions sur Léon Blum, nous propose à présent "Alfred Dreyfus, le combat de la République", sur Radio France. On a peine à imaginer combien le débat sur la culpabilité de Dreyfus a divisé la nation. Jean Jaurès, au départ incertain, a vite compris que Dreyfus était innocent et s'est employé à convaincre les parlementaires et ses concitoyens. Septembre 2022 Philippe Collin retrace le destin du leader du Front populaire, figure emblématique du socialisme en France. Emission de France Inter Par Philippe Collin. Léon Blum occupe une place modeste dans notre mémoire, loin de refléter l'importance de son héritage. Dans cette série en 9 épisodes, Léon Blum fut surtout une pièce maitresse de l'histoire du socialisme français. Être social iste consistait avant tout à ne jamais se résigner face à la fatalité de l'ordre des choses, qu'il fallait remettre en question dès lors qu'il entrait en contradiction avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité. Selon lui "le socialisme n'était autre que la conscience de l'égalité naturelle dans une société toute entière fondée sur le privilège". SEPTEMBRE 2022 Jaurès : “Le capitalisme porte en lui la guerre” Emission de France Culture Dans quelle mesure le refus initial de la violence capitaliste conduit il Jaurès à épouser le socialisme réformiste, celui de la négociation plutôt que de la révolution ? Comment Jaurès envisage-t-il pacifiquement le système capitaliste international et sa régulation ? avec : Gilles Candar (Historien. Président de la Société d’études jaurésiennes.), Alain Chatriot (Professeur des universités Centre d’histoire de Sciences Po).

  • Place du Capitole | AMISDEJAURESTOULOUSE

    14 - Jean Jaurès au Capitole Jean Jaurès au Capitole Jaurès, rejoignit la municipalité Camille Ournac à l’occasion d’une élection partielle en août 1890. Il est resté fortement présent dans l’Hôtel de Ville où il fut adjoint délégué à l’Instruction publique jusqu’en janvier 1893, date de sa première élection en tant que député de Carmaux. Son bureau, situé à l’angle droit du deuxième étage du bâtiment, exactement au-dessus du bureau du maire, est signalé par une plaque en cuivre apposée à l’occasion du centenaire de la panthéonisation, le 25 novembre 2024. Le buste imposant réalisé par Paul Ducuing (1919) accueille les visiteurs au bas du grand escalier qui conduit au premier étage du bâtiment. Jaurès est encore présent sur le célèbre tableau des « rêveurs » ou des « promeneurs » à l’entrée de la salle des Illustres (Henri Martin, 1906). Il met en scène la famille du peintre et ses amis. De gauche à droite figurent Gilbert Martin, son fils aîné, René Martin, autre fils du peintre, Henri Bellery- Desfontaines, peintre, Jean-Paul Laurens, William Vienot, bibliothécaire, le peintre Henri Marre, Marie Martin épouse du peintre, au bras de son fils René, représenté deux fois sur le tableau, Henri Martin lui-même (?), Emilio Boggio, peintre vénézuélin, et Jean Jaurès. La scène est censée se situer rive gauche, en face de l’église et du port de la Daurade. On peut le reconnaître aussi dans la Salle des Illustres, avec d’autres édiles, sur le tableau figurant Clémence Isaure, également d’Henri Martin. Enfin le buste réalisé par André Abbal (1920) a longtemps décoré le salon rouge attenant au bureau du maire. Il a récemment été transféré dans ce bureau, au cœur du pouvoir municipal. Si l’on ajoute l’un des tableaux de Moretti au plafond de la « Galerue » des Arcades, et le modeste monument du square Charles de Gaulle, il apparaît que la représentation du grand tribun est bien présente au cœur même de la ville rose. Repères bibliographiques Maurice Andrieu, Jaurès citoyen adoptif de Toulouse, Privat, 1987. Jean-Michel Ducomte, Quand Jaurès administrait Toulouse, Privat, 2009. La Dépêche du Midi, Jean Jaurès, un siècle au Panthéon, Toulouse, novembre 2024. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • rue Salenque | AMISDEJAURESTOULOUSE

    2 - 4, rue Albert Lautman - La Faculté des Lettres 4, rue Albert Lautman. La faculté des lettres Le 17 novembre 1892, Jean Jaurès, adjoint au maire en chargé de l’Instruction publique, inaugure au nom de la municipalité le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres, dans les prolongements des bâtiments de la Faculté de Droit (actuelle rue Lautman et rue des Salenques). L’inauguration a lieu dans le nouvel amphithéâtre (qui portera le nom de Jules Marsan, doyen prestigieux des années 1930) en présence du recteur Perroud qui réceptionne le bâtiment, du maire Honoré Serres, du préfet, des collègues alors en poste. Il y a aussi de nombreux étudiants chahuteurs à l’égard du doyen Benoît, qui était accusé d’avoir organisé des épreuves « hors sujet » à la dernière session d’examen. Dans son discours, Jaurès, qui auparavant avait enseigné pendant 5 ans à l’amphithéâtre du Sénéchal (Voir Parcours n° 7), déplore déjà l’exiguïté de locaux. Il célèbre l’effort conjugué des instances nationales et locales pour ouvrir les formations universitaires à un plus grand nombre d’étudiants et affirme sa foi dans le développement des universités régionales. Jaurès, en campagne électorale dès décembre 1892, puis élu député à Carmaux à la fin de janvier 1893, n’a exercé son métier de professeur de philosophie que quelques semaines dans ces lieux. Devenus notoirement insuffisants, les locaux seront abandonnés au début des années 1970 pour le campus du Mirail, après 80 ans d’utilisation et de cohabitation parfois conflictuelle avec les juristes, tout le contraire de ce que Jaurès avait souhaité ! Le bâtiment des Lettres a été récupéré par l’université Toulouse Capitole, qui occupait le site depuis le Moyen Age. Une plaque apposée dans l’amphi Marsan en 2009 rappelle l’inauguration des lieux par Jaurès. Elle est ainsi libellée : " En ces lieux le 17 novembre 1892 Jean Jaurès, maître de conférence en philosophie, adjoint au maire de Toulouse délégué à l’instruction publique, a inauguré les nouveaux locaux de la Faculté des lettres. Le 10 décembre 2009 l’Université de Toulouse et la Ville de Toulouse lui ont rendu hommage à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance " suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Biographie Amis de Jaurès à Toulouse

    BIOGRAPHIE JEAN JAURES - Socialiste, pacifiste et grand orateur, il fut l'un des principaux fondateurs du Parti socialiste français, s'opposa à la Première Guerre mondiale et fut assassiné. BIOGRAPHIE – CHRONOLOGIE DE JEAN JAURÈS (1859-1914) Les dates à retenir 1859 3 septembre - Naissance de Jean Jaurès à Castres. 1876 Jaurès obtient une bourse pour préparer à Paris l’Ecole normale supérieure 1878 Reçu premier à l’Ecole normale supérieure : il découvre pendant trois ans la vie politique parlementaire et républicaine. 1881 Reçu troisième à l’agrégation de philosophie et se fait nommer à Albi 1883 Obtient un poste à la faculté des lettres de Toulouse 1885 18 octobre - Elu député du Tarn, le premier sur la liste républicaine départementale 1886 29 juin - Mariage à Albi avec Louise Bois 1887 21 janvier - Premier article dans La Dépêche de Toulouse. Il y collaborera jusqu’en 1914. 22 septembre - Candidat aux législatives dans la circonscription de Castres, il est battu et retrouve son poste à la faculté de lettres de Toulouse. 1890 Juillet - Elu conseiller municipal de Toulouse. Nommé adjoint à l’instruction publique 1891 Eté - Ayant achevé ses deux thèses, il rédige un texte de 130 pages sur «La Question sociale». 1892 Mars - Soutient ses deux thèses et devient docteur en philosophie. 1893 Elu le 22 janvier, député de Carmaux (Tarn), sur la lancée de la grève des mineurs, avec l’étiquette républicain socialiste et en acceptant le programme des guesdistes, il est réélu le 20 août aux élections générales qui marquent l’entrée de 41 socialistes à la Chambre. Devient un collaborateur régulier de La Petite République, journal socialiste et commence, pour cinq ans, une rubrique de critique littéraire (qu’il signe «Le Liseur») à La Dépêche 1895 7 mars - A l’occasion d’un débat sur le budget de l’armée, Jaurès s’exprime sur la nature guerrière du capitalisme : « Votre société violente et chaotique porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage. » 1896 Juillet - Création de la Verrerie ouvrière d’Albi. Il participe, pour la première fois, à un congrès de l’internationale socialiste (Londres ) ; il défend les positions socialistes 1897 Février/mars - Début de l’Affaire Dreyfus. Juillet - Discours sur les massacres d’Arménie Discours sur l’agriculture et les paysans 1898 22 janvier - Se déclare convaincu de l’innocence du Capitaine Dreyfus. 12 février - Dépose au procès Zola. 8 mai - Législatives : battu à Carmaux par le marquis de Solages, refuse, au deuxième tour, une circonscription sûre à Paris. Juin - Commence la rédaction de L’Histoire socialiste de la Révolution Française. 7 Juin - Meeting pour l’unité socialiste au Tivoli Vaux-Hall : échec. Août/septembre - Les Preuves (de l’innocence de Dreyfus) paraissent dans La Petite République 1899 22 juin - Constitution du gouvernement Waldeck-Rousseau de «défense républicaine». Jaurès approuve le socialiste Millerand d’y entrer. 3-8 décembre - Congrès socialiste de Japy. Echec de l’unité 1901 Mai - Constitution du Parti socialiste de France (Guesde et Vaillant), fin des espoirs d’unité. Juillet - Première communion de sa fille Madeleine : elle est utilisée contre lui. 1902 Mars - Constitution autour de Jaurès du Parti socialiste français. 27 avril - Jaurès est réélu à Carmaux ; il en restera le député jusqu’à sa mort. 1903 13 janvier - Est élu vice-président de la Chambre et anime la Délégation des Gauches pour le soutien du « Bloc ». Juillet - Prononce à Albi le célèbre « Discours à la jeunesse ». 1904 Janvier - Est battu par un radical, Paul Doumer, à la vice-présidence de la Chambre. 18 avril - Premier numéro de L’Humanité. Août - Congrès de l’internationale socialiste à Amsterdam : Jaurès accepte de renoncer à la participation ministérielle pour réaliser l’unité des socialistes. 1905 Mars - Ouverture de la première grave crise franco-allemande au Maroc. Jaurès s’oppose à la colonisation française. 23-26 avril - Les socialistes réalisent leur unité au congrès du Globe : naissance de la SFIO. Septembre - Début de l’alliance avec Vaillant. Octobre - Début de la collaboration à la Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur. Décembre - Vote de la loi de séparation des églises et de l’Etat, en partie son oeuvre. 1906 Jaurès se représente aux élections législatives. Sa « profession de foi » : « Vers la République sociale ». Il est réélu. 1907 Janvier - Article dans La Dépêche sur « Les suffragettes » et les droits des femmes. Juin - Jaurès intervient pour défendre les viticulteurs du Midi en révolte. Août - Au congrès SFIO de Nancy, puis au congrès de l’internationale à Stuttgart, il se bat pour imposer la priorité à la lutte contre la guerre et appelle, dans ce but, à la grève ouvrière. 1908 Octobre - Congrès de la SFIO à Toulouse : l’unité est renforcée, Jaurès devient leader Novembre - Discours de Jaurès contre la peine de mort 1909 22 juin - Mariage de sa fille, Madeleine. 14 octobre - Manifestation contre l’assassinat de Francesco Ferrer. 1910 Février - Discours au Congrès de la SFIO à Nîmes sur les retraites. Mars - Vote pour la loi sur les retraites ouvrières, critiquée par la CGT et par la moitié du groupe parlementaire socialiste. Octobre - Discours à la Chambre sur la question de l’enseignement et de la laïcité : l’éducation, un acte de foi en l’autonomie et en la raison. . 1911 Février - Dans l’Humanité du 19 février, Jaurès défend les services publics et propose une forte synthèse sur « services publics et classe ouvrière ». Avril - Publication de L’Armée nouvelle. Juillet / octobre - Tournée de conférences en Amérique latine. 1912 Juin - Dénonce le traité de protectorat sur le Maroc. 24/25 novembre - Domine le congrès extraordinaire de l’Internationale socialiste à Bâle. 1913 Mars/juin - Campagne de masse contre la « loi de trois ans » de service militaire au lieu de 2 ans. 13 mai - Jaurès rassemble à Berne des parlementaires allemands et français. 25 mai - Meeting du Pré-Saint-Gervais contre la « loi de trois ans ». Elle est votée en juillet. 1914 Avril/mai - Les élections législatives envoient pour la première fois 103 députés socialistes à la Chambre. 25 juin - Assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo. 14 juillet - Au Congrès SFIO de Paris, Jaurès fait adopter, pour empêcher l a guerre et soutenir la politique d’arbitrage, « la grève ouvrière simultanément et internationalement organisée ». 25 juillet - Discours de Vaise (près de Lyon). 29 juillet - Dernier discours au meeting qui suit la réunion du Bureau socialiste international à Bruxelles. 30 juillet - Article de Jaurès dans La Dépêche : « L’oscillation au bord de l’abîme ». 31 juillet - Dernier article de Jaurès, dans L’Humanité : Sang-froid nécessaire 31 juillet - Assassinat de Jaurès par Raoul Villain. 1919 29 mars - Acquittement de Raoul Villain 1920 30 Décembre - Eclatement du Parti socialiste au congrès de la SFIO à Tours 1924 23 novembre - Jaurès porté au Panthéon

  • Bourse du travail | AMISDEJAURESTOULOUSE

    12 - 19, Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Place Saint-Sernin. La Bourse du Travail Du temps de Jaurès à mai 68, Toulouse, une ville ouvrière La « maison des syndicats » se dresse à Toulouse, telle un défi, à proximité immédiate du chevet de l'insigne basilique Saint-Sernin et de son presbytère, sur l'emplacement d'un ancien couvent récupéré par la municipalité républicaine dans les années 1880. À cette époque, l’Église pouvait apparaître comme dispensatrice d'un « opium du peuple » favorisant la soumission des ouvriers à leurs patrons, qui à Toulouse, pour la plupart d'entre eux, menaient dans les rangs monarchistes ou boulangistes de vigoureuses campagnes contre le régime républicain. Les ouvriers anarchistes comme le tailleur Louis Tranier, le groupe anarchiste toulousain « Les Vengeurs », (1880-1900), les socialistes blanquistes, comme le typographe Charles de Fitte (1857-1892) avaient réclamé en vain aux maires républicains un local décent pour se regrouper. La municipalité radicale élue en 1888 et dirigée par le minotier (et génial caricaturiste) Camille Ournac, reçoit en 1890 un renfort de poids avec l'universitaire, actif journaliste, Jean Jaurès, nommé adjoint. Celui-ci, en marge de sa délégation aux affaires scolaires et universitaires noue des relations suivies avec un monde ouvrier en attente de reconnaissance. Il est même choisi pour arbitrer en 1891 une grève des tramways particulièrement violente. Les radicaux qui l'entourent acceptent alors d'appuyer sans réserve, mais non sans arrière-pensées électoralistes, la construction, en 1892, d'une Bourse du travail, inaugurée par le maire et ses adjoints Honoré Serres et Jean Jaurès. L'une des premières de France, elle accueille dès janvier 1893 le congrès national qui prépare la création de la CGT. L'efficacité de la Bourse de Toulouse pour le placement, l'assistance aux chômeurs, mais aussi l'éducation générale et technique donne une vive impulsion aux syndicats qui peuvent depuis leur siège soutenir des grèves concluantes. Des leaders de qualité, tel le gazier Marty-Rollan (1876-1936) émergent sur le plan national, et le soutien de la municipalité se renforce avec la prépondérance des socialistes, installés pour longtemps à partir de 1925. Les locaux se révèlent insuffisants. La municipalité Billières (1925-1935) décide de transformer le bâtiment, que l'architecte Jean Montariol dote d'une façade Arts déco dont la blancheur éclatante contraste avec les immeubles de brique attenants. La nouvelle citadelle ouvrière, réalisée par la coopérative ouvrière des Charpentiers Toulousains est décorée de ferronneries ouvragées et de médaillons mettant sobrement en scène les gestes du travail ouvrier dans leurs multiples variantes. La Bourse est inaugurée en juillet 1931. Toulouse accueille, en janvier 1936, la réunification d'une CGT déchirée depuis 1920, préludant ainsi à la victoire du Front populaire. La Bourse est un centre actif d'aide à l'Espagne républicaine dévastée par la guerre civile, puis prend en charge l'accueil des syndicalistes espagnols réfugiés. Elle arrive même à maintenir une activité syndicale notable sous le régime de Vichy et devient la plaque tournante de la résistance ouvrière autour de son secrétaire Julien Forgues (1888-1970). La proximité avec les facultés de Lettres et de Droit permet en 1968 de ménager des contacts entre un puissant mouvement gréviste et le bouillonnement utopiste des étudiants, évitant peut être à Toulouse, où les manifestations ont été mieux préparées, les graves incidents et l' incompréhension absolue qui, ailleurs et surtout à Paris, ont divisé le mouvement et entraîné son échec politique, passées d'importantes avancées sociales qu'on n'aurait garde d'oublier. La Bourse du Travail possède un buste de Jean Jaurès inauguré en 1922. Réalisé par le sculpteur G. Richard, dans l’atelier du céramiste de Launaguet François MOUDENC, ce buste fut inauguré le 18 mai 1924 (articles dans La Dépêche du Midi et Le Midi socialiste du 19 mai 1924), l’année de la panthéonisation de Jean Jaurès. suggestion de parcours Cliquez sur les icones pour atteindre les lieux du parcours Jaurès.

  • Bibliographie de base | Ades

    Jean Jaurès bibliographie de base Vous trouverez ici une bibliographie de base, que l'on doit à Gilles Candar. Elle donne les ouvrages essentiels pour connaître Jean Jaurès. Trois massifs : - Rémy Pech et Rémy Cazals (éd.), Jaurès – L’intégrale des articles de 1887 à 1914 publié dans La Dépêche, Toulouse, Privat et La Dépêche du Midi, 2009. - Œuvres de Jean Jaurès, sous la responsabilité de la Société d’études jaurésiennes, 17 tomes dont 16 parus, Paris, Fayard, 2000-2023. - Jean Jaurès, Rallumer tous les soleils, textes réunis et présentés par Jean-Pierre Rioux, Paris, Omnibus, 2006. Sept anthologies : - Jean Jaurès, Discours et conférences, choix et introduction de Thomas Hirsch, Flammarion, « Champs », 2011. - Ainsi nous parle Jean Jaurès, textes présentés par Marion Fontaine, Fayard, « Pluriel », 2014. - Jean Jaurès, « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Anthologie d’un inconnu célèbre, choix, introduction et annotation de Jean-Numa Ducange, Paris, Le livre de poche, « La lettre et la plume », 2014. - Jean Jaurès, De l’éducation, édition établie par Catherine Moulin, Madeleine Rebérioux, Gilles Candar, Guy Dreux et Christian Laval, Paris, « Points », 2012 [Syllepse, 2005]. - Vincent Duclert, Jaurès. La République, Toulouse, Privat, 2015. - Jean Jaurès, Portraits littéraires et artistiques, textes choisis et présentés par Gilles Candar et Guy Dreux, Pin-Balma, Sables, 2021. - Jean Jaurès, La République laïque, textes choisis et présentés par Gilles Candar, Paris, CNRS éditions, Biblis, 2022. Six biographies : - Gilles Candar et Vincent Duclert, Jean Jaurès, Paris, Fayard, 2014. - Rémy Cazals, Jean Jaurès. Combats pour l’humanité, Portet-sur-Garonne, Éditions midi-pyrénéennes, 2017. - Carole Delga, avec marie-Luce Nemo, Jean Jaurès. Les convictions et le courag, Toulouse, Privat, 2022. - Jacqueline Lalouette, Jean Jaurès. Apôtre de la patrie humaine, Paris, Garnier, 2012, « Ils ont fait la France ». - Madeleine Rebérioux, Jaurès : la parole et l’acte, Paris, Gallimard, « Deécouvertes », 1991. - Jean-Pierre Rioux, Jean Jaurès, Paris, Perrin, rééd. « Tempus », 2005. Treize études et colloques : - Maurice Andrieu, Jean Jaurès Citoyen adoptif de Toulouse, Toulouse, Privat, 1987. - Jean-Jacques Becker (dir.), Jaurès, pacifique et pacifiste ?, Castres, CNMJJ, 2015. - Alain Boscus et Rémy Cazals (dir.), Sur les pas de Jaurès, Toulouse, Privat, 2004. - Vincent Duclert (dir.), Jaurès et l’affaire Dreyfus, histoire d’un engagement, Castres, CMJJ, 2022. - Vincent Duclert (dir.), Jaurès contemporain, Toulouse, Privat, 2018. - Jean-Michel Ducomte, Quand Jaurès administrait Toulouse, Toulouse, Privat, 2009. - Camille Grousselas, Jean Jaurès. Oser l’idéal, Nancy, Arbre bleu éditions, 2020. - Jacqueline Lalouette, Jean Jaurès. L’assassinat, la gloire, le souvenir, Paris, Perrin, 2014. - Jacqueline Lalouette (dir.), Jaurès et le procès Villain, Castres, CNMJJ, 2021. - Rémy Pech, Jaurès paysan, Toulouse, Privat, 2009. - Rémy Pech, Frédéric Cépède, Gilles Candar, Alain Bergounioux, Toulouse 1908 : le congrès pour l’unité socialiste, Portet-sur-Garonne, Éditions midi-pyrénéennes, 2022. - Rémy Pech et Gilles Candar (dir.), Jean Jaurès ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023. - Jean-Pierre Rioux (dir.), Jaurès, enfant de Castres, Castres, CNMJJ, 2011.

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